Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

jeudi 30 juin 2011

Dédicace de mon livre

Aujourd'hui, zoo de Granby. Il paraît qu'il y a même une piscine à vague chauffée. C'est le pied !

Ben quoi ? Faut bien vivre... Restera le reste de ma vie pour écrire. Demain, sera le premier jour du reste de ma vie. Demain, c'est promis, j'écris.

Allez ! Bonne journée ! 

TS

mercredi 29 juin 2011

Quoi ? Vous avez dit un livre sur un livre ? Prologue

Ça y est, je suis en vacances. Après avoir couru pendant 10 mois sans trop pouvoir m'arrêter, j'ai devant moi deux mois de parfaite farniente. J'en suis à ma deuxième semaine. Voilà, que je m'étais dit, je vais reprendre mon projet d'écriture. C'est pas sérieux. Tu n'y as même pas touché pendant 10 mois. Si tu ne t'y remets pas, tu ne le feras jamais. Et je tergiverse à l'intérieur de moi. J'aime écrire mais en même temps, l'impression de continuer à travailler me hante. Écrire c'est comme mon travail. Le nez dans les livres, la ronde des réflexions dans ma tête, être assise pendant des heures... Besoin d'un break. Mais si tu ne commences pas, que je continue, tu n'y reviendras jamais. Et les pensées qui se bousculent. L'envie de lire, de flâner et même, je vous dis pas, même de laver mes fenêtres deviennent plus fortes.

Et mon négativisme ressort si facilement. Et pourquoi vouloir écrire, veux-tu bien te le dire ? L'idée de réaliser quelque chose ? Et qu'est-ce qu'on réalise en écrivant un livre ? Hein ? Si on écrit pas sur le cancer ou des sujets sociaux, est-ce qu'on devient vraiment utile à la planète ? En même temps, t'as déjà écrit 5 chapitres. Bon, vous me direz, c'est qu'une ébauche. Une ébauche d'histoire. Une ébauche de trame de fonds. Enfin, quelques trames de fonds qui parcourent le possible futur bouquin. Et tout de même, j'ai tendance à avoir de bonnes idées. Ça je me le reconnais ! Mais là, faut que je me pousse et que j'arrête de penser. Ne pas me demander où je vais ni pourquoi je veux y aller puisque de toute façon comment savoir pourquoi je vais à quelque part si je ne sais pas où je vais ?

Vous le devinerez, écrire et surtout, prendre la décision d'écrire, m'asseoir pour commencer à placer les premières phrases n'est pas un exercice facile. Je tergiverse encore et encore. Je décide de faire autre chose. Et puis je me demande si je dois abandonner ce blogue pour me consacrer entièrement à un projet. Peut-être que ce blogue m'empêche de mettre tous mes oeufs dans le même panier ? Que je m'éparpille et que finalement, je ne réalise rien.

Au fond de moi je sais bien que si je ne fais pas ce blogue, il existe un risque immense qu'il ne se passe rien côté écriture. Alors je continue et je cherche une idée pour conjuguer livre et blogue. Pour l'instant, les enquêtes de Cricri Duquesne sont terminées. Rien ne dit pourtant qu'elle ne reviendra pas, à l'automne par exemple. Je n'en sais rien. Je l'aime bien. Il y a tant de possibilités de questionnements humains sur lesquels elle peut s'épancher. Je la mets en sourdine pour quelques temps.

Et je cherche comment écrire mon blogue tout en économisant mes énergies pour l'écriture (LA VRAI ?). Et cette idée jaillit. Écrire sur le fait d'écrire. Pas d'efforts. Rien. Me baser sur les événements de ma journée, mes hauts, mes bas, mes idées, mes peurs, mon positivisme parfois, mon négativisme souvent. Ça fera peut-être quelque chose d'intéressant. Et puis, et puis, et bien, ça me donne un défi. Le fait de clamer ici que j'écris, je vais devoir faire ce que je dis... alors je pars....

Voici donc mon Livre sur mon livre. Je vous livrerai alors tous les secrets sur le processus d'écriture. Mais pas sur le contenu. Par peur, voilà. Tout à coup qu'il s'avèrerait qu'un auteur suédois s'approprie l'idée et en produise trois énormes volumes qui seront vendus partout à travers le monde ? Ma foi du bon Dieu, pour écrire de même, ils doivent pas avoir la tv en Suède. Et tout d'un coup, le même auteur, nourrit de mon négativisme, meurt avant même que de savoir son immense succès ? Alors sa mort empêchera mon ressentiment sur le vol de mon idée. Mieux vaut ne pas prendre de chance. Vous n'aurez rien du contenu. Juste du contenant. Une vrai démonstration Tupperware de l'écriture. Vous savez, tout le monde s'ennuit sauf la madame qui trippe sur ses Tupperware... On ouvrira pas les plats. On fera que regarder leur couleur, leur résistance, leur grandeur. C'est ça le processus. Bon, j'espère quand même que vous y trouverez un peu votre compte.

Ça y est maintenant, vous connaissez mon défi. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Revenez lire mon Livre sur mon livre bientôt. Et là, vous connaîtrez tout de ce fameux contenant. 

Promesse de TS.

jeudi 23 juin 2011

Et l'enquête sur l'hygiène du sexe dans tout ça ?

Voilà, encore un qui la lâchait. Encore un homme sur cette terre sur qui Cricri ne pouvait pas compter. Son rêve de rencontrer un prince italien s'était envolé avec la médiocrité de ce Richôrd. Rien de rien, c'était bel et bien fini les hommes pour Cricri. Elle ne voulait plus prendre ce risque d'être constamment rejetée sans aucune raison (apparente).

"Qu'est-ce qui cloche chez moi ?" se demandait-elle ? "Pourtant je suis belle, je suis une allumette. Je peux aussi être une belle allumeuse à mes heures. Je suis trop drôle pour eux ? Je les dépasse en intelligence ? C'est fini osti ! Je veux plus rien savoir, je vais rester en face de ma tv à rêver au vrai Horatio. Non, ça serait trop facile. Je vais plutôt m'éclater. Finies les relations émotionnelles. Je vais donner dans le porn, le hardcore. Je m'en vais cueillir des bats câlisse. Des gros, des petits, des moyens, des durs, des mous, on s'en fout. L'important, c'est de me taper des bats encore et encore. Je vais les encercler, je vais les triturer, les faire crier, les amoindrir... je vais en faire de la chaire à pâté pour mes chats, je vais chanter à tue-tête  ITS RAINING BATS ALLELUIA, ITS RAINING BATS HÉ  HÉ HÉ ! , je vais me les mettre dans toutes sortes d'endroits inusités comme... comme ... euh... comme dans ma bouche !  mais osti je vais m'amuser. En plus, le maudit sal, il m'empêche de faire mon enquête sur l'hygiène du sexe. Où je vais aller chercher l'information moi là asteure ? "

Pendant qu'elle rumine sur sa future obsession des bats, le téléphone sonne.

- Madame Cricri ? Ici Wynony à l'appareil. J'aimerais prendre rendez-vous s.v.p.

- C'est à quel sujet ? demande Cricri. Vous me dérangez dans mon rapport d'activités.

- Et bien, nous lisons le blogue que vous écrivez et nous pouvons vous aider.

- Et comment ? Vous ne savez pas que beaucoup de psy ont essayé auparavant ?

- Que s'est-il passé ?

- Ils sont tous devenus fous. De toute façon, cela ne vous regarde pas continue Cricri, de mauvaise humeur.

Qu'on puisse ainsi interrompre sa crise ne lui convient absolument pas.

- Je passerai cet après-midi et vous ferez un choix éclairé. À plus tard ! indique la voix avant de raccrocher.

La voix féminine a déjà disparue au creux de l'interphone. Elle devra se contenter d'attendre cette fameuse rencontre si elle veut en savoir plus.

Et c'est ainsi que 3 heures après ce mystérieux coup de téléphone, une femme dans la quarantaine, à l'allure ordinaire, cheveux bruns, yeux bruns, petite bédaine, se présente à son bureau.

- Je vous remercie de me rencontrer Madame Cricri.

Cricri lui indique un fauteuil. Wynony continue.

- Je suis une femme d'un certain âge et je fais partie d'un groupe qui peut vous aider à canaliser votre rage contre les hommes.

- En quoi cela consiste-t-il ?

- Voilà, vous savez qu'en ce moment sévit à Montréal de mystérieuses attaques de jeunes femmes et de femmes d'un certain âge.

- Oui, j'en ai vaguement entendu parler dans le journal de Montréal. Mais ils n'avaient pas de détails sur ces guerres de rue.

- Voilà, j'ai des détails, fit Wynony. Je fais partie d'un de ces gangs de rue qui se bat pour le respect. Je vais partie du gang des grandes bobettes et nous nous battons contre le gang des strings. Et nous voulons que vous fassiez partie de notre gang. Avec vos talents de détective, vous pourriez nous être utile.

- Pardon ? fait Cricri. Et en quoi attaquer des femmes en string m'aidera-t-il à canaliser mon ressentiment masculin ?

- Et bien, vous n'êtes pas sans ignorer que souvent, les hommes laissent tomber les femmes à grandes bobettes pour une plus jeune, en string. Alors, nous les punissons pour les méfaits que leur jeunesse occasionne chez les plus âgées comme nous. Et comme je vous indiquais également, nous avons besoin de vos talents de détective. Les jeunes s'en prennent aussi à nous, mais elles sont plus difficiles à localiser que les grandes bobettes.

- Je ne comprends rien, expliquez-moi.

- Voilà, les strings nous localisent en regardant nos cordes à linges. Il y a constamment des femmes qui se rendent vulnérables en étalant leurs bobettes sur la corde. Vous comprenez, ça n'est pas de leur faute. À notre âge, on s'en fout que n'importe qui admire nos sous-vêtements.

- Mais pourquoi vous ne faites pas la même chose ?

- Et bien, en voyez-vous souvent des strings sur la corde à linge ? Et bien la réponse est non. Elles sont très rapides, ingénieuses. Et nous devons rivaliser de stratégie pour pouvoir les localiser. C'est possible mais plus long. Il suffit de regarder dans leur dos, en haut de leur pantalon. Ces méchants strings dépassent très souvent de façon indécente.

- Et puis, que faites-vous à ces strings  quand vous les rencontrer ? Je vous avertie, je ne ferai rien d'illégal s'inquiète Cricri.

- Calmez-vous. Illégal, si peu, tente de rassurer Wynony. Nous leur faisons un weggie. Avec un string, ça fesse dans la craque comme on dit. Elles le méritent, seulement la semaine dernière, elles ont attaqué 3 femmes âgées dans la rue.

- Elles ont fait un weggie à des femmes âgées ?

- Mais non, simplement essayer de l'imaginer. Impossible de faire un weggie avec des grandes bobettes. Elles vous sont déjà remontées jusqu'en dessous des bras. Alors on a beau étiré, ça ne donne rien. Elles ont trouvé un moyen plus adapté à notre condition, disons.

- Allez, dites, vous me faites peur.

- Elles nous mettent un chaton dans les bobettes. Vous voyez c'est un scandale. De la véritable torture !


- Oui, pauvres chatons, je sais.

- Je parlais pour les dames âgées ! fuse Wynony. Enfin, peut-on compter sur votre contribution ?

- AH ! fit Cricri émerveillée. Mais ça explique tout ! Je n'ai peut-être pas fait d'enquête sur l'hygiène du sexe, mais je viens de comprendre un nouveau mystère.... En ce qui concerne votre offre... j'y penserai c'est certain. J'y penserai. Allez, je vous recontacte pour ma réponse.

Et c'est de cette façon que Cricri compris pourquoi, lorsqu'on se promène dans les ruelles de Montréal, il y a tout plein de femmes âgées qui veulent faire adopter des chatons...

Rien que moi, je vous dis pas, j'ai été attaqué cinq fois il y a deux semaines....





p.s. des foyers aimants et responsables sont recherchés pour le début de septembre. En ce qui concerne l'odeur, ne vous en faites pas, ils ont été nettoyés plusieurs fois depuis mon attaque...

TS


FIN

dimanche 12 juin 2011

C'est fini !

Ça y est se dit-elle encore, c'est la dernière fois ! Plus jamais on ne m'y reprendra. Plus jamais je ne rêverai d'une vie meilleure, de relation, de mariage au jardin botanique ! À quoi ça sert de toutes façons ? Je me fais toujours avoir ! 

Voilà l'état d'esprit dans lequel on retrouve notre Cricri après l'échec de la rencontre avec le prince italien. Bon, nous sommes un peu loin. Laissez-moi vous raconter ce qui s'est passé....

Après une tentative avortée de rejoindre son prince par téléphone, Cricri se met sur le mode attente et angoisse. À cette époque de haute technologie, elle déduit avec une quasi certitude que s'il n'a pas de boîte vocale, il est improbable que son futur prince ne possède pas d'afficheur ! Après tout, il vend des biscuits, il ne faut tout de même pas rater de client ! Et son pari tint. Et le lendemain, coup de téléphone du prince, discussion niaise et inconfortable sur des futilités telles que le jogging, le travail et soudain, une proposition de se rencontrer. Voilà, c'était tout de même l'objet de tout ce charabia de rencontre dans une épicerie.

- " Veux-tu qu'on prenne un café ou une bière ? "

- " Oui je le veux. " répond-elle, trouvant que ces mots sonnent merveilleusement à son oreille.

- " T'as-tu une idée de you tu voudrais yaller ?" demande-t-il avec son charmant accent italien.

- " Ben ouais " fit Cricri sur un ton faussement banal. Il n'était pas question qu'elle lui mentionne avoir passé des heures à chercher un bar ou un café, quelque chose de sympathique parmi des endroits qu'elle avait jadis visités, dont elle ne connaissait même plus le nom et pire encore, ne savait même plus s'ils existaient encore. Alors, le Barouf était la seule proposition décente qu'elle avait pu trouver dans ses recherches...

- " Je connais bien l'endroit " continue-t-elle avec l'air de connaître ce dont elle parlait  " et c'est parfait pour la discussion... "

- " D'accord, on se voit demain soir. Je t'appelle quand je termine mon travail, vers 7h00 et ensuite on se voit vers 9h00..." (Là là, les Français, faut comprendre qu'on met pas dans une conversation on se voit à 19h00 ! On se lève à 7h00 (du matin) et on soupe à 7h00 (le soir) pis on se mélange pas dans les heures pan toute... Voyons Cricri, ne te choque pas contre les Français, ils n'ont rien à voir avec ton Italien crétin... ).

Le lendemain soir, bien lavée, bien maquillée, bien coiffée, Cricri s'installe confortablement devant son téléviseur ne quittant toutefois pas des yeux son téléphone. Il doit sonner à 7h00. Ensuite, rencontre fatale. Ça passe ou ça casse ! Elle déteste cette fébrilité. Elle n'arrive même pas à comprendre le sens des paroles d'Horatio, c'est tout dire du stress qui l'envahit en cet instant.

7h00 arrive et rien ne se passe.

Bon, ça ne veut rien dire, il est encore tôt.

7h30 passe.

Enfin, faut pas dramatiser. Il peut avoir été retenu au travail un peu plus longtemps. Trente minutes de retard ça n'est pas la fin du monde. Oui mais il a un cellulaire... Mais pour trente minutes, on ne peut pas s'en faire autant voyons donc.

8h00 sonne à l'horloge et toujours pas au téléphone.

Ça y est. Je me fais poser un lapin. Je le sens. Ça ne serait pas la première fois.

8h30 et toujours rien.

Bon ben je vais aller jouer au scrabble sur l'ordinateur toute bien habillée, toute bien maquillée... Allez tous vous faire foutre. Gang de mongols...  

8h50 Dring... dring... dring...

Tiens, ma soeur a encore besoin d'argent ?

Elle décroche. Une voix nasillarde retentit au bout du fil.

- " Salut c'est Richôrd ".

 Richôrd comme dans Richard avec une voix de cheval ?

Elle ne dit mot. Le charme italien est rompu.

- " Je m'excuse, je viens de finir de travailler. "

- " Ok." Oui, pis ton cellulaire a manqué de batterie pendant deux heures ? pense-t-elle sans oser lui cracher son venim à l'écouteur.

- " Veux-tu toujours qu'on se voit ? "

Ben non, j'ai l'habitude de mettre ma push up bra pour regarder la tv...

- " Qu'est-ce que t'en penses ? " répond-elle en bonne détective humaine qu'elle est... technique de reflet miroir pour sonder le suspect.

- " Je suis fatigué. Ça te dérange-tu qu'on remette ça la semaine prochaine ? J'm'excuse hein. T'aurais pu faire autre chose à soir. "

Ben oui, toé. J'aurais pu écouter la tv ben calme au lieu de l'écouter énervée.

- " Tu me rappelles quand t'as le goût !" j'ai un crisse de bon répondeur qui peut prendre autant de messages qu'on a le goût d'en laisser.

" Bon ben à bientôt, tourlou ! "

- " Salut ! " pis fuck you à toi pis à toute ta famille qui a laissé passer un fêlé comme toé à travers les mailles du filet qui aurait du retenir la mauvaise graine...

Vous tous qui venez de lire ce bout d'histoire de Cricri, vous pensez connaître le sens du mot dépit. Et bien non. Vous êtes probablement très loin du sens que donne Cricri à ce mot. Revenez vite pour faire cette nouvelle découverte qui changera certainement votre vie...

À bientôt,

TS.

p.s. je sais je ne suis pas très vite sur l'écriture de mes textes, mais je n'abandonne pas. Alors courage, continuez de venir me lire. Mes vacances commencent bientôt alors j'aurai le temps et l'énergie qui l'accompagne...

dimanche 5 juin 2011

Quelle histoire !

Mon dieu, mon dieu ! Cricri ne va vraiment pas bien. Je l'ai eu au téléphone hier soir... D'après ce que j'ai compris, son histoire de prince italien a mal tourné... Elle est complètement désabusée, totalement cynique. Rien ne va plus... Je tente de l'aider et je vous raconte bientôt.


TS
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