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Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

dimanche 20 février 2011

Cricri, détective humaine

(* Note : Toute ressemblance de cette histoire avec quelque CSI que ce soit est le fruit d'une imagination fertile et débridée du lecteur. Nous désirons vous en avertir. )

Assise à sa table de travail, Cricri Duquesne semble perdue dans ses pensées. Elle s'ennuie. Il y a longtemps que le métier d'enquêteur l'a désabusée. Ayant trop écouté de CSI étant jeune, elle s'est inscrite au diplôme de police de l'Institut de policologie de Montréal.  Elle s'imaginait se déhanchant allègrement, maquillage et talons hauts, push up bra, fesses d'enfer et ventre plat, donner des ordres intelligents à toute une ribambelle de policiers. Elle s'y voyait déjà.

" Regarde cette trace, vois s'il est possible d'en retirer une empreinte ."

" Où est-le crâne ? Il a été tiré à bout portant. Ah! Il y en a un morceau dans le bain et l'autre dans le lit! Que voulez-vous, c'était un gros cerveau cet homme !"

Mais la télévision et les bancs d'école sont très loin de la réalité. Et côté hanches, elle n'était pas fournie, n'étant qu'une bonne femme allumette ! Aujourd'hui, elle est là, farfouillant dans ses documents, notant la moindre allusion , se rappelant de chaque menu détail afin de les circonscrire sur ce foutu papier de merde, pensait-elle.

Elle avait bien eu sa chance un jour. "Son premier vrai dossier" s'était écrié son patron. "Ne rate pas cette occasion de faire tes preuves " avait-il ajouté. Un appel à la bombe au stade Olympique ! Elle était en charge de la surveillance à l'entrée. Mais elle n'avait malheureusement pas pris la chose au sérieux.

" Que pouvait bien avoir de catastrophique le fait de vouloir faire exploser le stade Olympique ? " s'était-elle demandée. Le type ayant pensé cela devait être un véritable génie. Pourquoi vouloir protéger cette chose hideuse, ce trou béant semblable à un bol de toilette et qui engloutissait l'argent des Montréalais depuis tant d'années.  Jeter notre argent dans les égouts auraient eu le même effet. Pour Cricri, le problème n'était pas qu'on voulait le faire sauter mais bien qu'un jour, on avait décidé de le construire !!! Et elle s'en était allée manger de la poutine chez Roger. Puisqu'il était désormais interdit à tout représentant de la loi d'aller manger des beignes chez Dunkin. Manque de dignité de la police avait déclaré leur patron. Alors, il fallait se contenter du gros Roger quand les choses ne tournaient pas rond. Elle y allait, mangeait et espérait que le temps arrangerait les choses.

Son patron s'étant aperçu qu'elle n'avait rien fait alors qu'une bombe artisanale avait vraiment sauté, entraînant avec elle, 1 singe orange, un perroquet exotique et un pingouin ( le biodôme étant tout près du stade !), elle fut démue de son tout nouveau poste d'enquêteure et on l'affecta au secrétariat. Elle devait retranscrire les interrogatoires des suspects et écrire au propre les dossiers des malheureux policiers qui avaient réussi leur technique mais échoué leur français. Parce que c'est comme ça maintenant, on se retrouve au Cégep alors qu'on ne sait pas écrire. L'Institut de policologie avait fermé les yeux sur le français. Mais il fallait bien pallier à cette faiblesse et Cricri y était maintenant condamnée. Et pire, encore, l'Institut l'avait recruté pour donner des cours de français aux futurs policiers. C'était un ordre du chef. Cela faisait partie de sa punition pour l'affaire du stade Olympique. Comme la plupart des Montréalais, elle ne l'oublierait pas de sitôt ce maudit stade.

Cricri s'y résignait. Fini les rêves de devenir quelqu'un en faisant la page couverture d'Allo-Police, un hebdo qui donnait dans la sensation. De toutes façons, ce journal était mort depuis belle lurette. Et le rêve de Cricri, parti en même temps.

Sa vie se déroulait donc  ainsi, depuis un certain temps, triste et morne, jusqu'au jour où un personnage étrange fit son entrée dans son bureau.

"Bonjour Cricri. Je m'appelle Voracio Crane. J'ai fait mon enquête sur toi. Je sais que tu as beaucoup de talents non exploités.  Je t'offre de venir travailler avec moi dans mon nouveau bureau de détectives humains. "

À suivre. ...

5 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Excellente mise en situation ! Cricri et Voracio...Intriguant !

Travailleuse sociale a dit…

Merci, merci. :o)

seb haton a dit…

Une bonne femme allumette...
C'était pour nous y préparer, les billets du 05 et du 09 février !
s.

Travailleuse sociale a dit…

Effectivement. Cricri Duquesne est une femme allumette... en général, ben platte mais peut aussi s'enflammer à l'occasion ! :o)

Travailleuse sociale a dit…

Shaton : je viens de faire le lien avec ton commentaire et mes billets du 5 et 9 février. Wow ! Excellente observation. Je ne l'avais même pas fait moi-même. Mais c'est probablement un signe de suite dans les idées....

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