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Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

lundi 29 novembre 2010

La chicane

À la manière du "Rêve de Diana" qui nous présente, au début de l'épisode, au milieu et à la fin, ce qui vient de se passer il y a cinq minutes, voici un court résumé de l'histoire étrange d'Hermine et Épinéphrine. Peut-être commencez-vous à l'oublier ou encore auriez-vous tout simplement préféré l'oublier, mais toute cette histoire tourne autour d'un cours de fabrication de bijoux qu'Hermine et Épinéphrine ont pris pour tuer le temps. En fait, c'est plutôt Hermine qui en avait extraordinairement envie tandis qu'Épinéphrine, ne sachant jamais totalement ce qu'elle veut dans la vie, ne fait que suivre en bougonnant. Ayant des tendances négatives, légèrement dépressives, névrotiques, obsessionnelles et cyniques, Épinéphrine regarde le monde avec ses yeux critiques et tente tant bien que mal d'y survivre en attendant que tout ça finisse par finir.

Cette histoire de cours de bijoux tourne cependant à l'obsession pour Épinéphrine qui ne peut plus s'arrêter d'acheter compulsivement des boules de bijoux, d'où la visite au spa pour tenter de se calmer un peu. Toutefois, Épinéphrine en proie à un grand désarroi dénonce la surconsommation de ce monde de crèmes à face, ce qui enrage Hermine qui ne peut jamais jouir de plaisirs terrestres sans qu'Épinéphrine ne lui gâche la vie avec son négativisme. C'est ainsi que nos deux amies, dans leur grande sagesse dû à leur âge (43 et 46 ans) en arrivent à ne plus se dire un traître mot, chacune attendant que l'une fasse le premier pas à la face de l'autre.

Nous les retrouvons donc au deuxième cours de bijoux (ne désespérez pas, elles ont payé pour 10 cours seulement, quelle perspective de développement pour cette histoire ne trouvez-vous pas chers lecteurs ? Des heures et des heures de plaisir pur axé sur l'anthropologie du bijou féminin... ).

Lorsqu'Épinéphrine entre dans le cours de bijoux, elle constate qu'Hermine est déjà installée au bout de la table avec la madame "médaillon pare balles". Vous ne savez pas qui c'est cette madame ? Mais si je passe mon temps à tout vous réexpliquer, ça va faire comme dans le Rêve de Diana et il ne se passera pas grand chose . Ce qui va vous obliger à aller chercher quelque chose à manger pour passer le temps pendant que vous lisez l'histoire d'Hermine et d'Épinéphrine et vous allez m'accuser, moi, pour le poids que vous prenez...

Bon, voilà donc, nous revenons à l'histoire...  Épinéphrine remarque Hermine assise avec la madame médaillon pare balles. Elle se met alors instantanément à ruminer :

" Elle l'a fait exprès. Elle le savait que j'allais m'asseoir avec cette madame. Même si ses énormes boules à bijoux sont laides, au moins j'aurais pu en rire et avoir du fun pendant tout le cours. Elle me connaît assez pour me gâcher tous mes cours de bijoux qui me restent celle-là. Elle va trouver des stratégies pour se mettre dans mon chemin. Je suis certaine qu'elle va même répéter mes secrets. Comme le jour où j'ai surpris mon père tout nu avec ma mère et que ses fesses se sont imprimées dans mon cerveau. Quel traumatisme... Alors, chaque soir que je me couche, je pense aux fesses de mon père... et j'ai peur que le feu pogne...C'est parce que ça chauffait en maudit dans la chambre. Elle va même aussi lui dire que j'haïs les boules de la médaillon pare balles et si ça se trouve, elles vont se cacher en sortant pour m'attaquer en me lançant les bijoux. J'ai vraiment la chienne parce que si je reçois ça par la tête, je suis dû pour un coma d'au moins six mois. Et si je suis dans le coma, qui c'est qui va prendre soin de mon chat ?... "

Épinéphrine se rabat donc à l'autre bout de la table avec la professeur dont les sièges alentour sont ÉTONNAMMENT vides, CONSTAMMENT, à chaque semaine. C'est à se demander pourquoi. Il faut dire qu'elle met toujours de la musique à tue-tête et chante du country toute la soirée. Que voulez-vous, le country, c'est bien beau, mais à force d'en écouter, ça donne des acouphènes, vous savez, le bruit de fond qu'on appelle la guitare, ça fait comme biiiiiiiipppppp glinggggnnnn ..... et ça sort plus de la tête jamais. Épinéphrine se met alors à observer la professeur attentivement tout en regrettant de n'avoir personne avec qui partager ses médisances... oups, ses observations.

Déjà, la professeur affiche un poids nettement au-dessus de la moyenne, c'est à dire, qu'elle est une grosse toutoune. Mais c'est pas trop grave, se dit Épinéphrine, elle a une belle grosse poitrine qu'elle met bien en valeur. Un peu trop même. C'en est presqu'indécent. En fait, elle la met tellement en valeur que c'est difficile de se concentrer sur les boules à bijoux (non, pas de jeux de mots vulgaires avec les boules s.v.p. ! c'est pas mon style !). Même pour une femme hétéro, lorsqu'on en voit trop c'est comme si on voulait aller jusqu'au bout. Et on se dit, comme par pure maladie mentale, "Envoye, enlève-le, le maudit bouton qui tient le tout, dévoile-les tes gros seins une fois pour toutes, qu'on en finisse !" C'est comme une mauvaise histoire, tu n'en peux plus mais tu veux tout de même tout savoir, juste pour en avoir le coeur net. Le coeur net de quoi ? D'absolument rien, mais c'est ça une maladie mentale ! Enfin, donc les soirs de cours de bijoux assis près de la professeur, ce sont des soirs où t'en vois trop mais tu vois que tu finiras jamais d'en voir trop. C'est une frustration très difficile à supporter. Mais d'un autre côté, cette grosse poitrine représente un présentoir intéressant pour les bijoux de sa prof. Épinéphrine se demande si elle a choisit consciemment ce métier en raison de cet avantage évident.

"Et moi, se demande Épinéphrine, regardant sa petite poitrine incapable de mettre en valeur le moindre collier, quel métier aurais-je pu choisir ? Matelas ? Hum, pas assez confortable. Oreiller ? Tu exagères. Personne veut dormir sur des clémentines... Oreillette d'abord ? C'est ça, j'aurais pu devenir écouteur de walkman. Ben voyons, ce que je suis bête. Travailleuse sociale, c'est évident. Pour accepter ses complexes et aider les autres à vivre avec les leurs...  Ayoye, c'est ben plate un cours de bijoux sans personne à qui parler ?... "

Épinéphrine regarde donc sans en avoir l'air, son amie qui a l'air de s'amuser comme une folle.

En effet, Hermine semble en grande conversation avec la madame médaillon pare-balles.

- "Vous voyez, Hermine, il vous suffit de mettre une boule autour d'une corde et de faire un noeud. C'est à la fois tout simple et grandiose..."

- "Ah ben voyons donc ! C'est donc ben donc intéressant votre affaire ! " s'écrie Hermine qui vraisemblablement, en fait pas mal trop pour l'ampleur de la grandiloquence du sujet de conversation.

Mais elle est comme ça, Hermine. Dans sa vie, elle a appris à faire semblant. Montrer qu'elle est heureuse alors qu'elle veut juste crever par en dedans ! Ça ! elle l'a appris Mesdames et Messieurs. Pour ça !  Elle sait y faire de par sa grande expérience d'être constamment dompée par des hommes. Comme la fois où elle avait dansé avec qui mieux mieux toute la soirée alors que Roger venait de lui signifier que leur couple était terminé. Qu'elle avait trop grossi à son goût. Mais ce que cet idiot de Roger avait oublié c'est que c'était lui qui faisait la cuisine dans cette maison. Et son départ a résulté en une formidable perte de poids pour Hermine. Quel dilemme  ! Le bonheur de Roger dépendait de son propre départ... Mais elle a su lui montrer que rien ne pourrait l'affecter ni son départ, ni rien d'autre finalement, parce qu'elle ne l'a jamais vraiment revu le Roger... .

Alors, elle est là, à parler avec la maudite médaillon pare-balles alors que son amie a l'air de s'amuser follement à côté de la professeur qui chante du country. Quelle injustice...

Et voilà de quoi est faite cette vie parfois, l'herbe semble toujours plus verte dans la cour de sa voisine, surtout quand la voisine nous a abandonné.

Et le cours se déroule ainsi avec le silence de nos deux amies qui ne peuvent tout de même pas s'éviter jusqu'à la fin des temps...

Le cours terminé, nos deux amies sont forcées de se parler, passant le pas de la porte en même temps.

- "Salut Hermine, commence Épinéphrine. Wow ! Tu l'as le bijou ! Y'é donc ben gros ! On voit l'influence de la madame médaillon pare-balles."

- "C'est de l'art tu sauras. De l'art africain réalisé par des vrais de vrais africains."

- "C'est pas parce que c'est pas fait au Québec que c'est beau. Regarde-moi la grosseur de tes boules. C'est des noix de coco autour d'une corde ! Tu pourrais les couper en deux et t'en faire un soutien-gorge !"

- "T'as toujours le bon mot bien placé pour me faire fâcher toi hein? "

- "On redevient-tu amies ? Je m'ennuie de toi, mon amie. Je trouve le temps long sans personne à écoeurer."

- " Ouin, pis moi la médaillon pare-balles, elle m'énerve à force de m'expliquer des affaires niaiseuses. C'est le collier que t'as fait aujourd'hui ça ?" demande Hermine, montrant jalousement le bijou de son amie.

- " Oui, y'é beau hein ? La professeur m'a même dit qu'elle pourrait vendre mes bijoux. Que j'ai de l'avenir dans ça ! "

- "QUOI ? hurle Hermine, offusquée. T'AIMES MÊME PAS ÇA FAIRE DES BIJOUX ! ET TU VEUX EN VENDRE ? C'EST MOI QUI AIME ÇA FAIRE DES BIJOUX !...... FAUT TOUT LE TEMPS QUE TU TE RENDES INTÉRESSANTE TOI HEIN ? ELLE M'A PAS DIT ÇA, MOI LA PROF ! "

- " Ben là, c'est pas de ma faute si je fais des beaux bijoux... envoye ! Arrête de bouder, je te raccompagne chez toi. "

- " Pas question ! Je veux plus rien savoir de toi. "

- " T'es tu allée aux bleuets toi l'été passé ? " demande Épinéphrine, interloquée.

- " Ah non, moi les bleuets, ça me donne mal au dos. J'aime mieux les framboises, t'as pas besoin de te pencher. "

Les deux amies se regardent, étonnées et surprises de la direction que prend la conversation. Elles s'écrient :

- "Eille toi !"

silence...

- "Oui, you hou toi !"




Bon, d'accord, d'abord, je recommence... c'est ça, Épinéphrine demande à Hermine ...

_ " Mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour qu'on redevienne amies, Hermine ? J'en peux plus moi... Demande moi n'importe quoi. "

- " Vraiment ? " fait Hermine impressionnée.

- " Oui, je suis tannée de parler toute seule. Je suis prête à faire n'importe quoi pour qu'on redeviennent amies... "

- " Ok, j'en ai une idée. Y'a quelque chose qu'on peut faire ensemble et après ça, je te jure que tu vas la trouver belle ta vie. "

- " Ah oui ? " commence à s'inquiéter Épinéphrine.

- " On s'en va à Occupation Trouble, une émission de blogue réalité, filmée par une webcam... une émission où l'on ferait n'importe quelle bassesse pour ne pas avoir l'air d'un rejet et se trouver un chum qui vient accompagné gracieusement d'une maison... "





Suivez nos deux amies dans ce tout nouveau concept de blogue-webcam réalité, à la recherche de l'âme soeur...

2 commentaires:

Fumoffu a dit…

XD wow...j'ai hâte de les voir à occupation double !!!

Travailleuse sociale a dit…

:o) Occupation trouble ? ... un genre d'occupation double pour les ti-vieux ? C'est à suivre...

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