Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 19 décembre 2009

Solide, je suis.

Solide, je suis. Toujours vous pouvez compter sur moi. Stable, fidèle, serviable, que dis-je, servile, jamais je ne vous fais défaut. Peu m'importe mon apparence, peu vous importe mon état, vous savez que vous pourrez toujours vous fier sur moi.

Dans le but inespéréré que vous remarquiez ma présence, je réchauffe votre vie lorsque vous sentez le froid s'imprégner dans votre être. J'adoucis vos soirées lorsque la solitude envahie votre esprit. Ce bien-être je vous le procure avec joie, espérant chaque fois un nouveau départ vers un futur plus serein.

Laissez-vous aller paisiblement tout contre moi. Appréciez les fibres de mon être rendant mon corps si soyeux. Aimez-moi, cajolez-moi, rendez-moi cet amour que je vous porte depuis si longtemps. De vous, je n'attends qu'un simple geste d'appréciation, de reconnaissance me prouvant l'utilité de mon existence.

Hélas, mes efforts ne semblent jamais suffisant pour mettre un peu de baume sur vos souffrances.  Vous ne me remarquez presque pas. Je suis là et rien d’autre. Je ne vous suis utile que pour déverser le trop plein de votre existence futile. À votre convenance, vous vous servez de moi pour ensuite me laisser seule, désespérée, dans mon coin. Je n'existe qu'à travers le bien-être que je vous procure. Vous croyez que je suis faite d'une fibre solide et résistante. Jamais je ne m'effiloche. Que l'on me griffe, me secoue, me frappe ou m'insulte, je résiste à vos assauts.  Votre attention je ne la possède que dans ces moments  où vous me secouez avec la ferme intention de me débarrasser des saletés dont vous m'avez maculée. Comme ces nuits où vous me visitez et déposez, au plus profond de mon être, cette souillure, en vous frottant sans retenue, sans douceur, tout contre moi.

Après tout, peut-être avez-vous raison. Je vais bien, je n'ai rien. Alors que votre existence n'est que pièces détachées. Vous avez suffisamment à faire pour pouvoir vous préoccuper de nul autre que de vous. Pourtant, je suis là. Pourtant vous ne me voyez pas. Et dans votre vie, je ne serai jamais plus qu'un tapis.

4 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Brillant texte. Ingénieux. Du bonbon "tapissé" mur à mur ;)

Travailleuse sociale a dit…

Comme dans Hansel et Gretel ? Merci du compliment. :o)

ClaudeL a dit…

Dois pas être brillante aujourd'hui, y a des jours come ça, mais il a fallu que je relise deux fois pour comprendre. Tout au long j'ai cru que c'était vous et je trouvais que vous vous mésestimiez.
En tout cas suffisamment intriguée pour que je revienne vous relire. Surtout après le commentaire d'encouragementlaissé sur mon blogue.

Travailleuse sociale a dit…

Ça se veut à double sens ...

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