Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 5 décembre 2009

Une victoire historique

Ce matin, je crie Victoire ! Victoire ! Non, je n’ai pas gagné à la loto. Et non, je n’ai pas fait ma vaisselle au moins une fois par jour cette semaine. Cependant, le succès qui m’habite en ce moment n’en est pas moins intéressant. J’ai dégusté un long et passionnant roman historique de la première à la dernière page, et ce, avec un immense bonheur. Depuis des années, j’avais perdu le temps et le goût de lire. Il m’était bien arrivé, à quelques reprises, mais vraiment pas très souvent, pendant un ou deux étés, dans les vingt dernières années, d’engouffrer un Harlan Coban ou un Kathy Reich, mais c’était presque par erreur. Un moment, où, soudainement, sans planification aucune, je me retrouvais seule, sans amis, sans télé ni ordinateur, rien de rien pour capter mon attention. Genre camping sauvage! Alors là, lire semblait être la meilleure chose à faire parce que véritablement la seule. Je choisissais donc un livre, pas trop long, avec beaucoup d’action et l’histoire d’une journée, l’aventure était consommée. Le temps avait passé. Pourtant, je sais que j’adore lire. Mais tout comme pour les téléromans ou les nouvelles relations, je n’aime pas les débuts, je les trouve trop contraignants. Je n’aime pas prendre le temps de connaître les personnages, d’apprivoiser le contexte et de me familiariser avec le style de l’auteur en espérant que je devienne soudainement captivée par l’histoire et ne puisse quitter qu’à regret ce nouveau monde qui s’offre à moi. J’ai toujours une crainte que mes efforts ne mènent nul part, que je finisse finalement par m’ennuyer. Je ne vois pas la lecture comme une grande opportunité de la vie où je pourrais me laisser surprendre mais comme une possibilité de perdre mon temps et mon énergie. Appelez-moi désabusée et vous aurez un peu raison.


Pourtant étant enfant, je lisais beaucoup. Je me régalais de Martine à la plage, de Brigitte hôtesse de l’air et de la Comtesse de Ségur. Je me souviens de la collection Rouge et Or; de minuscules livres, bien épais pour mon âge, que je savourais d’un bout à l’autre en une seule journée. Je n’avais de relâche que lorsque je connaissais la destinée de ces personnages devenus mes nouveaux amis. À la vue de cette énorme brique, ma tante s’était exclamée « Pour moé, toé, tu sautes des pages. T’es quand même pas capable de lire toute ça en une journée! ». Je me souviens avoir été profondément blessée par cette remarque, du moins suffisamment pour pouvoir m’en rappeler, encore aujourd’hui, 35 ans plus tard. Quelle garce! J’aimerais revenir en arrière et pouvoir lui répondre que « c’est pas ma faute moé, si je sais lire. J’ai pas passé mon enfance à fumer dans grange et me faire pogner les boules par les amis de mes 13 frères » . Un peu méchant, j’en conviens… Au moins, c’est pas elle qui a décidé où la messe d’enterrement de ma mère aurait lieu. Elle est tellement centrée sur elle que je pense qu’elle rêve à ses propres funérailles juste pour imaginer que tout le village défilera devant elle pour l’adorer. Pfff, critiquer ma capacité de lecture, espèce de c…. gna gna gna, celle-là qui le dit, celle-là qui l'est ! Ah ! J'haïs ça quand je rumine, c'est fini, bon. Je passe à autre chose. Je parle plus de cette garce de tante qui a jamais pris soin de nous malgré le fait qu'elle avait plein d'argent et qui, parce qu'elle est venue voir ma mère deux fois quand elle était malade, se prend pour mère Thérésa et nous demande de l'honorer pour le restant de ses jours. J'en parle plus c'est tout, je la déteste et c'est fini, bon.  

Enfin, comme je disais, je viens tout juste de terminer mon roman. Ma visite au Salon du Livre, conjugué au fait que j’écris sur ce blogue chaque semaine, m’ont redonné le goût de lire. De l’enfance jusqu’à l’âge adulte, j’avais beaucoup lu, enfin, je crois. Je n’ai pas vraiment de souvenirs de mes lectures d’adolescence. Je me souviens davantage de mes randonnées en jogging espérant faire disparaître mes bourrelets. Alors, une fois aux quatre mois, je me décidais, je partais à la course jusqu’au village pour m’apercevoir que je n’avais pas suffisamment d’énergie pour revenir à la maison et je faisais du pouce. De retour chez moi, je terminais ma séance d’entraînement avec des sit-up, des push-up ainsi qu’un exercice de ventre et de jambes qui me donnaient des jouissances sexuelles. Vous connaissez? Vous vous couchez sur le dos, vous mettez vos mains sous vos fesses et montez vos jambes puis les redescendez et ainsi de suite. Essayez, vous verrez ! Orgasme et courbatures assurés. Si ça ne fonctionne pas, c’est que vous vous y prenez sans doute mal. Ça ne fonctionne toujours pas? Ah, peut-être que je ne savais pas trop ce qu’était un orgasme à l’adolescence…

Je viens juste de terminer un roman historique, qui, à mon avis, porte bien son nom. Un monde sans fin de Ken Follett. Un livre comptant pas moins de deux millions quatre cent mille pages et je suis fière de les avoir toutes lues. L’histoire débute en 1327 et j’ai bien cru qu’elle se terminerait en 2009! Ça m’a pris six mois. Dès le début, sur le bord d’un lac, je me suis laissée envahir par cette histoire de cathédrales et d’amour impossible. Il faut dire que l’automne a été bien occupé et j’ai dû délaisser pendant quelques mois ces personnages. Je dois avouer que je trouve toujours une ou deux défaites pour ne pas lire : écouter la télé, faire du sport, me reposer de mon travail etc. Je passe d’ailleurs trop de temps devant la télé à écouter absolument n’importe quoi. La télévégétation quoi ! Il s’agit là d’une expérience qui se rapproche de celle de la drogue. On reste assis sans bouger pendant des heures, un sourire narquois sur les lèvres, devant une télé qui ne présente rien, le cerveau à off.

Tout de même, j’apprends beaucoup en télévégétant. Je sais maintenant ce qu’est une artère fémorale. Si vous vous la coupez, vous vous videz de votre sang. Depuis que j’ai acquis cette connaissance, je ne vois plus mes cuisses de la même manière. Je fais désormais mon jogging, les jambes un peu plus écartées, histoire de ne pas trop user mes artères fémorales. De plus, je sais ce qu’est une commission rogatoire. C’est ce que disent les policiers américains qui parlent français. Ils ont toujours l’air un peu con, mais ils demandent tout de même, avec tout le sérieux du monde, une commission rogatoire. Et c’est tellement plus facile à dire qu’un mandat n’est-ce pas? Sacrés Américains, on aura jamais tout vu ni tout entendu ! Je sais aussi ce qu’est un acrochordon. Je suis aussi davantage contente de pas en avoir que de savoir ce que c’est ! C’est totalement dégueulasse, même l’enfant est dégoûté par l’apparence de sa propre mère avec cet acrochordon. Et pour maintenir le suspense, je vous laisse chercher la réponse sur internet.

C’est vrai, je l’avoue, je ne télévégète que devant les séries policières de Séries Plus. J’ai bien essayé devant TV 5 mais le plaisir n’est pas le même. Je trouve qu’il y a beaucoup trop de contenu pour garder mon cerveau en état de somnolence. Je suis d’accord pour apprendre plein de choses, mais à petites doses sinon c’est le badtrip assuré. Je trouve aussi que certaines émissions sont beaucoup trop émotives pour moi …


- Consonne

- C

- Voyelle

- E

- Consonne

- S

- Consonne

- T

- Consonne

- P

- Voyelle

- L

- Consonne

- A

- Voyelles !!!

- TTE

J’ai donc repris la lecture de mon livre ayant eu un peu peur de le délaisser après 1000 pages. Que d’efforts perdus ! Je ne voulais pas avoir à les relire l’an prochain. Alors je l’ai fait et j’ai terminé maintenant.

Avertissement, le passage qui suit révèle le contenu du livre.

Je m’ennuie déjà de Merthin et de Caris, de leurs talents et de leurs péripéties. Mais pas de Ralph, lui je ne vais pas m’en ennuyer. Ralph c’est un gros cochon détestable et je suis bien contente qu’il ait fini égorgé, le sal. Lui aussi, c’est le style à dire à Caris qu’elle est pas assez bonne pour lire toute seule son gros livre.

Puisque j’étais un peu triste d’avoir terminé ma lecture, j’ai voulu prolonger mon plaisir, alors j’ai fait une recherche sur internet pour admirer la flèche de Merthin tout en haut de la cathédrale de Kingsbridge! J’ai alors découvert avec horreur qu’il n’y a pas de cathédrale à Kingsbridge! Je me suis sentie  flouée d’avoir lu ce livre en croyant dur comme fer que les références historiques étaient vraies. C’est bizarre mais on dirait qu’une histoire est encore meilleure si l’on croit qu’elle est vraie. C’est d’ailleurs une question qu’on me pose régulièrement sur celles que je raconte. C’est tu vrai? Ton père as-tu fait ça pour vrai? Je m’amuse ainsi à mélanger les styles de la réalité et de la fiction pour mon plaisir et j’espère toujours, pour celui ou celle qui me lit.Mais, et c’est la fin de mon histoire, je n'aime pas recevoir les coups que je donne aux autres… .

Aucun commentaire:

BlogueParade.com