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Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

dimanche 30 janvier 2011

Une histoire de serviette sanitaire...

Ces temps-ci, nous pouvons voir à la télévision, cette extraordinaire publicité où un beau garçon accompagné d'un petit chien insignifiant, aborde une jeune fille pour lui parler de serviette sanitaire.

Bon, j'en ai, en vérité, pas énormément à dire. Après tout, nous vivons dans un monde évolué, où toute personne peut parler de tout ou de n'importe quoi. Et de plus, c'est extrêmement réaliste, puisque ça nous arrive très très souvent qu'un beau gars nous aborde comme ça, avec un petit chien, bon, ça pourrait aussi bien être un chat obèse ou une chèvre albinos, ça n'y changerait pas grand chose, donc qu'un super beau gars nous aborde avec comme sujet numéro de conversation, nos serviettes sanitaires. De toute beauté !

Et c'est au tout début de la relation, lorsque la passion fusionne nos esprits, qu'il nous est possible de discuter des soirées durant, d'épaisseur, de largeur, de longueur, de degré d'absorption et même de forme !  Parce qu'aujourd'hui, on trouve de tout, on ne vit  plus à l'époque de la Russie communiste, que diable ! Nos étagères sont bien remplies... Si on m'avait dit il y a 30 ans, qu'on retrouverait aujourd'hui des serviettes adaptées à des strings je vous aurais répondu : " Hein ? C'est quoi un string ? Ah !!! C'est une bobette de gogoboy homosexuel ? " De plus, on comprend qu'on a rencontré l'homme idéal lorsque ce dernier ne s'intéresse qu'à nos serviettes sanitaires et pas à celles de nos amies ou voisines. C'est extraordinaire ! Alors, à tous ces hommes qui ont ça comme sujet de conversation no. 1, je désire dédier ce billet....

Laissez-moi vous parler de mon adolescence et du début de l'utilisation de LA serviette sanitaire. Êtes-vous contents ? Et n'ayez crainte, pour ceux qui le préfèrent, les tampons ne seront pas en reste ...

Tout a commencé un beau jour où j'ai découvert cette nouvelle trace de "je veux pas savoir ce que c'est mais je m'en doute " dans le tréfonds de mon fonds de pantalon. J'ai alors hurlé à ma mère, du tréfonds de la salle de bain, que ça y était ! J'étais là, moi aussi. Désemparée, je ne savais plus que faire... Il m'en fallait " Des affaires pour arrêter l'affaire de couler".

C'est alors que ma maman m'a suggéré de prendre les siennes qui se trouvaient dans une boîte de Stayfree sous le lavabo. Une grosse boîte pour contenir des énormes serviettes... Tellement énormes qu'on pouvait les voir à l'oeil nu à travers nos jupes. En plus, elles avaient des espèces de ganses à chaque bout, tellement longues que j'aurais pu me les attacher après les oreilles pour assurer une certaine stabilité. Enfin, ces serviettes, c'était un peu comme la masturbation. Personne ne le savait, mais tu étais convaincue que tout le monde le devinait...

" Quoi ? Jamais je ne mettrai cela ! Mieux mourir ! "

J'ai alors fait une scène, toujours du tréfonds de la salle de bain, pour que ma mère aille m'acheter des tampons. Plus discrets, plus féminins, j'étais assurée que personne à l'école ne le verrait. Ce qu'elle a fait. J'ai encore honte d'avoir demandé ça à ma maman. Honte parce que malgré toute la bonne volonté, ces maudites affaires étaient tellement difficiles à mettre que j'ai du abandonné. Impossible, je ne savais pas ce que c'était, mais quelque chose empêchait le truc de bien coulisser... Vous l'aurez deviné, en effet, c'était l'applicateur en carton. Fallait enlever cette chose ? En tout cas...

Bref, quand je suis sortie de la salle de bain, ma mère, folle de joie, m'a félicité. Honnêtement, je ne voyais pas pourquoi cette nouvelle chose méritait des félicitations. Moi qui obtenait toujours de bonnes notes, je n'avais eu droit qu'à.. qu'à ... qu'à pas grand chose en vérité. Peut-être un mini-hochement de tête à peine perceptible. C'est ça, une approbation inversement proportionnelle à mes notes et à la grosseur de ses serviettes. Enfin, je me suis dit que ça y était, j'avais obtenu la bonne chose pour avoir un peu d'attention de ma mère. Un mois plus tard, alors que je lui annonçais encore la bonne nouvelle, ma mère n'a pas réagit. Rien à ma grande stupéfaction. On aurait dit que j'avais eu de bonnes notes. Et ainsi pris fin ma période de gloire maternelle.

Pour le reste, vous connaissez la suite. Mauvais caractère, faire le ménage la veille, me plier en deux le jour même, acheter une série de bobettes du dimanche et ça recommence à l'infini ou presque. Toute ta vie d'adulte, tu n'en peux plus et espère enfin le jour où tout ça se terminera. Mais quand ça se termine, c'est là que tu réalises, mais merde, c'est que je suis vieille... Qu'est-ce que je donnerais pour tout recommencer...

J'espère chers hommes que vous avez apprécié ce partage de vécu.

Je vous souhaite une belle et bonne semaine.

TS

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