Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

samedi 9 janvier 2010

Nouvelles critiques artistiques !

Travailleuse sociale se lance dans la critique artistique !

Vous n'avez qu'à cliquer sur le lien suivant :

http://www.coteblogue.ca/articles/lars-von-trier-lantichrist/

Pensées impures

Par un glacial matin de décembre, je vis les pompiers débarquer chez moi. Peur panique. Au feu, au feu ! Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux? Mais où est passée la grande échelle? Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux. Pas de panique il nous les faut. Vite, sauve la sacoche ! Sauve le chat ! Du calme, du calme, respire ! Le chat est mort il y a six mois. Le temps de reprendre un peu mes esprits avant de réaliser que les pompiers sont désormais premiers répondants à Montréal pour les premiers soins. Ils sont plus vite que les ambulanciers et nos chances de survie sont par conséquent augmentées. Je trouve ça ingénieux comme idée, mais moi, tout ce que j’arrive à penser c’est « Wow, les pompiers ! » De quoi espérer tomber malade subitement. « Sauvez-moi, prenez-moi, faites-moi mal, donnez-moi le bouche à bouche, mais surtout, déshabillez-vous !»

Finalement, ils sont venus chercher la vieille dame de 78 ans, en haut de chez moi, vous savez celle qui marche en pantoufles à talons hauts toute la nuit et qui fait jouer sa télé tellement fort que j’ai de la difficulté à m’entendre penser. Du coup, une idée me vint, vive et puissante comme l’éclair, « Ouais, c’est peut-être son dernier voyage celle-là. » J’eus alors un peu honte de souhaiter ainsi sa fin alors je me suis vite répondue à moi-même : « Ben quoi, elle va peut-être atterrir dans un centre d’accueil ! ». Et bien, je vous le donne dans le mille, 3 jours plus tard, elle était morte.

M’étais-je découvert un don de voyance ? J’eus soudain peur de mes nouveaux talents. Je pouvais lire l’avenir dans les lignes de mes émotions. J’espérais qu’il n’en était rien parce que constamment je lutte contre ma peur de mourir, de grossir ou de tomber à pleine face devant ma classe ! Finalement, quelques jours plus tard, je découvris que je n’avais aucun don. Il y a plus d’une semaine que mon propriétaire fait des rénovations dans le logement d’à côté, j’ai beau souhaité qu’il crève d’une crise cardiaque, il ne se passe absolument rien. Il continue encore et encore et encore à me marteler la tête, sans cesse et sans pitié, avec ses coups de marteau et faire vibrer mes nerfs avec sa drill. Imaginez, du bruit dans un logement vide, y’a de quoi virer fou.

Malheureusement pour mon proprio, le locataire d’à côté n’est pas mort. Il est parti sans crier gare, et surtout, sans payer son loyer, pendant des mois. Je le sais parce que j’ai vu plusieurs lettres de mon proprio collées à sa porte, lettres qu’il prenait soin de ne jamais ouvrir. Les mauvaises langues vous diront qu’il n’a pas pour autant oublié de payer sa marijuana, mais bon, qui suis-je pour juger mes voisins ? Effectivement, il n’appartient pas à moi de le crucifier sur la place publique virtuelle parce qu’en huit ans, il n’a jamais rien nettoyé dans son quatre et demi. Il n’a jamais non plus ouvert ses stores verticaux ni même ses fenêtres ! De plus, nous entamions ensemble, puisque nous partagions le même balcon, le troisième hiver de crottes d’oiseau dans sa porte patio ! Mais non, je ne juge pas ça moi des crottés qui vivent dans leur saleté sans jamais se soucier de la santé d’honorables gens comme moi et comme la vieille d’en bas, qui a toujours le nez dans sa fenêtre à épier le moindre de nos mouvements. En tant que travailleuse sociale, j’ai appris à accepter les personnes telles qu’elles sont. Avec leur manque de savoir vivre et leurs habitudes débiles !

Bon, il faut dire que ce cochon de voisin avait de grandes qualités. Malgré son insalubrité, il ne faisait jamais de bruit. Et puis, comme ses stores étaient constamment fermés, j’avais le balcon à moi toute seule et surtout personne pour fouiner constamment dans ma porte patio. Je pouvais également utiliser sa corde à linge, en plus de la mienne, sans lui demander la permission, puisqu’il ne regardait jamais à l’extérieur. Ça ne sentait pas non plus ses poubelles, puisqu’il n’en jetait jamais. Le voisin idéal quoi !

Avec son comportement asocial, les premières années, je me suis imaginée des scénarios dignes des films de Lars Von Trier. Il avait alors transformé son quatre et demi en serre et cultivait de la marijuana destinée aux Mexicains. Autosuffisant grâce à ce commerce, il se coupait du reste du monde en se terrant dans sa serre, et par conséquent, à l’intérieur de lui-même. C’est ainsi que des idées d’automutilation surgissaient de son esprit, jusqu'à ce qu’un jour sombre, il se coupe le clitoris en gros plan sur grand écran !

(Non mais, une serre de mari ! Ce devait être pour ça que j’avais tout le temps des chaleurs. Rien à voir avec les hormones ! Shit ! C’est-tu le temps d’appeler les pompiers ? Venez messieurs éteindre le feu qui brule en moi. Arrosez-moi, faites aller votre chose, faites gicler votre hose, mais de grâce, déshabillez-vous !)

Mais bon, comme sa mère le visitait très régulièrement, je me ravisai. Une mère ne laisse pas son garçon de 25 ans, se couper le clito ainsi, sans anesthésie.

Alors, ce devait être un terroriste qui cachait ses bombes, destinées aux Mexicains, derrière ses portes closes. Là aussi, une amie m’expliqua que ces derniers ne font rien pour attirer l’attention. Ils tentent de se fondre dans la masse. Alors les volets clos, rien de tel pour susciter la curiosité des voisins. J’optai plutôt pour la maladie mentale sévère et irréversible. J’oubliai totalement le scénario selon lequel fumer autant de marijuana rend dépressif et totalement paranoïaque.

Comme quoi, quand vous êtes dans la merde, ne comptez pas sur vos voisins pour vous aider ! Appelez plutôt les pompiers !

samedi 2 janvier 2010

Petit guide des résolutions 2010

Lorsque la nouvelle année frappe à votre porte, prenez-vous des résolutions ? Et si tel est le cas, croyez-vous possible de réussir à les maintenir plus de 3 jours ? Comme toute personne désirant atteindre la perfection, je l’avoue, j'ai déjà pris des résolutions. Et comme je suis humaine avant tout,  je ne les respecte presque jamais. Et aujourd’hui, que le sage en vous, cher lecteur, me le permette, je tenterai de vous aider à comprendre pourquoi vos résolutions ne sont pas maintenues et à vous guider vers une meilleure prise de décision.

Mon premier constat est qu’une résolution sous-entend constamment : « Il faudrait que… »
  • Il faudrait que je perde 20 livres en 2010.
  • Il faudrait que je mange mieux.
  • Il faudrait que j’arrête de boire.
  • Il faudrait que j’arrête de fumer.
  • Il faudrait que je sois plus gentille avec ma voisine.
  • Il faudrait que j’arrête de ne plus retourner mes appels en espérant que la personne finira par m’oublier.
  • Il faudrait que je me mette à cuisiner.
Mais ce « Il faudrait que » sous-entend malheureusement que c’est une corvée ou bien que vous avez déjà essayé, mais peine perdu, c’est bien trop difficile. C’est ainsi que je pose le constat, que dans ces conditions, les résolutions sont vouées à l’échec !

Je vous propose donc ici un petit guide pour faire en sorte que vos résolutions soient maintenues tout au long de l’année qui vient. Avant de commencer, j’aimerais indiquer que je ne suis pas un gourou. Bien que j’en aie l’étoffe, assurément, je ne tenterai pas ici de me définir comme modèle. Mon but est plutôt de vous donner les outils nécessaires afin que vous puissiez vous-mêmes définir ce qui fera une bonne résolution dans votre prochaine année et vous guider dans le maintien de celle-ci.

Premier pas, choisissez une ou des résolutions pour 2010. Si vous êtes fragile et n’avez jamais vraiment eu de succès dans les années passées, je vous conseille de n’en prendre qu’une seule, tout ceci dans le but de ne pas vous décourager. Il est également possible que vous vous croyiez capable d’en relever plusieurs. Ici aussi, croyez-en ma sagesse, ne vous surestimez pas. Le québécois moyen fait, plus souvent qu’autrement, une bien piètre évaluation de ses capacités ceci ayant comme résultat qu’il s’évalue constamment meilleur qu’il ne l’est. En d’autres termes, vous risquez de confondre l’opinion que vous avez de vous-mêmes avec ce que vous voudriez être en réalité.

Une fois votre résolution choisie, tentez de comprendre les raisons pour lesquelles vous voulez atteindre cet objectif ? Par exemple, vous désirez diminuer vos heures d’écoute de télévision. Votre vie est-elle si vide que vous devez la combler avec des amis imaginaires ? Est-ce parce que votre derrière est devenu trop large pour votre chaise à force de rester des heures assis ? Est-ce  parce que, en public, vous ne trouvez jamais d’autres sujets que CSI pour sociabiliser et que vous avez honte du loser que vous êtes devenu ?

Ainsi, vous voyez que selon la ou les raisons, vous pouvez mieux comprendre votre objectif, et par la suite, décider de le garder, de le modifier ou de le changer. Dans l’exemple qui nous préoccupe, admettons que les raisons sont : Vous n’avez pas de vie, vous êtes ennuyant à côtoyer, vous avez un gros derrière, bref, vous êtes un loser. Vous décidez donc de maintenir votre objectif, sachant que le fait de faire d’autres activités et de vous créer un cercle social fera de vous un moins grand perdant.

C’est ici que nous parlons de mettre en place les conditions gagnantes . En comprenant ces raisons, vous pourrez prédire votre réaction lorsque viendra le temps de fermer le téléviseur. Vous serez face à vous-mêmes. La panique pourra s'emparer de votre être puisque votre véritable personnalité se révélera à vous. Attention, ne cédez pas à la tentation. À ce moment, lorsque vous constaterez que votre vie ne vaut pas vraiment la peine d’être vécue parce que personne réellement ne s’intéresse à vous, vous serez soumis à une envie irrémédiable d’allumer le téléviseur, histoire d’oublier qui vous êtes (ou qui vous n’êtes pas). Dites-vous que la télévision dans cette situation, fait œuvre de drogue et qu’il vous faut faire face à votre vide existentiel avant de pouvoir le combler par quelque chose de plus intéressant.

Pour ne pas trop paniquer, je vous conseille ici de réduire graduellement vos heures de télévision. Par exemple, vous fermez le téléviseur 15 minutes avant la fin de l’épisode de CSI. Ainsi, vous aurez le loisir de vous questionner sur l’identité véritable du tueur, le scénario faisant naître en vous, un peu de substance. Vous pouvez également écouter Miss Météo. Ce type d’émission agressive et débordante de scènes d’horreur représente un excellent laxatif télévisuel et peut vous aider à vous en faire passer l’envie.

Au fur et à mesure que vous diminuerez vos heures de télévision, ne restez pas assis sur votre chaise. Faites des activités, même si vous n’en avez pas le goût. Au début, vous les trouverez ennuyantes, tout ça parce que votre réelle préoccupation se situe ailleurs. Mais soyez patient, un jour, vos nouvelles activités vous paraîtront plus brillantes qu'aujourd’hui alors que vous êtes en sevrage d’une véritable drogue. N’ayez crainte, dans quelques années, vous aurez plus de plaisir à tamponner vos cartes de bingo qu’à baver devant Sophie Marceau.

Finalement, faites en sorte que votre objectif soit mesurable, réaliste mais représentant tout de même un défi, et précis dans le temps.

a. Mesurable. Comment peut-on mesurer notre objectif ? Dans l’exemple qui nous intéresse, fixez-vous un résultat concret à atteindre. Vous écoutez 35 heures de télévision par semaine ? Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un travail. Indiquez-vous un taux de réussite à 2 heures par soir ou un maximum de 10 heures par semaine.

b. Réaliste mais tout de même un défi. Prenons un autre exemple. Vous prenez comme résolution de manger du macaroni en 2010. C’est un exemple réaliste mais vraiment pas un défi. De plus, cela ne vous rend pas du tout intéressant. Ne vous surprenez pas par la suite de ne pas avoir d’amis si vous vous fixez des objectifs aussi ennuyants. Vous pourriez également ajouter : du macaroni avec des légumes. Bon, c’est un peu plus stimulant comme objectif à atteindre, mais cela ne fait pas encore de vous une personne intéressante. Un objectif réaliste, stimulant et représentant un réel défi serait davantage de manger des légumes une fois par jour. Ainsi, les fibres nettoieront votre corps, vous aurez moins de chances de développer un cancer des intestins et vous aurez multitudes de sujets à discuter : les différentes recettes, les différents légumes, le cancer des intestins. Alouette !

c. Précis dans le temps. C’est certain, si vous prenez une résolution pour 2010, il faudrait bien que vous puissiez l’atteindre dans l’année en cours, sinon, à quoi cela sert-il, voulez-vous bien me dire, de prendre une résolution ?

Voilà, j’espère que tout cela vous aidera à prendre les bonnes résolutions en 2010. Je suis fière d’avoir mis tout mon talent de travailleuse sociale afin de vous supporter dans une des décisions les plus difficiles à prendre en ce nouvel an !

Maintenant, j’aimerais que vous m’indiquiez :

1. Votre ou vos résolution(s) pour 2010.

2. Les raisons qui sous-tendent votre ou vos résolution(s)

3. Les conditions gagnantes que vous mettrez en place.


Bonne et heureuse année 2010 !!!

vendredi 1 janvier 2010

Naissance d'un nouvel écrivain sur le web !

J'ai un ami qui a 11 ans et qui écrit de très belles histoires. Je vous invite tous et toutes, amoureux de la lecture, à consulter son nouveau site web à l'adresse suivante :

www.everyoneweb.fr/histoirespourenfants

Il est impossible de lui écrire directement à partir de son site. Mais si vous voulez lui faire parvenir des commentaires, je me ferai un plaisir de les lui transmettre.

Bonne lecture !

TS

samedi 26 décembre 2009

Joyeux Soleil !

Hier, 25 décembre, c'était noël. Joyeux noël par ci, joyeux noël par là... Après ces multiples souhaits enthousiastes de mes amies et connaissances, je me suis levée avec la sensation que la vie devrait avoir un petit "je ne sais quoi" de différent. Pourtant, il n'en était rien. Et puis, je me suis demandée si moi aussi, je devais suivre les clameurs enflammées des blogueurs et vous souhaiter un très joyeux noël. Après tout, vous qui me suivez hebdomadairement dans mes histoires, le méritez bien.

Cependant, avant de vous faire mes voeux les plus sincères, j'aurais aimé savoir au juste, qu'est-ce que je vous souhaite lorsque de ma bouche sortent ces mots pompeux : "Joyeux noël !". Honnêtement, je ne le sais pas. L'ai-je déjà su ? Enfin, je ne le sais plus.

J'ai souvenir de mes noëls d'antan avec le téléphone attendu (et craint) de mes amies, le lendemain du réveillon, me décrivant leurs cadeaux sublimes :

" J'ai eu un bracelet en or, une montre en or, une chaîne avec un camée, une couverture en laine et une catalogne, le dernier disque de Ginette Reno, des pantalons en jeans avec un chandail en tricot croisé, une paire de patins, une veste de velours grise, des bottes de printemps, le coffre pour mettre des bijoux que l'on voit dans la vitrine du 5-10-15, ah oui ! j'oubliais, une bague en argent, des souliers en suède et un chien. Pis toi, t'as eu quoi ? "

"Euh, moi ? Ben, j'ai eu un gros toutou rose et blanc. "

"Ah ben, c'est super. Celui qui était dans la vitrine de chez People ? "

"Oui, chez People (tsé, le magasin des pauvres où ta mère va jamais). Il y en avait un mauve et un vert aussi. Elle a préféré le rose. "

"C'est ça que t'avais demandé ? "

(Ben oui chose, je me pouvais pu d'avoir c'te gros caniche rose avec le dessus de la tête blanc pis rien d'autre. De toute façon, moi les cadeaux j'aime pas ça. À 10 ans, je dénonce déjà le capitalisme sauvage de notre société !)

"Euh, ouin. On va tu jouer dehors?"

Je tentais de détourner la conversation même si je savais que le thème des cadeaux reviendrait souvent dans la prochaine semaine. Cette journée était une misérable corvée à traverser. Mais elle n'était pas la pire. Plus tard, il me faudrait retourner à l'école et recommencer le même scénario, plusieurs fois, à l'infini même, il me semblait.

Ma mère ne possédait ni l'argent, ni le goût pour nous offrir des cadeaux. Pourtant, moi je me forçais pour lui acheter quelque chose de vraiment très intéressant. Je me souviens d'avoir amassé 20 dollars pour une lampe décorée du Gros minet de Twitty. Quel luxe ! Quelle joie sur son visage ! Ce que j'aurais donné pour lire cette joie sur le mien la nuit de noël !

Malgré mes souvenirs, Noël avec des enfants, c'est tout de même féérique. Les voir s'éblouir devant le sapin, les décorations, les lumières, et le summum !, lorsque les cadeaux apparaissent sous l'arbre ! Surtout lorsqu'ils sont petits, ils sont vraiment adorables à regarder. Et puis, côté cadeaux, ça ne pose pas trop de difficultés. À deux ans, on peut leur mettre un bas sal dans une boîte toute colorée, ils s'amusent des heures avec l'emballage ! Même plus vieux, mon neveu à sept ans, m'avait demandé un crayon pointeur rouge que l'on pouvait retrouver à 1.00 $ chez Dollarama ! À cet âge, ils ne sont pas encore à l'âge de la consommation. Ils ne sont que des consommateurs en devenir. Et puis, un jour, à force de se faire parler de cadeaux, ils changent et deviennent des mini-ogres assoiffés de sang d'adultes. Ils ne veulent plus n'importe quoi. Les souliers derniers cris à 125.00 $, les pantalons, la chemise griffée. À chaque année, je ne sais plus où donner de la tête. Alors je demande conseil à Altesse Royale.

" Ben, tu leur achètes quoi toi ?"

" La super X BOX de luxe no. 463542 à 500.00 $ ".

" Ah, bon. Tu leur fais un cadeau familial ?"

 " Non, non. C'est un des cadeaux de ma fille (de 10 ans)".

" Coup donc, tu fais-tu des extras avec tes ménages?"

" Franchement niaiseuse".

" Ouin, penses-tu que si je leur achète des tuques pis des mitaines qu'ils vont aimer ça ? "

"  Ils vont sûrement s'en rappeler longtemps ! "

Maintenant, la détresse s'affiche sur mon visage parce qu'il est à peu près impossible de leur faire plaisir. Alors je leur donne de l'argent. " Ah ! Merci matante pour ton 50 piastres. Je vais le mettre de côté pour m'acheter le portable à 3000 $ que je veux depuis un boutte ! " Désormais, je réalise que ce 50 $ possédant de la valeur à mes yeux, fait figure de gros caniche rose !

Mais Noël peut-il être plus que la fête des cadeaux ? Comme la célébration de la naissance du petit Jésus ?  Si cela est, je me sentirais un peu hypocrite de le fêter chaque année alors que le reste de l'année, je ne m'en préoccupe jamais. Je ne lui parle plus. Je ne m'informe jamais de son état. Rien. De plus, quatre mois plus tard, il faut toujours aller à ses funérailles. Dans le genre évolution de la pensée humaine, il me semble que l'on pourrait faire mieux.

Si Jésus sonne faux, on peut se rabattre sur l'histoire des indiens qui fêtaient à cette époque de l'année, le Dieu Soleil. Est-ce mon côté Thomas, mais je vois davantage un impact du soleil sur nos vies que celui de Jésus. Le soleil nous offre de la vitamine C, il fait pousser nos légumes qui préviendront les risques de cancer des intestins, il réchauffe nos vies, il apporte de la joie à nos vacances. D'accord, il n'est pas toujours très fidèle. On le maudit souvent pour son absence et comme bien des québécois, il préfère les mers du sud à nos hivers glacials. Le soleil se conduit comme un mauvais amant; nous passons beaucoup de temps à l'attendre avec le coeur rempli d'espoirs qui se transforment bien souvent en de froides déceptions. Cependant, lorsqu'il nous rejoint, un jour, l'espace d'un moment, notre plaisir est décuplé d'obtenir quelque chose que l'on désespérait tant !

Alors moi, depuis quelques années, ce que j'aime de noël, c'est le 26 décembre. Quand tout est terminé. Vous en faites ce que vous voulez, mais je préfère désormais célébrer la fin de ce calvaire et me ranger du côté des indiens. Je tourne la page et j'y inscris:

" Aujourd'hui, 26 décembre, Joyeux Soleil ! "

samedi 19 décembre 2009

Solide, je suis.

Solide, je suis. Toujours vous pouvez compter sur moi. Stable, fidèle, serviable, que dis-je, servile, jamais je ne vous fais défaut. Peu m'importe mon apparence, peu vous importe mon état, vous savez que vous pourrez toujours vous fier sur moi.

Dans le but inespéréré que vous remarquiez ma présence, je réchauffe votre vie lorsque vous sentez le froid s'imprégner dans votre être. J'adoucis vos soirées lorsque la solitude envahie votre esprit. Ce bien-être je vous le procure avec joie, espérant chaque fois un nouveau départ vers un futur plus serein.

Laissez-vous aller paisiblement tout contre moi. Appréciez les fibres de mon être rendant mon corps si soyeux. Aimez-moi, cajolez-moi, rendez-moi cet amour que je vous porte depuis si longtemps. De vous, je n'attends qu'un simple geste d'appréciation, de reconnaissance me prouvant l'utilité de mon existence.

Hélas, mes efforts ne semblent jamais suffisant pour mettre un peu de baume sur vos souffrances.  Vous ne me remarquez presque pas. Je suis là et rien d’autre. Je ne vous suis utile que pour déverser le trop plein de votre existence futile. À votre convenance, vous vous servez de moi pour ensuite me laisser seule, désespérée, dans mon coin. Je n'existe qu'à travers le bien-être que je vous procure. Vous croyez que je suis faite d'une fibre solide et résistante. Jamais je ne m'effiloche. Que l'on me griffe, me secoue, me frappe ou m'insulte, je résiste à vos assauts.  Votre attention je ne la possède que dans ces moments  où vous me secouez avec la ferme intention de me débarrasser des saletés dont vous m'avez maculée. Comme ces nuits où vous me visitez et déposez, au plus profond de mon être, cette souillure, en vous frottant sans retenue, sans douceur, tout contre moi.

Après tout, peut-être avez-vous raison. Je vais bien, je n'ai rien. Alors que votre existence n'est que pièces détachées. Vous avez suffisamment à faire pour pouvoir vous préoccuper de nul autre que de vous. Pourtant, je suis là. Pourtant vous ne me voyez pas. Et dans votre vie, je ne serai jamais plus qu'un tapis.

dimanche 13 décembre 2009

Snôooobe, I am.

Je l'admets, je l'avoue, et ce, sans aucune humilité, je suis snob. Ayant grandi dans un rang, en marge d'un village sans envergure, sur une ferme, sur l'aide sociale, la modestie devrait faire partie de mes traits de personnalité. Mais non. Je suis une vraie de vraie snob. Alors, peut-être est-ce le fait de pouvoir affirmer aujourd'hui : " Moi, j'ai grandi en face d'un pont couvert! ".  Formidable héritage de notre passé, je me confonds probablement avec sa magnificence.

J'observe chez moi un snobisme de niveau supérieur. Je catégorise ce qui est intéressant et ce qui ne l'est pas, selon des critères qui me sont propres, le premier étant la performance. Alors je me questionne sur les habitudes de ces habitants aux moeurs contestables. Comme ceux qui prennent des bâtons de marche pour gravir le Mont St-Bruno. C'est certain, c'est dur sur les genoux le Mont Saint-Bruno. Vous vous entraînez pour le Mont Lafayette ? Alors là ! Après les bâtons, je vous conseille la chaise roulante électrique pour sportifs.

Et puis, viens la logique, comme deuxième critère. Est-ce possible, s'il vous plaît d'avoir l'air sensé ? Les bâtons de marche au Mont Saint Bruno, pour moi, c'est égal aux skieurs de Saint-Sauveur, habillés comme une carte de mode du monde sportif et qui se dirigent allègrement... vers le T Bar !  Tout le talent dans l'habillement, aucun dans l'entraînement !

Troisième critère ? Le paraître. Je trouve que ça a quand même l'air fou de faire du ski de fond dans le Parc maisonneuve. C'est certain, tout le monde n'a pas eu la chance et le plaisir de grandir près d'un bois si vaste que l'on y pouvait faire du ski pendant des jours sans jamais refaire le même tracé. Mais tout de même, le Parc maisonneuve... Allez, on s'entraîne en carré ! Bzzzt on a longé Viau, bzzzt on a terminé Rosemont et puis Pie lX et Sherbrooke !

- " Ouf ! ça fait bien 17 minutes qu'on skie ! On fait un autre tour ? "

- " Non, chérie, j'aimerais bien un chocolat chaud maintenant après toute cette énergie dépensée. "

Ou encore, le barbecue dans un parc de la Ville de Montréal.  Tant qu'à être en Ville, autant tout y faire, vraiment tout, et plus jamais en sortir, n'est-ce pas?... Autant même y crever ! Mais vous n'êtes pas coincés comme des rats sur l'île dans une tempête de verglas à ce que je sache ! Sortez, faites quelque chose ! Partez à l'aventure, allez découvrir, je sais pas moi, Longueuil ! Prenez le pont Jacques Cartier et allez faire votre barbecue de l'autre côté, là où il n'y a pas d'usine, là où on voit l'eau. Allez donc vous prosterner devant la majesté de ce fleuve et vous laissez submerger par la beauté du courant.

Il faut dire qu'il y vingt ans, mon snobisme était encore plus grand. Les films américains avaient, à mes yeux, la réputation de blondes aux gros seins; les films québécois n'arboraient que de pauvres familles québécoises, vivant dans un rang, sur une ferme, en marge d'un village sans importance et devant un pont couvert. Rien de vraiment passionnant. Je n'écoutais que du Brel et du Barbara. Le monde fascinant de l'intellectualisme s'était ouvert devant mes pieds foulant avec joie celui de mon enfance. Alors, je snobais tout ce que je pouvais, comme pour me détacher de moi-même. Je m'échappais dans un monde de la schizophrénie mondaine.

Mais j'ai beaucoup changé avec l'âge. Je me suis assagie. J'ai découvert du beau là où j'étais persuadée que vivait le quétaine. J'apprécie maintenant la télévision et les livres québécois. J'ai découvert de merveilleux metteurs en scène américains. Je me suis ouverte aux colocs, aux coybows fringants, à Pierre Lapointe.

Je dois avouer que j'ai moi-même été snobé dans ma vie, à quelques reprises, par des pauvres, des miséreux qui, étonnamment, exigeaient de moi plus que ce que leur vie entière ne leur avait apporté. Et dans le snobisme de l'autre, j'ai compris. J'ai compris que mon snobisme n'était que le reflet de la tourmente et de l'amertume se lisant dans mes yeux.

Et puis, à d'autres moments, c'est juste parce qu'ils font chier !

Et vous, qui snobez-vous?

samedi 12 décembre 2009

Ville de neige, ville de rêve, ville de marde !

Ce matin, je n'ai pas trop l'âme à écrire un texte des plus enlevants. Je viens de passer une bonne heure à essayer de sortir mon char de son trou de neige et de glace. En plus, la police est passée mettre une bonne dizaine de contraventions aux autos qui étaient garées de travers. Vous savez comme dans un western, en diagonal. Mais où tu veux les mettre les chars quand t'as de la neige jusque dans le fond de tes culottes, tu sais plus où la mettre la maudite !

Pis là, mercredi, la Ville avait soigneusement mis les pancartes de déneigement de l'autre côté de la rue, pour finalement les changer de bord sans avoir même déneigé le premier côté. Eille, il doit en falloir du monde pour prendre des décisions compliquées de même... Engagez-moé calvaire, je suis capable moé de décider de changer les pancartes de bord. J'ai pas de problème avec ça. Trop facile... M'as même les mettre à l'envers, pis après, m'a décidé de les mettre à l'endroit. Crisse, je peux aussi faire des poèmes sur les pancartes de déneigement, au moins y vont servir à quelque chose :

L'hiver est arrivé
Faque démarde toé
Ton char tu dois enlever
Avant de te faire tower
Pis de donner,
92 piastres à Tremblay !!!

En plus, y'avait un gars dans sa fenêtre, qui me regardait virer de "sourd" et me faisait signe de reculer. Osti ! ben oui ! Fallait ben y penser, essayer de reculer pis après essayer d'avancer ! Fuck ! Il me reste pu qu'à me teindre en blonde pis le kit est complet !

Pis en plus, y'a toujours un gars qui vient t'aider et qui te dit des affaires comme "Ben ça vaut pas d'la marde votre affaire pour mettre en dessous des pneus." Pis tu te la fermes parce que le monsieur, ben, il t'aide même si il t'énarve et que t'as juste le goût de lui crier dans face que t'en as rien à foutre de son opinion sur tes affaires à toé !


Joyeux hiver calvaire !
Joyeux calvaire !
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