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Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

dimanche 22 avril 2012

Encore cette histoire d'ongles d'orteils

Ça y est ! Je suis enfin prête à tout vous raconter. À vous parler de l'histoire de l'Homme qui marchait nu pieds en gougounes dans le cours de dessin et ce, en plein coeur de l'hiver. C'était ma principale motivation pour continuer mon cours. J'étais lasse d'un cours où on te dit : "Ben allez-y, dessinez ça." Ça étant tantôt un ti-chien, tantôt un ti-chat. Entre vous et moi, traitez-moi de plaignarde, je ne trouve pas ça tout à fait normal de dessiner dans un cours de dessin. Me pencher sur une feuille et essayer de reproduire un ti-chien (ou un ti-chat) je peux le faire à la maison ! Pour moi, le cours doit m'apprendre quelques techniques. Mais là, j'en étais à mon troisième cours sans apprendre trop grand chose, voilà pourquoi je me suis trouvée cette source de motivation extrême. Lire dans le présent de l'Homme en regardant la qualité de ses ongles d'orteils. Pas que je sois fétichiste, loin de là.  Des pieds de 50 ans pour moi, j'ai de la difficulté à m'imaginer  lécher ça toute la nuit. Le seul bon côté que j'y vois c'est un peeling gratuit du visage.

Alors que je cherchais une excuse pour me pencher et lui regarder les pieds, c'est l'Homme qui m'en  fournît  lui-même l'occasion ... 

"Bonjour" qu'il me fait. "Est-ce que je pourrais vous emprunter votre crayon 2 B ?" 

Déjà je trouvais sa demande un peu louche. Pourquoi pas un 3 ou un 4 B ? Et comment ça se fait qu'il vient à un cours de dessin sans son 2 B ? C'est connu, le 2 B c'est quand même pas rien quand on dessine. Pas fort comme question. C'est là que la panique s'empara de moi. Serait-ce un prétexte pour m'adresser la parole ?  Est-ce qu'il me trouvait de son goût ? 


À quoi pensait-il en regardant mon 2 B? 
                         

Pensait-il vraiment que mon 2 B nous conduirait là ? Tsé ! C'est là que je décidai que peu importe, au prochain cours, je n'apporterais pas mon 2 B. Ni même mon 3 ou 4 B. Je n'étais pas une fille facile. Que du H. 6 ou 8 H. On verrait rien sur ma feuille mais il était exclu que je donne à MÔSIEUR ce qu'il voulait quand il le voulait. 

Et de toute façon, mes histoires à moi ressemblent pas mal plus à ça...
                         

TSÉ ! Quelque chose d'inconfortable, de pas toujours insupportable mais qui finit toujours par faire mal à la longue....

Tout cet émoi occasionné par sa demande du 2 B me fît presque perdre pied et oublier mon but, regarder ses ongles d'orteil. J'en échappé mon 2 B ! Et trouvai ainsi l'occasion pour enfin admirer de quoi avait l'air ses pieds, ses gougounes et ses ongles d'orteil.  

                                     

À première vue, mis à part les gougounes, tout avait l'air normal. Des ongles pas coupés, avec juste ce qu'il faut de noir pour comprendre qu'il prend sa douche mais ne perd pas de temps à aller fouiller dans tous les coins... D'autre chose à faire le mec. 

Mais soudain... 


LA TERREUR ! Il avait des stries sur les ongles... 


J'avais maintes fois entendu Calleigh Duquesne expliquer que les stries blanches étaient signe d'empoisonnement lent à la mort au rat. Merde ! Que devais-je faire ? Comment lui annoncer que sa femme serait bientôt veuve ? Et de plus, si je ne disais rien, je risquais d'assister à son lent déclin en possédant un secret bien trop lourd à porter. Que devais-je faire ? Lui annoncer de but en blanc ? 

- "Vous avez des stries blanches sur les ongles d'orteils. Votre femme vous en veut !" 

Je risquais gros. Si je me trompais, j'allais monopoliser les services de la police, de médecins hautement qualifiés dans le poison à rats et de plus, j'allais faire la honte à sa femme. Alors que faire ? 

Écoutant mon courage, je jouai le tout pour le tout. Je ne retournai jamais plus au cours de dessin. 

OSTI QUE C'ÉTAIT PLATTE !


PIS QU'I CRÈVE !!! 

Ma vie était assez compliquée comme ça, j'allais pas me mettre à sauver les autres... 

Bonne semaine. 

TS



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