Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

mardi 3 juillet 2012

Erreur de débutante


C'est dommage, je la trouvais bien partie ma femme nue sur son divan, mais j'ai pesé trop fort pour faire le quadrillage de départ et on voit les traces... Vous pouvez les voir si vous cliquez sur la photo.  Enfin, j'abandonne ma femme à son sort. 

Je suis incapable de recommencer le même dessin, alors, je m'attaque à autre chose.


Bon début de semaine et profitez bien de la belle température... 

TS

lundi 25 juin 2012

Le trench coat de Humpfrey

Après avoir dessiné un nu, je me suis essayée sur du linge en dessinant le beau Humpfrey. Je pense que ça aurait été moins long de coudre son trench coat que de le dessiner ! Mais outre le fait que j'ai encore beaucoup de difficultés à faire un portrait ressemblant, je suis assez satisfaite du résultat.

Bon début de semaine,

TS



mardi 12 juin 2012

Lecture d'été

J'ai découvert en écoutant La liste à Télé Québec, Les chroniques de San Francisco, lecture que je vous recommande cet été. Je suis en retard dans les nouvelles, comme on dit, parce que ces chroniques ont été publiées dans les années 70 et 80. Dix ans plus tard, l'auteur, Armistead Maupin, en publiait la suite.

Nous suivons, au fil des années, l'histoire de trois amis qui vivent à San Francisco (vous l'aurez deviné !) dans une pension gérée par dame assez spéciale!  On finit par s'attacher aux personnages et on les trouve parfois, complètement fous ! Marijuana, sexe, macramé, avènement du sida et bien d'autres choses vous y attendent; il faut bien vivre avec son temps !

Si vous n'avez pas déjà découvert, donnez m'en des nouvelles !

Voilà, mon plaisir du moment,

Bonne lecture,

TS

dimanche 10 juin 2012

Riez pas !





J'ai déjà vu des cadres en sous-verres chez Omer Desserres. Original que je me dis. Depuis ce temps, je rêve de dessiner quelque chose à mettre dans des sous-verres vu que je déménage bientôt et que je désire décorer avec des dessins. Ce que je veux dire, c'est que je vais faire comme un mur de dessins et puis au fur et à mesure que je vais m'améliorer, mes dessins sur le mur vont changer. Une décoration interactive quoi ... mais de l'interaction juste avec moi-même. Hum...

Bon, je me suis dit qu'au lieu de partir d'une photo pour faire un dessin, j'allais partir d'un dessin pour faire un dessin. IDÉE ! sortir des dessins d'Audrey Hepburn et les reproduire en tout petit. La belle affaire ! Mais c'est plus difficile que de partir d'une photo ! En plus, j'ai sorti mes crayons de couleur à l'eau. Et là, j'ai fait l'arcade du nez en noir trop grand, j'ai recouvert de blanc, le blanc s'est transformé en gris et pour camoufler la gaffe, j'ai du répartir le blanc gris partout sur la figure... C'est une tentative comme une autre qui m'a fait passer ce dimanche pas mal vite. Alors voici ma tentative. Peut-être pas suffisant pour un sous-verre mais un début quand même. 

Bon dimanche.


TS

vendredi 8 juin 2012

Tout nu tout nu ?


Voilà, j'ai finalement décidé de terminer mon nu. J'ai joué à l'artiste et l'ai entouré de bleu. Un bleu qui va avec ma courtepointe... Hum... 

Un jour j'ai eu le goût de dessiner des contours, de sentir par mon tracé, la pureté des formes humaines, bref, des personnes nues. En même temps, j'avais un peu peur de la réaction de certains. Me jugera-t-on ? Me considérera-t-on comme une désaxée ? Devrais-je constamment argumenter que " Non, je ne me masturbe pas pendant des heures en regardant des photos érotiques ? Et que non, je ne suis une chercheure qui dessine le nu simplement pour étudier la réaction du peuple ? "   

Le nu peut effectivement porter à des blagues douteuses.  J'ai donc choisi précautionneusement (ça se dis-tu ça ?) mon sujet. Mais comme de faite, le jour où j'ai mis mon dessin sur ma page facebook, la première remarque venue fût celle d'un mononcle lointain : " Ouin, d'une fille qui manque de sexe ? " Ouf, voyons donc. Qu'est-ce que ça va être le jour où je vais reproduire un immense vagin de la page centrale de Playboy avec, en toile de fond, un utérus béant ?  

J'ai tout de suite eu envie non pas de retirer mon dessin mais de répondre à mon oncle que " Pas pantoute, je ne suis pas frustrée sexuelle depuis que j'assume mon homosexualité ! " Bon, sachant que ça ne servait à rien, j'ai simplement effacé son commentaire. Et mon mononcle ne me parle plus depuis ce temps. Voilà ce qu'il m'en coûte de montrer des fesses... 

Qu'à cela ne tienne, j'en ai commencé un autre. Une femme de dos, assise sur un canapé. Le problème jusqu'à maintenant, ça n'est pas tant que j'aime le nu (même si j'aime ça quand même, me suivez-vous ?), c'est surtout que je n'arrive pas encore à dessiner des vêtements !!! C'est juste plus difficile. Et plus excitant d'imaginer le nu, sous les vêtements !  

Enfin, me voilà prête à manufester pour la cause étudiante.

Bonne fin de semaine,

TS


vendredi 1 juin 2012

Découverte ! et ben merde...


Voici un autoportrait que j'avais réalisé il y a environ 3 mois en me regardant dans le miroir...


Et voici une deuxième tentative qui date d'environ deux semaines...



Et ben, que je me dis, je dois avoir vraiment l'air de ça !        :o)))))


Bonne fin de semaine,


TS

vendredi 25 mai 2012

Consultation



Je me suis amusée en dessinant ces deux pitous qui appartiennent à une amie. Lorsqu'elle a vu ces dessins, elle a insisté pour me les acheter... Euh... Moi je suis prête à les lui donner, ça me fait plaisir mais elle veut absolument que je lui fasse un prix...

Ne sachant pas si quelqu'un me répondra étant donné mon manque de régularité (oups !) sur mon blogue, je tente quand même ma chance. Je suis tout de même contente que les personnes reconnaissent ces pitous à partir de mes dessins. Après tout, j'ai commencé à dessiner il y a à peine six mois. Mais je sais bien qu'ils sont plein d'imperfections. Alors, raisonnablement, que devrais-je faire ? Combien devrais-je lui demander ? Quelqu'un s'y connaît un peu ?

Merci à l'avance de vos réponses... si jamais quelqu'un me répond :o) .

TS

lundi 21 mai 2012

Terminé ?

Mon petit chien avance. Quand est-ce que c'est fini vous pensez ?

C'est la première fois que j'utilise du fusain de couleur...

samedi 19 mai 2012

Déconnectée...

Déconnectée du reste du monde, je dessine ce mignon pitou. Je le caresse à coups de graphite. J'oublie Jean Charest avec sa loi spéciale, mon déménagement prochain dans un condo avec l'arrestation du promoteur en prime.... Je ne veux plus lire les journaux. Je décroche totalement. Je dessine, est-ce un crime ? Je dessine pour me relaxer, pour oublier, pour fuir temporairement la réalité... 

À bientôt pour le final... 


TS

p.s. profitez bien du soleil....

mardi 8 mai 2012

Travailler le nu

Je sais vous êtes déjà aux aguets juste en lisant ce titre...  Je termine mon dessin de nu (celui que vous voyez ci-dessous) et je vous parle de ce que cela a suscité en moi. J'ai ajouté au dessin un fond d'écran (?) mais aussi tenté de travailler les contrastes non seulement avec du graphite mais avec du fusain noir et du fusain blanc. Juste de dire ça, je me sens hot ! J'ai pris seule une décision concernant un dessin et ça a pas mal réussi.

À bientôt,

TS

samedi 28 avril 2012

Le spa finlandais

Étant une adepte du spa en général et de massages en tous genres, je me laissai tenter par l'expérience du spa finlandais, décrit par les adeptes comme un plaisir ultime. Le tout me fût présenter par mes amies comme la perspective d'une journée de détente extraordinaire dont mon corps en redemanderait inlassablement par la suite. 


Nous débutèrent donc la première étape en allant nous prélasser dans un sauna. Je ne pouvais alors me débarrasser d'un des vers d'oreilles que provoquent en moi les chansons de Lisa Leblanc que j'adore et écoute et écoute d'une façon totalement compulsive. 



"Y fait chaud, (tadamtamand), y fait chaud (tadamtamand) osti qu'i fait chaud. 

Crére qu'i a six semaines, on était en sute de ski doo, crére qu'i a des fous qui pensent qu'on vit dans des igloos ta la la la la " 

Je suis en général incapable de rester très longtemps dans un sauna puisque je ne sue pas. Alors que mes amies respiraient à grosses gouttes leurs toxines dégoûtantes, les miennes semblent s'obstiner à rentrer par en dedans.

2 ième étape  : Se plonger rapidement dans l'eau glacée. 

- "Arch, êtes-vous folles? En quoi ça peut nous faire du bien de se plonger dans l'eau froide ?"

- " Tu vas voir après tu vas ressentir un bien énorme !" 

Le problème c'est pas après c'est pendant ! C'est certain que quand tu entres dans l'eau glacée, que ton coeur te dit "Bip. Attention, traumatisme cardiovasculaire... risque de chute de tension à l'horizon. Cerveau gravement atteint. Terminé. Bip. "  Je le confirme, ça fait du bien quand tu ressors de là. Ça fait tellement de bien que je me suis jurée que c'était la dernière fois que j'allais là-dedans.... 

Bon, j'ai quand même au moins fait le tour de chaque lieu de supplice au moins une fois, sans repasser toutefois par l'eau glacée. 

J'aurais fait le même traitement à mes chats que la SPCA serait intervenue dans l'heure.  

FIN de l'histoire et certainement FIN de TOUTE ESPÈCE D'HISTOIRE DANS UN SAUNA FINLANDAIS ! 

Bon c'est pas grave j'ai eu du fun avec mes amies c'est ça qui compte. Et l'expérience m'a totalement transformée. Voilà de quoi j'avais l'air pendant le spa. 




Et voici de quoi j'ai l'air aujourd'hui !  



Bonne fin de semaine,

TS



dimanche 22 avril 2012

Encore cette histoire d'ongles d'orteils

Ça y est ! Je suis enfin prête à tout vous raconter. À vous parler de l'histoire de l'Homme qui marchait nu pieds en gougounes dans le cours de dessin et ce, en plein coeur de l'hiver. C'était ma principale motivation pour continuer mon cours. J'étais lasse d'un cours où on te dit : "Ben allez-y, dessinez ça." Ça étant tantôt un ti-chien, tantôt un ti-chat. Entre vous et moi, traitez-moi de plaignarde, je ne trouve pas ça tout à fait normal de dessiner dans un cours de dessin. Me pencher sur une feuille et essayer de reproduire un ti-chien (ou un ti-chat) je peux le faire à la maison ! Pour moi, le cours doit m'apprendre quelques techniques. Mais là, j'en étais à mon troisième cours sans apprendre trop grand chose, voilà pourquoi je me suis trouvée cette source de motivation extrême. Lire dans le présent de l'Homme en regardant la qualité de ses ongles d'orteils. Pas que je sois fétichiste, loin de là.  Des pieds de 50 ans pour moi, j'ai de la difficulté à m'imaginer  lécher ça toute la nuit. Le seul bon côté que j'y vois c'est un peeling gratuit du visage.

Alors que je cherchais une excuse pour me pencher et lui regarder les pieds, c'est l'Homme qui m'en  fournît  lui-même l'occasion ... 

"Bonjour" qu'il me fait. "Est-ce que je pourrais vous emprunter votre crayon 2 B ?" 

Déjà je trouvais sa demande un peu louche. Pourquoi pas un 3 ou un 4 B ? Et comment ça se fait qu'il vient à un cours de dessin sans son 2 B ? C'est connu, le 2 B c'est quand même pas rien quand on dessine. Pas fort comme question. C'est là que la panique s'empara de moi. Serait-ce un prétexte pour m'adresser la parole ?  Est-ce qu'il me trouvait de son goût ? 


À quoi pensait-il en regardant mon 2 B? 
                         

Pensait-il vraiment que mon 2 B nous conduirait là ? Tsé ! C'est là que je décidai que peu importe, au prochain cours, je n'apporterais pas mon 2 B. Ni même mon 3 ou 4 B. Je n'étais pas une fille facile. Que du H. 6 ou 8 H. On verrait rien sur ma feuille mais il était exclu que je donne à MÔSIEUR ce qu'il voulait quand il le voulait. 

Et de toute façon, mes histoires à moi ressemblent pas mal plus à ça...
                         

TSÉ ! Quelque chose d'inconfortable, de pas toujours insupportable mais qui finit toujours par faire mal à la longue....

Tout cet émoi occasionné par sa demande du 2 B me fît presque perdre pied et oublier mon but, regarder ses ongles d'orteil. J'en échappé mon 2 B ! Et trouvai ainsi l'occasion pour enfin admirer de quoi avait l'air ses pieds, ses gougounes et ses ongles d'orteil.  

                                     

À première vue, mis à part les gougounes, tout avait l'air normal. Des ongles pas coupés, avec juste ce qu'il faut de noir pour comprendre qu'il prend sa douche mais ne perd pas de temps à aller fouiller dans tous les coins... D'autre chose à faire le mec. 

Mais soudain... 


LA TERREUR ! Il avait des stries sur les ongles... 


J'avais maintes fois entendu Calleigh Duquesne expliquer que les stries blanches étaient signe d'empoisonnement lent à la mort au rat. Merde ! Que devais-je faire ? Comment lui annoncer que sa femme serait bientôt veuve ? Et de plus, si je ne disais rien, je risquais d'assister à son lent déclin en possédant un secret bien trop lourd à porter. Que devais-je faire ? Lui annoncer de but en blanc ? 

- "Vous avez des stries blanches sur les ongles d'orteils. Votre femme vous en veut !" 

Je risquais gros. Si je me trompais, j'allais monopoliser les services de la police, de médecins hautement qualifiés dans le poison à rats et de plus, j'allais faire la honte à sa femme. Alors que faire ? 

Écoutant mon courage, je jouai le tout pour le tout. Je ne retournai jamais plus au cours de dessin. 

OSTI QUE C'ÉTAIT PLATTE !


PIS QU'I CRÈVE !!! 

Ma vie était assez compliquée comme ça, j'allais pas me mettre à sauver les autres... 

Bonne semaine. 

TS



dimanche 8 avril 2012

Mauvaise blogueuse !

Je sais, je suis une mauvaise blogueuse. Je commence à raconter quelque chose et la suite met une éternité à apparaître sur mon blogue. Mais ne vous découragez pas trop. J'ai toujours l'intention de vous raconter l'histoire des ongles de ce Va nu-pied qui est dans mon cours de dessin. L'histoire est totalement dans ma tête mais je trouve astreignant de la mettre sur papier... Il me semble que j'ai toujours quelque chose à faire avant...

Mais je vous souhaite tout de même une belle journée de Pâques. Chocolat, paix et amour !

TS

samedi 24 mars 2012

Belle température

Je dois l'avouer, le beau temps a foutu à l'eau mon enquête sur l'état des ongles d'orteils du monsieur  tout-nu-pied dans ses gougounes brunes. Il faisait si chaud que j'étais certaine que le monsieur allait arriver au cours, DÉJÀ (!) nu-pied dans ses gougounes. Les paramètres scientifiques d'analyse allaient être grandement altérer étant donné qu'on ne pouvait comparer l'état d'ongles d'orteils ayant passé la journée dans l'ombre de souliers (ou dans la propreté d'un foyer... en espérant qu'il soit propre... j'espère que sa maison est propre, il n'est quand même pas question que je m'intéresse de si près à des ongles d'orteils de quelqu'un qui nettoie pas chez lui quand même, je suis pas folle... ) et qui étaient dénudés à un moment X de la journée, à des ongles nu-pieds toute la journée. Étant donné ce beau temps, ce soleil radieux et mon enquête à l'eau, j'étais totalement découragée. C'est la raison pour laquelle je ne suis pas allée au cours de dessin cette semaine. En espérant qu'il commence à faire vraiment froid, j'ai décidé de reporter ma mission à la semaine prochaine. De toute façon, ça fait trois semaines qu'on dessine des ombres  je peux très bien faire ça chez moi !!! :o)

Bon week end.

TS

lundi 19 mars 2012

Lire le présent

Cette semaine dans mon cours de dessin, j'ai une mission. Une grande mission. Une mission secrète... voir l'état des ongles d'orteils du monsieur nu-pied dans ses gougounes brunes. Certains prétendent lire l'avenir dans du thé ou encore dans une boule de cristal, pour ma part, je ne crois pas à ces sornettes. Cependant, j'ai un vrai don. Je peux lire le présent à partir des ongles d'orteils. Voilà comment je compte rendre ce cours de dessin enfin intéressant !!!!  

Sur ce, voici un petit avant goût (arrière goût ?) de ce qu'il vous sera possible de découvrir lors de mon prochain billet. Ce sera certainement un grand pas dans la direction de la connaissance de l'humanité ! 

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C'est à suivre....


TS

vendredi 16 mars 2012

Cours no. 6


Hier, au cours de dessin, nous avons pratiqué les ombres sur un piteux pitou. Ce matin, mon pitou m'apparaît mieux que l'idée que j'en avais hier soir. Bon pas extra mais pour un dessin sur lequel je ne me suis pas trop appliquée et que j'ai gossé bon an mal an pendant deux heures, je trouve ça pas pire. Il n'est pas terminé et ne le sera pas, en tout cas pas sur ce papier. Ça m'apprendra à vouloir économiser. Le papier se détériore rapidement à chaque fois que j'efface. Faudrait que je le recommence. Je sais pas trop, peut-être mais le toutou ne me passionne pas suffisamment pour que je le reprenne. Enfin, je verrai. 

(En passant, le monsieur aux gougounes brunes n'a pas vraiment une grosse bedaine. Et il paraît mieux que je ne l'avais décrit la semaine dernière sauf pour les pieds nus dans les gougounes... Trop bizarre. :o) )

Bon week-end et prenez soin de vous,

TS





mercredi 14 mars 2012

Cours de dessin no. 5


En m'en allant à mon cours no. 5, je pensais à un monsieur dans le cours. Je me disais qu'il avait un beau sourire et qu'un peu arrangé, il aurait pu paraître pas pire. Juste comme ça, sans intention aucune, une pensée qui traverse le cerveau à un moment où l'heure de pointe des idées est passée depuis longtemps. Arrivée au cours, j'ai vu ce monsieur qui voyage en vélo et pour lequel je me demande, la tête bourrée de préjugés, "Mais comment qu'on peut avoir une si grosse bédaine en faisant du vélo tout l'hiver calvaire !!! ça serait-ti qu'il se cacherait là-dessous une petite histoire de grosses bières ?, alors je vois le monsieur enlevé ses bottes, ses gros bas de laine et se mettre nu pied dans des grosses gougounes brunes... Turn off numéro 1 ! Ouach que je me dis, j'ai pas osé regardé l'état des orteils juste pour ne pas me mettre des images dans la tête, du type d'images qui ne partent plus après même quand tu manges... ouach ! Donc, j'étais à peine revenue de ce sentiment de "ouach caca" que le ti-monsieur se penche et montre ses belles grosses bobettes grises.... Turn off number 2... Et là je me demande, est-ce que c'est comme ça que les autres me voient ? négligée ? est-ce que la repousse grise qui naît chaque mois à la racine de mes cheveux en repousse plusieurs ? Est-ce qu'ils se disent "Dommage, elle serait pas pire pour son âge ( tsé on oublie jamais de rajouter ça à partir d'un certain âge...) si elle était pas si négligée.... Laissez faire, j'aime mieux qu'on réponde pas à ça. 

Enfin, donc, comme j'y étais pour le dessin, j'ai commencé à dessiner. À ce cours, on a heureusement mis de côté la cruche pour dessiner une tête blanche de style "Moi Claude empereur romain".... et on a travaillé les ombres... Pour ce cours, j'étais parée. J'étais allée m'acheter un tout petit carnet pour gribouiller en me disant que j'allais arrêter de gaspiller des belles feuilles dans le cours... et oui, c'est tout l'émoi, vraiment, que me cause ce cours jusqu'à maintenant. Alors le prof s'est approché pour me dire que  mon dessin était trop petit. J'ai tourné la page de mon petit carnet et refait la tête plus large. Et le prof de redire que c'est trop petit. Et là j'ai compris qu'il en avait plus après mon ti-carnet qu'après mon dessin. 

Voici donc mon nouveau chef d'oeuvre... :o)  Dans la vie, c'est important de ne jamais manquer d'humour... Faut que je vous laisse, j'ai un carnet de feuilles plus grosses mais tout aussi cheap à aller acheter. 


Bonne semaine. 

TS




vendredi 9 mars 2012

Marylin finale



Voici la finale. Pour faire tenir le graphite, je mets du spray net... j'aime l'idée du spray net sur les cheveux de Marylin... :o)

jeudi 8 mars 2012

Ce soir, cours no. 5 de dessin

Mon petit doigt me dit qu'on va dessiner une cruche et des ombres...

Petit train va loin il paraît...

:o)

mardi 6 mars 2012

Alors ?

Voici, par étapes, ce que j'ai fait de mieux jusqu'à maintenant, enfin je crois.  Il y a du noir dans ses cheveux qui je sais n'a pas l'air naturel mais le fond sera noir et je verrai si ces trous dans ses cheveux où l'on voit le fond, ressortent plus naturellement. Ou peut-être je vais simplement les enlever... Mais à un moment donné, on ne voit plus clair et là je me demande, quand est-ce que ça finit un dessin ? :o)

Et vous, vous voyez des choses à améliorer ? (référence dessin du bas)








vendredi 2 mars 2012

Cours 4...d'ombres et de lumières









N'ayant pas trop aimé les premiers cours, je partais pour celui-ci à reculons me demandant combien de temps j'allais encore y aller, tentant de me persuader que même si je n'aimais pas ça, j'aurais au moins de l'information que je pourrais mettre en pratique chez moi... et finalement j'ai été agréablement surprise. On faisait encore des ombres, encore une cruche mais à partir de dessin et non à partir d'un modèle réel. Le défi était donc moins compliqué et plus adapté à mon niveau qui est probablement niveau zéro. Le prof a été plus attentionné, a fourni plus d'explications comme s'il avait lu dans ma tête insatisfaite. Enfin, mes dessins ne sont pas encore prêts pour l'encadrement mais je trouve que j'ai appris et j'y vais pour ça. J'ai appris même si ma tête résiste à la théorie. J'ai toujours eu de bonnes notes à l'école mais ça c'était parce que je fournissais des efforts soutenus et intenses. J'ai un rapport difficile à la théorie. Il me semble que je ne comprends jamais rien à prime abord. Et puis, je dois m'informer, lire et relire, tenter de comprendre plusieurs fois et faire des liens avec des éléments concrets qui font du sens pour moi avant de pouvoir bien intégrer la matière... Et pour le dessin, c'est le même niveau de difficulté que pour tout autre cours de théorie. Moi que la lumière arrive de par là, que l'objet tente d'attirer la lumière, les contours la repousser... en tout cas, je ne suis pas certaine de bien répéter ce qui a été dit, je ne comprends pas grand chose. Mais je me dis qu'à force de trimer, un jour la lumière traversera la porte de mon incompréhension.

Alors je vous laisse avec mes esquisses, mes ombres, ma pomme, ma cruche, mon bidon de je ne sais quoi, genre huile ou essence... Et je continue à trimer.


Bonne fin de semaine.


TS

samedi 25 février 2012

Cours de dessin no. 3

Peut-être est-ce le vide que je déteste ? Me retrouver seule face à moi-même alors que l'attente était toute autre ? Je ne le sais trop. Ce que je sais par contre, c'est que je supporte mal les gens en retard. C'est pour moi une façon trop indigne de te laisser savoir que ton existence, ton temps représente une nullité infime dans la perception de celui qui te fait attendre ... parce que lui n'est pas en retard, non, c'est toi qui attend qui a le problème au bout de ta montre !  Alors je me décide d'être celle qui sera en retard pour ce cours no. 3...

Le cours est à 19h00. Je prends le temps d'écouter Les Experts jusqu'au bout, même si ça fait la 5ième fois que je vois toutes les émissions, j'ai la chance (sic!) de n'avoir aucune mémoire. Alors pour moi, la surprise est souvent au rendez-vous lorsque le coupable est démasqué. Je mets mes bottes, mon manteau, marche environ 50 pas jusqu'à ma voiture, du temps, du temps... tourner la clef dans le contact, faire mes stops irréprochablement pour tout policier hypothétique se plaçant sur mon chemin, trouver un stationnement, barrer ma porte d'auto, compter les marches, arriver au cours.... Tout le plus lentement possible même si mon esprit me fait la morale m'indiquant que je suis celle qui ne respecte pas le cours, que le prof, malgré ses propres imperfections, me le reprochera parce que peut-être, je dis bien peut-être, ses deux retards successifs n'étaient que le fruit du hasard....

Bref, j'arrive au cours, et les madames discutent de tout sauf de dessin. Facile, malgré le 19h10 que j'ai réussi à atteindre flamboyeusement, le mÊÊÊÊÊtre n'est toujours pas arrivé... 5 minutes plus tard, il arrive enfin... s'excusant à peine que le guichet de la Caisse populaire était plus lent qu'à l'habitude... Et moi qui me retient, pas trop difficilement ayant appris que répliquer "C'est pas beau!" quand on se veut bien élevée, je me disais qu'à 18h00, le guichet était peut-être aussi lent mais qu'une heure ça donnerait bien le temps d'arriver à l'heure...

Enfin, le sujet du cours était les ombres. Une cruche sans éclat, une cruche or et rouille, se dressa fièrement devant la classe. Nous devions bien sûr la reproduire en fonction de supposées lignes droites et lignes verticales (quoi ? c'est quoi qu'il dit là ?) ou en tout cas, faire ce qu'on pouvait et surtout, reproduire les ombres.

-" Vous êtes chanceuse d'être placées en face " nous dit une femme. "Moi je suis de côté et j'ai de la perspective !". Pauvre madame. Est-ce qu'elle me voit comme une feuille plate lorsqu'elle se place devant moi ? Est-ce que pour elle je ressemble à Gumbi ? Je sens qu'une petite visite chez l'optométriste pourrait se révéler profitable pour l'optométriste !

Enfin, je planchai pendant 1h30 sur la reproduction de cette vieille cruche (non, pas la madame ! vous avez dont l'esprit mal tourné...), sorte de coupe Stanley pour loosers. Je sentais que je manquais de temps pour absolument tout. J'avais besoin d'au moins deux jours pour tracer ses contours correctement, en respectant les proportions, la perspective et ensuite deux jours à m'échiner sur les ombres... Et toujours ce conseil qui me tue. " Allez-y franchement avec le noir! Sinon, votre dessin sera trop blanc ! " Et pendant cette heure trente, le mÊÊÊÊtre prit son temps avec ses élèves de peinture pour finalement venir nous voir et retracer les imperfections sur nos feuilles... à la toute fin du cours.

GROS MALAISE s'installe graduellement en moi.  Suis-je véritablement entrain d'apprendre à dessiner ou à graduellement développer mon incompétence ?

Voici donc, bien humblement, le fruit de mon fiasco. Quelle cruche je fais ! :o)



jeudi 23 février 2012

Au moins...

Je suis sortie de mon cours no. 3 de dessin en me disant :

" Au moins, je sais conduire un char ! "   ;o)

samedi 18 février 2012

Ouin bof... cours de dessin no 2

Toute la semaine, j'avais hâte d'arriver au cours. Mais là, j'ai un peu déchanté. Peut-être suis-je trop sévère ? Je sais bien que c'est juste un "ti-cours" de la Ville de Montréal mais le prof arrive juste à l'heure et ça lui prend au moins 15-20 minutes pour installer son matériel pour ceux qui font de la peinture... Pendant ce temps, les tites madames qui font (juste ?) du dessin, doivent prendre leur mal en patience. Hum... c'est pas gagnant avec moi le monde qui arrive jamais à temps. Ensuite, autant à l'automne j'avais une prof qui louangeait la moindre niaiserie qu'on faisait, c'était trop, celui là il ne dit jamais rien de positif. Les gens rient de leur dessin et il se met à rire avec eux... erreur... les gens rient pour se protéger et je trouve que le rôle du prof est d'encourager, de montrer oui ce qu'il y a à améliorer mais aussi ce qui est réussi. Moi qui suis normalement dure avec moi-même, je suis souvent contente de ce que je dessine mais lui, il arrive et il me défait pas mal mon feeling.

- "Donnez-moi le papier à tracer.. voici les corrections. On utilise le papier pour ne pas avoir à tout tout tout refaire..."

- " Un front comme ça, ça existe... mais là c'est pas comme ça qu'on fait." 

J'aime toutefois ce que j'apprends mais pas la manière... 

Cette semaine, on a fait des profils de visage. On a pas vraiment dessiné un modèle mais on s'est juste entraîner à faire des visages en mettant le nez, l'oeil, l'oreille à la bonne place. 

J'avais très hâte d'arriver à la maison pour me pratiquer sur une photo. Ouch ! Voici mon dessin. Soyez indulgents. Je doute que vous reconnaissiez le modèle... J'essaie la technique de ne pas avoir peur du noir mais ça fait plus salir que dessiner... Ça fait au moins 10 fois que j'efface et que je recrée les zones d'ombres. Misère. 



Bon, je l'ai un peu adoucie. Maintenant, envoye, faut que je vive ma vie du samedi !!!!
Bon samedi,

TS


vendredi 17 février 2012

Depuis 3 jours...

La Ville de Montréal DÉNEIGE les rues de mon quartier !!!!

Absolument comment dire.... impossible à commenter.

mercredi 15 février 2012

Tentative de dessin de ma chatte

Attendant avec impatience mon prochain cours de dessin, j'ai entrepris de dessiner ma chatte à partir d'une photo et en utilisant la technique de découpage du sujet par des formes géométriques simples. À vrai dire, tout ce que j'ai tenté à prime abord est de partir d'un cercle pour la tête et je n'avais pas vraiment d'idée des autres formes pour le corps. Alors je me suis dit : "Ben coup donc, m'a m'arranger à peu près." 

Et ça a donné de l'à peu près... Ça ressemblait à un mini-ours. Une fois gâchée, j'ai entrepris d'ajouter les formes géométriques et n'écoutant que ma hâte de pouvoir dessiner ma chatte, j'ai recommencé. 





Je le sais, c'est nettement mieux. Je me suis appliquée. J'ai mesuré les formes géométriques et ensuite j'ai dessiné le contour représentant la photo. Mais je vois que ça n'est pas encore ça ! Les poils n'ont vraiment pas l'air naturels. Et qui plus est ... comment on fait pour dessiner des poils blancs avec des crayons au plomb ??? 




Je vous laisse. Je vais continuer mon travail avec la crainte qu'il y ait une certaine possibilité que le pire soit à venir... Souhaitez-moi bonne chance ! 

:o)

Le prochain cours, je demande des devoirs pour ne plus tenter en tâtant... 

TS


                                                                      Version finale !


P.S. du lendemain :  Tannée tannée tannée, fini, fini, fini.                    




vendredi 10 février 2012

Premiers apprentissages


Ça y est, c'est fait ! Je me suis inscrite à un cours de dessin de la Ville de Montréal. Un peu mal à l'aise je suis arrivée au cours sans trop savoir à quoi m'attendre. Enfin, je le savais un peu. Des gens, venus d'un peu partout, visiblement sans rien les reliant les uns aux autres, rien ou presque, seul le dessin. L'envie d'apprendre ou de passer le temps. Lorsque le prof nous a montré comment faire notre première face de chien, j'ai un peu reculé. Ah non ! Pas les formes géométriques ! J'avais lu cette façon de faire dans les livres qui vous enseignent à dessiner et d'instinct, je la rejetais. Je ne vais tout de même pas me mettre à sortir mes compas, mesurer les angles et tout le tra la la qui enlève le plaisir de créer. Mais je me trompais et largement. J'ai obéis sans trop savoir que faire d'autre. Après tout, maintenant que je l'avais payé ce cours, autant essayer cette méthode. Et puis, en dessinant, l'illumination. J'ai compris (ma foi peut-être à tort ?) que si j'arrivais à dessiner autour de formes géométriques, là était le chemin vers autre chose que la reproduction de dessin. Si j'arrivais à faire entrer un cercle dans la tête et un verre dans le museau de mes chats en respectant à peu près les proportions, peut-être arriverais-je à dessiner de mes propres ailes !!! Fantastique ! Bon, si je rêve, ne m'éveillez pas. Ne venez pas détruire mes premiers émois. Mon premier enthousiasme. Pour l'instant, laissez-moi me bercer de mes illusions. Peut-être m'amèneront-ils là ou je le souhaite ou simplement dans un autre univers tout aussi créatif. Alors laissez-moi simplement aller là ou je dois aller... 

Et puis, vous croyez que j'ai appris à dessiner un chien ? Oui et non. J'ai dessiné ce chien mais j'ai surtout appris à ne pas avoir peur de peser sur le crayon. Mes premiers dessins étaient un peu fades. On distinguait mal le visage du cadre. Même tonalité. Même blanc.  J'avais peur de les détruire en y jetant trop de graphite. Et maintenant, voilà le résultat ! J'ai beaucoup moins peur du noir.  Et honnêtement, j'en suis bien  satisfaite. 




mercredi 25 janvier 2012

Cute !

source : kuvaton.com

Bonne journée,

TS



samedi 21 janvier 2012

Fin endormante zzzz.....

Et non, je n'ai pas de fin surprenante à vous présenter. Pas de surprises folles, pas de hauts et de bas. Depuis que j'ai suivi  cette thérapie cognitivo-comportementale, je dors. Je dors comme il y a longtemps que je n'ai pas dormi. J'ai amélioré non seulement les heures de sommeil mais également la qualité ou ce qu'on appelle le sommeil profond. Mes mauvaises nuits d'aujourd'hui ressemblent à mes meilleures nuits d'avant ce qui n'est pas peu dire. 

Je suis cependant un peu fragile sur certains aspects. Il suffit que je me réveille trop tôt pour que je me demande si ça recommence, si tout ceci n'était qu'un beau rêve sorti tout droit de mon imagination. Alors le cauchemar d'être éveillée la nuit me semble à ma porte... C'est ainsi que j'ai pris la décision de définitivement rayer le temps de mes nuits. Exit le cadran entre 11h00 et 6h00. Étonnamment, la psyché joue un rôle très important en ce sens que l'impression irréaliste d'avoir dormi est plus importante que de savoir réellement que j'ai peu dormi. Ne pas connaître la réalité me réconforte. Le sentiment d'avoir suffisamment dormi peu importe la vérité m'empêche de broyer du noir dans ma journée ce qui améliore d'autant mon niveau d'énergie . 

Autre impact important, mes journées et mes nuits sont courtes. Auparavant, le temps était une notion interminable. Il me semblait qu'une vie entière devait être ce qui se rapprochait le plus de l'infini. Je traînais ma vie comme une peau de misère. Je passais mes journées à vouloir aller me coucher et mes nuits à espérer qu'elles se terminent enfin. Maintenant, je suis étonnée dès que le soir arrive, il me semble que tout a passé trop vite. De même, lorsque le matin se lève, malgré la sensation de repos, il me semble que je viens tout juste de m'allonger, m'étirer et de bailler, préludes essentiels à mon repos nocturne. Je perds la notion du temps. Ou plus simplement, je dois m'adapter à une nouvelle notion qui file à trop grande allure. 

Une fin endormante, voilà ce que révèle cette histoire. Mais malgré son ennui pour le lecteur, pour rien au monde je n'y changerais quoi que ce soit. Parce que c'est la seule que j'espérais. 

TS

jeudi 12 janvier 2012

Les consignes

- " Eh! Sal con ! Espèce d'enculé ! Pourquoi t'attends comme ça ? Tu vois pas que je suis entrain de me retourner pour m'installer dans cette place de stationnement ?"

Ah Ah ! Je lui aurais fait dire pas mal fort si ma fenêtre d'auto n'avait pas été fermée. Que voulez-vous, hiver oblige et la rage au volant se passe surtout à l'intérieur. Alors, refusant la bagarre sur laquelle je ne fais que fantasmer, je vais me garer ailleurs. Une autre fois, peut-être, je me battrai pour vrai. Pour prendre cette place. Une place de stationnement à laquelle j'attacherai mon honneur. Je fêterai ma victoire dans la gloire... Le manque de sommeil me fait délirer, me confine dans les bas-fonds de ma colère qui fait rage dans mon être. 

Ces thérapeutes du sommeil pouvaient bien être gentils. Pas besoin d'être méchants, les techniques en elles-mêmes font le travail. Pour rétablir le sommeil, rien de plus facile ! Simplement te torturer en t'en privant jusqu'à ce que ton esprit hurle de désespoir en attendant désespérément le moment d'aller se coucher. La technique de privation du sommeil ouais, quelle belle invention. Je suspecte une actualisation des techniques de torture des camps de concentration nazis !!! Vous trouvez que j'exagère ? Allez vous faire f... 

La belle affaire. Rester au lit maximum 6 heures. Ne pas dormir dans le jour sauf maximum 45 minutes entre 12h00 et 15h00. Ne pas manger copieux, surtout le soir. Ne pas regarder l'heure de toute la nuit. Faire de l'auto-training (technique de méditation) deux fois par jour. Fermer l'ordinateur au moins une heure avant le coucher puisque la lumière de l'ordinateur empêche la production de mélatonine, essentielle au sommeil. Ne pas rester éveillée au lit plus de 15 minutes, se lever, faire une activité ennuyante pendant au maximum 30 minutes, retourner se coucher et recommencer si on ne trouve pas le sommeil. 

Et continuer sa vie comme si de rien n'était en étant plus fatiguée que le temps où on ne dormait pas. Travailler en ayant une seule idée en tête, aller dormir. M'allonger, juste un tout petit peu. Pas longtemps, juste le temps de reprendre un peu le contrôle de ma destinée. Mais devoir faire face à la culpabilité au retour de la thérapie de groupe. "Vous prenez un engagement envers nous en respectant ces consignes et également mais surtout, un engagement envers vous. Si vous n'êtes pas en mesure de respecter ces consignes dans le cadre d'une thérapie, il y a fort à parier que vous ne pourrez pas les pratiquer seul, lorsque vous en aurez besoin." Cette simple phrase me revient en tête constamment. Respecter les consignes à tout prix et ne pas pouvoir mentir, même un petit peu puisque c'est aussi se mentir à soi-même. Comme pour mon beau-père diabétique qui se gavait constamment de desserts sauf la semaine précédent sa prise de sang d'où il revenait très fier. "Mon sucre est beau ! Mon sucre est beau !" Et rebelotte dans les sucreries. Je trouvais ça idiot. Mais maintenant je comprenais qu'on puisse avoir envie de se mentir ainsi, se fuir soi-même puisque la réalité est trop cruelle à supporter. Dormir, se rassurer que c'est normal, qu'on ne peut tout de même pas endurer si longtemps cette torture. Implorer même à genoux.  "S.V.P. je m'excuse, je ne le referai plus jamais." Une thérapie ressentie comme une punition. Une fatigue qui te ramène à tes états d'enfant punie qui regrette ce qu'elle a bien pu faire même si elle ne le comprend pas vraiment. 

Mais dormir maintenant c'était s'assurer ne plus jamais dormir du tout et ça non, c'était ce que je devais éviter absolument. Je devais tenir le coup. Pour mon sommeil, pour ma santé mentale future, finalement, pour moi. Souffrir pour dormir. 

Alors je continue. Coucher à la même heure, lever à la même heure. Je traîne ma peau de fatigue. J'attendrai 5 semaines juste pour voir si ça va fonctionner. 5 semaines avant de voir des résultats, c'est ce qu'ils ont dit.  Je le ferai, j'irai jusqu'au bout, parce qu'après, si ça ne fonctionne pas, le bout me paraît encore plus vide que maintenant. Et je continue à gueuler contre le savoir-vivre des citadins. Comme cette saleté qui me coupe dans une sortie d'autoroute. En fait, c'est ma chance (ou ma malchance). J'ai de quoi faire...  

dimanche 1 janvier 2012

Séance no. 1

Je revins à la maison, après ma première session de thérapie, le coeur plutôt léger. Non pas que ce fût une expérience agréable mais j'avais trouvé nos nouveaux thérapeutes du sommeil plutôt gentils. Nous étions 9 autour de cette table. La réunion se déroula en deux parties.

"Bonjour, je me présente, je m'appelle Ping et voici mon assistant, Pong. Bienvenue à ce nouveau groupe de thérapie cognitivo-comportemental sur le sommeil. Nous aurons ensemble 6 rencontres. La session se déroulera donc sur 5 semaines. En deuxième partie, nous vous exposerons des consignes très claires à suivre pendant toute la session. Nous aurons également pour vous de la théorie en lien avec le sommeil afin que vous compreniez la logique derrière ces consignes. Mais avant toute chose, nous allons faire un tour de table afin de mieux vous connaître. Voulez-vous décliner vos noms et les problèmes que vous vivez entourant vos nuits. "

Je déteste les tours de table. Dès que j'entends cette expression, je deviens subitement paniquée. Sans savoir pourquoi, mon coeur s'emballe. Mes mains deviennent moites. Ils me donnent l'impression d'avoir à entrer en scène alors que je ne me suis pas préparée. Un acteur qui vient d'apprendre qu'il a la chance de jouer le rôle de sa vie sans avoir de temps pour pratiquer. Et je cultive mon tract pendant que les autres parlent et égrènent  ce chapelet de paroles qui se déroule jusqu'à moi. Et soudainement, j'entends des futilités. Et oh ! merde ! je me rends compte qu'elles viennent de moi.

" Moi je ne dors jamais ! (Jamais ? lamentable, personne ne dort jamais.) Euh, je ne dors pas longtemps. (Mieux mais pas encore au point.) Je dors vite le soir, me réveille vers 3h00 du matin et je ne me rendors pas souvent. (Hum, mais où sont donc toutes ces pensées que je voulais dire au monde entier, ces nuits de misère à me torturer de ne pas dormir. Ce désespoir, comment le dire ? Rien ne sort, que des mots plats.) Mon objectif ? Euh, dormir ? À quoi je pense la nuit ? Euh, à me rendormir ? "

- " Parfait, madame TS. J'espère que nous allons pouvoir vous aider. "

" Et j'espère que les chances sont plus grandes que celles de pouvoir simplement espérer." 

Je fus étonnée de constater qu'à peu de choses près, nous vivions tous la même chose. Des heures à ruminer au lit en essayant de forcer ce qui normalement devrait s'inscrire tout naturellement dans notre corps. Et à force de forcer, nous en perdons toutes nos forces. Et c'est à ce moment que le monstrueux réveil sonne, signalant le retour forcé à un travail qui semble sans intérêt lorsqu'il nous manque ces précieux instants de récupération. Un cerveau au ralenti. Un corps meurtri d'avoir resté éveillée trop longtemps. Des nuits entières à espérer dormir, des jours entiers à prier pour rester éveillé. Et pour tous, cela dure depuis nombreuses années. Ce qui nous parait des siècles. Enfin pour presque tous.

Parce qu'il y en a bien une qui a des problèmes que depuis 2 ans. 2 ANS !!!! Et elle est déjà dans ce groupe du bout du monde ? De la solution finale ? Et pourquoi moi je n'y ai pas été orientée plus tôt ? Et maintenant, elle ose avouer qu'elle dort depuis quelques semaines ? Hein ? Depuis qu'elle a quitté son chum, déménagée dans un nouvel endroit ? ELLE DORT !!!! Je la déteste simplement pour ça, pour le fait qu'elle dort, je la déteste... Prenez cette pauvre dame qui ne dort pas depuis 25 ans... Elle, elle le mérite d'être ici, ELLE. Elle a sué pour y arriver. Quelle dame ? Celle qui parle sans arrêt de tout de rien, de sommeil, de réveil, de cannelloni, de tomates, d'écureuils... mais faites-là dormir qu'elle se taise un peu, rien qu'un tout petit peu...



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