Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 28 août 2010

Un p'tit bout du.... Chapitre premier

Hum, hum... voilà, j'ai trouvé ma fameuse clé, bien enfouie dans mon sac d'ordinateur portable. Hum, hum, voilà comment le tout a commencé...


Un jour je serai Quelqu'un, n'importe qui mais Quelqu'un

À quatorze ans j'eus ma première nuit d'insomnie.

Plus tard, bien plus tard, cette nuit serait suivie de plusieurs autres. Plus tard, j'emploierais mes journées à développer des stratégies pour dormir. Je ne calculerais plus le nombre de tisanes ou de lait chaud ingérés avec l'espoir de me vautrer dans le monde des rêves. Bien plus tard, je me convaincrais de fermer la télévision le soir, d'éloigner de moi toute forme d'excitants, la lecture, l'écriture à peu près tout quoi, pour tenter l'impossible, une simple nuit de sommeil. Je me mettrais à lire des revues repoussantes d'ennui ou à écouter de la musique reproduisant le bruit de l'eau. Malheureusement cette dernière m'accompagnerait plus souvent qu'autrement vers les toilettes plutôt que vers cette fuite tant espérée. Plus tard, beaucoup plus tard, j'éviterais l'alcool, le café, les exercices physiques après 19h00. Je passerais mes journées à rêver que je dors, enfin.

Mais peine perdue. Je me retrouverais trop souvent au milieu de la nuit à ruminer qu'à ce rythme, je finirais par perdre mon travail, qu'il me serait bien impossible de continuer ainsi encore longtemps. Ou je me persuaderais qu'en raison de ma trop grande fatigue j'allais certainement tuer un enfant en m'endormant (finalement !) au volant de ma voiture. Et puis je finirais par me rassurer en me disant "Pas grave, je n'irai pas travailler si je ne dors pas". Et le matin venu, les yeux cernés, l'estomac noué, la tête torturée, je me lèverais et j'irais au travail. Parce qu'il est bien impossible de ne jamais travailler lorsqu'on ne dort jamais, n'est-ce pas ?

Voilà, plus tard, je deviendrais fatiguée et folle.

Mais pour l'instant, je n'ai que quatorze ans, je ne sais rien de tout cela. Mais je sais que je ne dors pas. Et mon corps est envahi par l'angoisse de la mort semblant s'être éjectée de nulle part, comme les pires cauchemars. Cette nuit-là, je venais de réaliser qu'un jour, je mourrais. Comme ça, aussi bête que cela pouvait paraître. J'allais bel et bien mourir.

Pourtant, dans mon bien petit village, situé trop loin de la ville pour être le moindrement connu de qui que ce soit, dans ce village rempli de vieux à craquer, je côtoyais depuis toujours cette odieuse mort. Chaque hiver, plusieurs d'entre eux claquaient, considérant probablement avoir suffisamment lutté pour subsister. Et comment les en blâmer ? Personne véritablement ne désire survivre aux hivers québécois. Et qui plus est, survivre à l'hiver dans ce trou perdu ? Plutôt mourir ! 

Alors pourquoi cette nuit-là particulièrement, cette vérité depuis si longtemps connue de ma personne, venait-elle frapper à la porte de ma conscience? Comment soudainement,  mes murs de sécurité psychologiques pouvaient-ils s'écrouler ? Je ressentis un fort pincement au coeur à l'idée que nulle part, je n'étais à l'abri du danger. À tout moment, mon histoire risquait de se terminer. Ou je devrais dire adieu à ma mère, ma soeur, mon frère. Venu d'on ne sait où, le malheur pouvait frapper à ma porte et m'anéantir. Je ne sus jamais pourquoi je connus cette nuit-là cette terrible prise de conscience, mais cette nouvelle perspective de la fin de mon enveloppe terrestre - même si, je tentais de m'en convaincre, elle surgirait dans très longtemps, très très longtemps, quand moi aussi je serai une vieille qui craque de partout- fît naître en moi nombre de questionnements. Et disons-le, questionnements qui donneraient naissance, toute ma vie durant, à une famille nombreuse cherchant sans cesse à se reproduire.

Si tout doit se terminer ainsi, à quoi cela sert-il de vivre ? Et plus précisément, à quoi sert ma vie, à moi, la mienne, ma propre vie, vous comprenez ? C'est alors qu'une idée s'imposa à moi, sans plus attendre, comme pour calmer cette torture mentale qui me serrait le ventre. L'idée de devenir quelqu'un. Il me sembla dès lors absolument nécessaire de ne quitter ce monde sans auparavant être devenue importante, sans avoir suscité l'admiration, la jalousie et l'envie de quiconque et même de tous ! À partir de cette toute petite nuit, il m'était devenu péremptoire que l'on puisse encore parler de moi plusieurs années après ma mort. Je me devais à moi et à l'espèce humaine de devenir quelqu'un. En faisant quoi ? Hum... pas encore très clair tout ça, mais bon, probablement n'importe quoi, j'avais encore le temps de voir venir. L'important dans toute cette histoire était, à n'en pas douter, que je deviendrais, Quelqu'un.

.... (à suivre à la parution de mon livre... lorsque j'aurai le temps de l'écrire...)

J'attends votre avis...

Merci,

TS

mercredi 25 août 2010

Écrivain, MÔA ?

Bon, cet été, pour ceux qui le savent pas, j'ai fait du chalet. Et heureusement, c'est pas la seule chose que j'ai fait parce qu'à la longue, faire du chalet, c'est pas très très concret. Alors, cet été, au-delà du fait que j'ai écrit pour mon blogue de palpitantes, enlevantes et rocambolesques histoires de moule à gâteau et d'épicerie, et bien, je me suis pris pour un futur écrivain et j'ai commencé à écrire un livre.

Oui môsieur, oui môdame, môa, j'essaye d'écrire un livre. J'en ai même écrit cinq chapitres avant de recommencer à travailler et que je n'aie plus le temps de rien faire. Alors, comme vous êtes de vrais lecteurs assidus, j'ai eu l'idée de faire comme Vidéotron dans son club de lecture, vous faire lire les premières pages pour savoir si ça vous tente de lire le reste... parce que si 100 % d'entre vous me dites que c'est l'affaire la plus poche qu'ils ont jamais lu, ben... ben je vais l'écrire quand même pis lisez donc d'autre chose... Mais non, mais non, calmons-nous, si je publie ces quelques pages c'est tout de même pour avoir votre opinion.

Malheureusement, au moment d'écrire ces lignes, je cherche encore la clé USB sur laquelle j'ai ma dernière version. Je continue à la chercher, je pense qu'elle est à mon bureau, je vais voir ça demain.

Bon, je vous entend penser et dire que vous avez fait le suprême effort de cliquer sur mon adresse de blogue pour lire un autre de mes fabuleux articles et tout ce que vous trouvez c'est "Je trouve pô ma clé USB." Et vous devez vous dire : "Ben là côté intérêt, on repassera hein?" Ben c'est ça que je veux vous dire, vous repasserez... pour lire mon texte bientôt...

À plus,

TS

samedi 21 août 2010

Alice et le temps

Alice cherchait sans cesse un sens à sa vie,
Courant après sa vie sans bon sens.
Bon sang ! s'écria-t-elle. Que ce temps cesse d'avancer si c'est pour que je lui courre après dans tous les sens !
Et dans tous les sens du terme, le temps lui échappait.
Alors elle se remettait à courir de plus belle pour rattraper ce temps.
Ce temps lui manquait tant. Qu'était-il devenu après toutes ces années ?
Elle se souvenait du temps où elle avait grandi avec le temps.
Elle se souvenait avoir joué dans la cour du temps.
Elle croyait même fermement à l'époque s'en être fait un ami fidèle, un ami qui ne la quitterait jamais.
Parfois même, il était si présent que le temps finissait par l'ennuyer.
Mais sans savoir comment, sans savoir pourquoi, le temps avait espacé ses visites.
Avec les années, il lui avait peu à peu fait défaut.
Elle l'avait laissé filer comme file la vie, au fil des jours, des semaines qui passent.
Et maintenant, après toutes ces années, elle regrettait d'avoir perdu cet ami.
Et sa vie s'était écoulée le temps d'un soupir.
Et son temps était révolu.

mercredi 18 août 2010

Mettons

Mettons que vos meilleurs amis s'appellent Laura Ingalls et Horatio Caine et que vous trippez sur Diva de l'au-delà parce que tout le monde est donc ben fin là-dedans pis que son nouveau chum, y'é super cute ! ;

Mettons que vous l'écoutez trois fois dans la semaine juste pour revoir le beau gars;

Mettons que vous êtes assis dans le métro devant un super beau gars qui vous regarde et que la seule chose que vous êtes capable de penser c'est le gros qui sue à côté de moé, je sais pas si y'a un gros zizi...;

Mettons que vous êtes certain à être tout seul au monde à vous demander si les petits zizis des gros sont vraiment petits ou si y’en ont juste l’air comparé au reste ? (ayoye, politically incorrect, je sais);

Mettons que vous avez refusé d'aller à une soirée galante et ensuite vous avez dit non à une amie qui voulait aller au cinéma parce que vous préférez peser compulsivement toutes les 2 secondes, toute la soirée, sur le bouton du refresh pour savoir si vous avez eu un visiteur sur votre blogue ;

Mettons qu'un soir vous pensez offrir de payer chaque commentaire sur votre blogue pour avoir enfin du monde qui vous parle ;

Mettons que vous devez manger des légumes verts pour avoir du magnésium et que vous savez pas quoi faire avec vos zucchinis et vos concombres parce que vous savez pas si sont verts ou blancs ;

Mettons que vous êtes convaincu que la partie droite de votre cerveau passe son temps à se chicaner avec la partie gauche sans jamais vous demander votre avis ;

Mettons que tout le monde vous dit que vous pourriez laisser votre chat toute une fin de semaine tout seul mais que vous êtes pas capable de le laisser plus qu'une heure pis que la seule personne qui vous dit que vous êtes normal, elle est suivie en psychiatrie depuis 5 ans ;

Mettons que quand vous mangez ça fait un bzzzt bzzzt bzzzt qui résonne dans votre corps pis même que le bzzzt bzzzt bzzzt vous réveille la nuit mais que vous vous dites c'est tellement bizarre que si j'en parle à mon médecin la seule chose qu'elle va me répondre c'est que ben oui, y'a un médicament contre ça, ça s'appelle tzzzb tzzzb tzzzb;

Mettons tout ça là,

Ben mettons que je trouve que vous allez pas super ben.

samedi 14 août 2010

À la loupe

Journaliste : Travailleuse Sociale, selon vos dires, vous semblez avoir réalisé le plus grand fantasme de votre vie c'est à dire, la vie de Chalet. Quel bilan faites-vous de votre expérience ?

TS : Les meilleurs moments sont ceux où j'ai pu admirer les animaux. J'ai vu nombre d'oiseaux, beaucoup de pics bois, de chardonnerets, cardinal et même des geais bleus qui plongeaient littéralement dans l'eau. Au début, lorsque j'ai vu le premier geai bleu plongé, j'ai cru à un suicide. Et  il y en a eu un autre et puis un autre, alors j'ai paniqué croyant que je serais la seule au monde à voir un suicide collectif de geais bleus. Mais finalement, ils en ressortaient sains et saufs. C'est alors que ce qui aurait pu devenir mon pire cauchemar s'est transformé en moment le plus magique de mon été.

Journaliste : Dans votre dernier billet, vous expliquiez être devenue une sorte de machine à broyer les grains biologiques tellement vous mangez bien. Pensez-vous que ça va durer ? Parce que vous savez, les autres fois, l'arrêt du pepsi et tout, ça ne durait jamais bien longtemps.

TS: Bien, maintenant quand je vais courir, je sens la force du quinoa dans le mollet. Vous devriez me voir, de toute beauté, une vraie gazelle. Conjuguez avec l'entraînement en côtes que m'a permis ma vie de chalet, j'ai l'impression d'être une plume qui court sur un tapis volant. J'espère que ce nouveau bien-être sera une stimulation assez grande pour persévérer.

Journaliste : Ouin, on verra. Qui vivra verra comme certains disent. ... Enfin. Et qu'avez-vous fait d'autre dans votre Chalet ?

TS: J'ai lu, beaucoup lu. Mon grand plaisir était de lire presque jusqu'à épuisement de mon cerveau. M'enfuir de ma vie. Ne plus avoir d'horaire. Plus de préoccupations. Juste le temps qui passe.

Journaliste : Qu'avez-vous lu ?

TS : Maudit Karma, Vacances anglaises, L'échappée belle et aussi Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol.

Journaliste : Qu'avez-vous pensé de ce dernier livre ?

TS : Très bon. Les personnages très réalistes. Peut-être trop même. Je pouvais mettre le nom d'une personne de mon entourage sur chaque personnage. J'avais presque l'impression de lire ma vie. C'était étrange.

Journaliste : C'est tout ? Vous ne semblez pas avoir grand chose à dire sur votre bilan de Chalet ?

TS: Euh... vous devenez agressive. Minute. Je suis rendue lente après deux mois de vacances. Laissez-moi réfléchir. J'ai fait l'épicerie, de la marche en montagne, du vélo et je ne veux pas trop le dire, mais, j'ai écrit. Pour mon blogue et aussi, pour mon livre. Je me suis fait accroire que j'allais créer un vrai roman.

Journaliste : Tiens, enfin un peu de crunchie. De quoi parlera votre livre ? Que pensez-vous avoir à dire et sur quoi ?

TS : Ben c'est pas grand chose. C'est plutôt de l'autofiction. Vous savez, seuls les noms des personnages sont vrais. Les histoires ont été modifiées pour garder l'anonymat. J'avais l'impression de brasser plusieurs éléments de ma vie et ensuite d'écrire sur des choses qui auraient pu se passer. Ou encore la plupart du temps qui ne se passaient que dans ma tête.

Journaliste : Hum. Pas très clair tout ça. Et ça donne un résultat ?

TS: 75 pages de gribouillages. Quand je termine un chapitre j'ai l'impression que c'est très bon. Et puis je me relis et je commence à changer un passage et puis un autre. Et plus tard, je me relis et je trouve ça complètement poche, stupide, pas bon. Alors, je laisse tout de côté et je reprends beaucoup plus tard. Ça ne mène à présent qu'à mon propre plaisir d'écrire. J'essaie de ne pas me donner d'objectifs. Et puis, c'est un engagement à long terme qui occupe tellement de place dans la tête d'écrire un livre. Le même engagement que de monter un cours. Donc, je ne suis pas certaine que dans l'année, il me reste beaucoup de place pour ce type d'engagement. Alors je prends ça comme ça vient.

Journaliste : Dans vos chroniques d'été, vous avez fait une sorte de psychose concernant un ours. Vous en êtes où avec tout ça ?

TS: Psychose ! Les nerfs pompon... En tout cas, oui, je me suis retrouvée seule, dans le bois. Il y avait un chemin où je suis allée courir. Mais il n'y avait tellement personne que j'avais peur de rencontrer un ours. N'importe lequel. Ça aurait pu être Yogi  ça n'aurait rien changé à ma peur. En plus, il y avait de ces côtes... J'aurais jamais pu courir plus vite à cause des maudites côtes. J'étais exténuée juste à les descendre ! Mais il faut que je vous raconte. Un soir, je suis allée courir. Et ce soir-là, je n'avais enfin plus peur. À force de faire le même trajet sans qu'il ne se passe rien, j'avais trouvé la force de me rassurer moi-même. En revenant de ma course, je me suis assise dans ma balançoire pour admirer les castors qui travaillaient chaque jour dans mon étang. Ça aussi, voir maman et bébé castor travailler, c'était génial. Je les ai même vus un matin, tôt, faire leur toilette. La maman nettoyait bébé ! Wow ! Mais là n'est pas le propos de mon histoire. Je disais donc que j'étais assise dans la balançoire à admirer les castors et je vois soudain apparaître une sorte de chien errant sur mon terrain. Je suis restée là à le regarder s'approcher jusqu'à ce que je m'aperçoive que c'était un coyote ! Un coyote ! Après l'ours imaginaire et la souris réelle, un coyote ! C'était fini. Je ne suis plus jamais allée courir. J'ai été ravie de voir ça parce que j'étais près du chalet dans lequel je suis rentrée en courant. Mais mon côté pissou, qui n'était pas caché bien loin, est remonté à la surface.

Journaliste : C'est supposé être intéressant ? Bon. Parlons de sexe.

TS : Euh, je vois pas le rapport.

Journaliste : Nous voulons attirer un jeune lectorat avec cet article. Jusqu'à maintenant, il ne s'est pas passé grand chose dans votre été !

TS: ...

Journaliste : Je vous regarde là. Vous êtes pas si pire. Cependant l'image que vous donnez de vous est celle d'une grosse avec des immenses bourrelets et un nez gros comme une montagne...

TS : Faut pas vous gênez...

Journaliste : Si j'étais un homme, je vous prendrais là, sur le champ. Et puis, pas besoin d'être un homme, on pourrait quand même, juste un tout petit moment...

TS : Eh ! rien à voir avec mon histoire de chalet, vous-là ! Pis moi les femmes, beurk, ça m'intéresse pas. Pis je vous interdis de me poser des questions comme ça. C'est du délire ...

Journaliste : Bien, comme je suis dans votre tête, vous devez encore faire comme d'habitude. Imaginez des scénarios qui finissent toujours mal. Faut vous faire soigner. Peut-être un bon psychologue pour vous libérer de votre négativisme ?

TS : J'ai un meilleur remède. Je vais recommencer à travailler ! C'est ça. C'est fini les vacances et les histoires de chalet ! Ce dossier est clos.

Journaliste : Merci quand même de m'avoir accordé cette entrevue.

TS: C'est ça. Fout le camp de mon cerveau pétasse.


P.S. Hors d'ondes...

Journaliste : Ah oui. J'oubliais. Je voulais savoir.  Qu'avez-vous fait de la cloche à gâteau ?

TS: Rien. J'ai fait comme d'habitude. J'ai fui le problème. J'ai lu, j'ai écrit, j'ai fait de la bicyclette et puis, l'épicerie, j'ai écouté Super Écran et je n'ai plus pensé à la cloche à gâteau. Je vais peut-être le regretter un jour mais pour l'instant c'est comme ça. J'ai relayé la cloche à gâteau dans le coin le plus obscur de mon cerveau. Ça faisait trop mal d'y penser. C'était trop d'insécurité pour moi. Elle était là, elle me regardait chaque fois que j'ouvrais la porte de l'armoire, elle me criait de la prendre sur le champ...

Journaliste : Ok c'est beau là. Bye.

TS : Allez-vous en pas ! J'ai pas vu grand monde cet été. Pis j'ai comme besoin de compagnie. Même si c'est avec une nulle comme vous. C'est mieux que rien... Même si vous êtes dans mon cerveau.

Journaliste : Pathétique. Bye.

mercredi 11 août 2010

Bilan de chalet (partie 2)

Bon,étant revenue de mes émotions de souris, j'en reviens à mon petit bilan de chalet.

Tout d'abord, le silence. Pas le silence dont on se dit " Mais qu'il y a dont pas de bruit les dimanche matin en ville ! " Non, le grand silence. Le vrai silence. Celui où l'on entend rien de rien. Celui où, lorsqu'on entend un bruit, on doit savoir "C'EST QUOI ÇA ?" sinon on devient très inquiet. Un silence à endormir les vivants qui visitent les cimetières. Un silence qui fait comprendre ce que ça fait que d'être mort.

Mais avec ce silence, que je me disais, je vais bien finir par dormir ! Ben non tab... Me v'là encore réveillée à chaque nuit à 3h00 du matin au milieu des bois à me divertir du silence de la nuit. Alors, je n'ai fait ni une ni deux, j'ai décidé de convertir mon expérience chalet en véritable clinique du sommeil.

Mon médecin m'a d'ailleurs référé dans une telle clinique. J'étais contente de voir que quelqu'un allait finalement se préoccuper des mes problèmes de sommeil jusqu'au moment où j'ai appelé pour prendre rendez-vous. "Vous aurez rendez-vous dans environ un an" qu'elle m'a répondu. "UN AN ! Mais ma prescription de somnifères va être terminée ben avant un an ! " Et comme mon médecin est anti-pilule et que je ne reverrai pas la spécialiste qui m'a fait la prescription, je vais faire quoi moi pour dormir ? 

Vous voyez le style, paniquer avant que d'avoir des raisons de paniquer. Donc, il me fallait une solution et c'est pourquoi j'ai décidé de la trouver moi-même en plein coeur des bois.

Cause no. 1 de mes insomnies : On peut écarter le stress, l'anxiété. J'ai eu beau en chercher, je n'ai trouvé aucune raison pour faire de l'anxiété au chalet. J'ai essayé pourtant. J'ai beaucoup d'expérience dans le domaine. Mais bon, à part mon ours imaginaire que j'imaginais mal venir me visiter la nuit ou la souris qui était rigoureusement guettée par Chat, je n'ai rien trouvé.

Cause no. 2 : Mauvaise digestion. Je me réveille parce que je digère mal. Ben oui, ça doit être ça ! Je digère toujours mal ! J'ai des ballonnements, des coliques... bon ok ok j'arrête. Vous allez me dire que vous êtes entrain de déjeuner que vous voulez pas en entendre parler. Mais l'essentiel est que j'ai commencé un régime de restriction. D'abord, éliminé le lactose. Tiens ! La situation s'améliore ! Mais pas totalement. Ok d'abord. Enlève le café caféiné. Enlève le pepsi.

PAUSE. Ici j'aimerais une ovation debout de votre part et bien oui, j'ai arrêté le pepsi totalement. Et j'en ai même plus envie. S.V.P. OVATIONNEZ !!! OVATIONNEZ !!! Il ne sera pas dit que cet événement ne paraîtra pas dans les annales de l'histoire du Québec ! Alors OVATIONNEZ suffisamment fort pour que mon exploit puisse paraître dans les prochaines publications historiques. Merci. FIN DE PAUSE.

Donc enlève le pepsi. Ajoute des enzymes de digestion. Ajoute des antispasmodiques. Ajoute une petite tisane pour aider à sécréter la bile. Coupe le sucre...  Ah oui, ça ce ne fut pas le plus facile, couper le sucre. Une vraie junkie du glucose sous toutes ses formes. Fructose, glucose, lactose, aspartame et j'en passe !  Un midi alors que je pleurais devant le fait que M. Edwards devait faire tuer Julie, une charmante guenon, (on parle de la petite maison dans la prairie là!) j'ai compris que les effets de sevrage étaient pas mal plus difficiles que je l'aurais cru. Mais pas grave, je continue. Je dois dormir, je le veux, je le désire, je vais tout faire pour trouver la cause de ces maudites insomnies.

Hélas, encore à cette étape, malgré mes multiples efforts, j'avais toujours mes problèmes de digestion. Et puis, une idée. Saugrenue. Et pourquoi pas ? Au rang no. 1 des accusés des intolérances alimentaires, le blé et son gluten. Donc enlève le blé. Bon, ça été plus qu'une petite décision. Savez-vous dans quoi il y a du blé ? Ben il y en a dans tout ! Dans le pain, les céréales (même dans mon bon gruau du matin snif snif), dans les sauces, dans les vinaigrettes. Je me suis rendue au point où je ne savais plus quoi manger ! Des oeufs et de la salade ça va. De la viande et de la salade ! Ça aussi, c'est ok. Et finalement, ça a marché ! Finis les problèmes de digestion. Je suis une femme neuve ! Je marche dans la rue avec l'air fier de la femme qui n'a plus besoin de faire semblant qu'elle ne pète pas et n'a plus peur de sentir mauvais... Wow ! Je peux retourner travailler sans avoir peur des bruits sombres que faisaient mon gros ventre.

Mais le seul hic dans tout ça, c'est que je ne dors toujours pas. Et ça, bien merde, j'ai de la misère à le digérer.

Cause no. 3 : Euh...

vendredi 6 août 2010

Bilan de chalet (partie 1)

Et oui, nous y voilà. Il fallait bien que ça arrive un jour.

Vous m'imaginez probablement roulée en boule par terre me frappant la tête contre les divans d'avoir à quitter ce monde d'oisiveté, mais détrompez-vous, il n'en est rien. Non pas que je n'admire plus ce paradis terrestre mais même trop de bonheur, tout le temps, peut être lassant. Trop de bonheur c'est comme trop de café. Au début c'est délicieux mais quand on en boit trop c'est...

Mais ... qu'est-ce... mais ahhhhhhhhhh!!!!!!!! ahhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!

Chat vient d'apparaître devant moi avec une souris dans la gueule.

ahhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!

Les ours imaginaires et les souris pour moi, c'est pareil. Mon cerveau produit alors une hormone qui sécrète une sorte de terreur extrême et qui m'empêche de réfléchir normalement.

ahhhhhhhhhhh!!!!!!!!!

Plus tard, beaucoup plus tard, j'imaginerais les pensées de Chat à ce moment. "Mais je suis petit et la souris, infiniment petite et toi, bien toi, tu pourrais juste l'étouffer en la placant entre deux bourrelets... Et tu oses hurler à la mort ! Rien à comprendre. Qu'est-ce qui m'a donné une maitresse trouillarde comme ça? Qu'on me la remballe, je veux mieux que ça !"

Mais pour l'instant, je sors du chalet et accourre chez le mari de la propriétaire. Je me dis qu'avec sa capacité à terroriser tout le voisinage avec sa carabine, il pourra probablement faire quelque chose pour moi. C'est ça. La carabine, bonne idée, surtout qu'il n'oublie pas la carabine. Euh, non, souris dans gueule de chat, carabine pas bonne idée.

Malheureusement (ou heureusement ?), le diable n'était pas chez lui. Que pouvais-je faire ? Retourner chez moi en abandonnant Chat avec la souris ? Pas bon. Attendre trois jours que Chat ait mangé la souris, pour retourner au chalet? Et dormir dans le char ? Pas bon. Je n'ai pas le choix. Je dois affronter la situation par mes propres moyens.

J'ouvre la porte et met un pied dans le chalet. Lentement, de mon regard effrayé, je fais le tour des lieux. Rien, plus de Chat, pas de trace de souris. Alors trente minutes plus tard, je mets un deuxième pied dans le chalet. J'étais alors déterminée à me transformer en camp de concentration terrorisant pour souris terrorisée. Avant de descendre dans les affres de la cave, endroit approprié pour sévices corporels en tous genres, je m'emparai de tout ce qui pouvait constituer une arme de torture c'est à dire un journal et une bûche (hein ?). Profonde respiration. Je descends. Une marche et puis deux et voilà, une troisième. Je finis par arriver en bas et tout ce que je vois c'est Chat, couché tranquille dans un coin l'air de dire " T'as un problème ? " Plus de souris, plus rien.

Résultat ? Chu tannée !!!!!! Pu capable !!!! Je m'en retourne en ville !!!!!!!
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