Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 9 janvier 2010

Pensées impures

Par un glacial matin de décembre, je vis les pompiers débarquer chez moi. Peur panique. Au feu, au feu ! Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux? Mais où est passée la grande échelle? Qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux. Pas de panique il nous les faut. Vite, sauve la sacoche ! Sauve le chat ! Du calme, du calme, respire ! Le chat est mort il y a six mois. Le temps de reprendre un peu mes esprits avant de réaliser que les pompiers sont désormais premiers répondants à Montréal pour les premiers soins. Ils sont plus vite que les ambulanciers et nos chances de survie sont par conséquent augmentées. Je trouve ça ingénieux comme idée, mais moi, tout ce que j’arrive à penser c’est « Wow, les pompiers ! » De quoi espérer tomber malade subitement. « Sauvez-moi, prenez-moi, faites-moi mal, donnez-moi le bouche à bouche, mais surtout, déshabillez-vous !»

Finalement, ils sont venus chercher la vieille dame de 78 ans, en haut de chez moi, vous savez celle qui marche en pantoufles à talons hauts toute la nuit et qui fait jouer sa télé tellement fort que j’ai de la difficulté à m’entendre penser. Du coup, une idée me vint, vive et puissante comme l’éclair, « Ouais, c’est peut-être son dernier voyage celle-là. » J’eus alors un peu honte de souhaiter ainsi sa fin alors je me suis vite répondue à moi-même : « Ben quoi, elle va peut-être atterrir dans un centre d’accueil ! ». Et bien, je vous le donne dans le mille, 3 jours plus tard, elle était morte.

M’étais-je découvert un don de voyance ? J’eus soudain peur de mes nouveaux talents. Je pouvais lire l’avenir dans les lignes de mes émotions. J’espérais qu’il n’en était rien parce que constamment je lutte contre ma peur de mourir, de grossir ou de tomber à pleine face devant ma classe ! Finalement, quelques jours plus tard, je découvris que je n’avais aucun don. Il y a plus d’une semaine que mon propriétaire fait des rénovations dans le logement d’à côté, j’ai beau souhaité qu’il crève d’une crise cardiaque, il ne se passe absolument rien. Il continue encore et encore et encore à me marteler la tête, sans cesse et sans pitié, avec ses coups de marteau et faire vibrer mes nerfs avec sa drill. Imaginez, du bruit dans un logement vide, y’a de quoi virer fou.

Malheureusement pour mon proprio, le locataire d’à côté n’est pas mort. Il est parti sans crier gare, et surtout, sans payer son loyer, pendant des mois. Je le sais parce que j’ai vu plusieurs lettres de mon proprio collées à sa porte, lettres qu’il prenait soin de ne jamais ouvrir. Les mauvaises langues vous diront qu’il n’a pas pour autant oublié de payer sa marijuana, mais bon, qui suis-je pour juger mes voisins ? Effectivement, il n’appartient pas à moi de le crucifier sur la place publique virtuelle parce qu’en huit ans, il n’a jamais rien nettoyé dans son quatre et demi. Il n’a jamais non plus ouvert ses stores verticaux ni même ses fenêtres ! De plus, nous entamions ensemble, puisque nous partagions le même balcon, le troisième hiver de crottes d’oiseau dans sa porte patio ! Mais non, je ne juge pas ça moi des crottés qui vivent dans leur saleté sans jamais se soucier de la santé d’honorables gens comme moi et comme la vieille d’en bas, qui a toujours le nez dans sa fenêtre à épier le moindre de nos mouvements. En tant que travailleuse sociale, j’ai appris à accepter les personnes telles qu’elles sont. Avec leur manque de savoir vivre et leurs habitudes débiles !

Bon, il faut dire que ce cochon de voisin avait de grandes qualités. Malgré son insalubrité, il ne faisait jamais de bruit. Et puis, comme ses stores étaient constamment fermés, j’avais le balcon à moi toute seule et surtout personne pour fouiner constamment dans ma porte patio. Je pouvais également utiliser sa corde à linge, en plus de la mienne, sans lui demander la permission, puisqu’il ne regardait jamais à l’extérieur. Ça ne sentait pas non plus ses poubelles, puisqu’il n’en jetait jamais. Le voisin idéal quoi !

Avec son comportement asocial, les premières années, je me suis imaginée des scénarios dignes des films de Lars Von Trier. Il avait alors transformé son quatre et demi en serre et cultivait de la marijuana destinée aux Mexicains. Autosuffisant grâce à ce commerce, il se coupait du reste du monde en se terrant dans sa serre, et par conséquent, à l’intérieur de lui-même. C’est ainsi que des idées d’automutilation surgissaient de son esprit, jusqu'à ce qu’un jour sombre, il se coupe le clitoris en gros plan sur grand écran !

(Non mais, une serre de mari ! Ce devait être pour ça que j’avais tout le temps des chaleurs. Rien à voir avec les hormones ! Shit ! C’est-tu le temps d’appeler les pompiers ? Venez messieurs éteindre le feu qui brule en moi. Arrosez-moi, faites aller votre chose, faites gicler votre hose, mais de grâce, déshabillez-vous !)

Mais bon, comme sa mère le visitait très régulièrement, je me ravisai. Une mère ne laisse pas son garçon de 25 ans, se couper le clito ainsi, sans anesthésie.

Alors, ce devait être un terroriste qui cachait ses bombes, destinées aux Mexicains, derrière ses portes closes. Là aussi, une amie m’expliqua que ces derniers ne font rien pour attirer l’attention. Ils tentent de se fondre dans la masse. Alors les volets clos, rien de tel pour susciter la curiosité des voisins. J’optai plutôt pour la maladie mentale sévère et irréversible. J’oubliai totalement le scénario selon lequel fumer autant de marijuana rend dépressif et totalement paranoïaque.

Comme quoi, quand vous êtes dans la merde, ne comptez pas sur vos voisins pour vous aider ! Appelez plutôt les pompiers !

5 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Y aurait peut-être la théorie que le voisin était un quadraplégique alité , sourd et muet qui fumait de la mari..... Pis la femme que tu prenais pour sa mère venait justement pour lui faire un "p'tit pompier " ;) hum !

Et pour nourrir l'oiseau....ben là ma thèse ne tient plus....zut ! :)

Travailleuse sociale a dit…

Elle est bien bonne. Finalement, c'est l'histoire du gars qui rêvait d'être un popsicle... Vivre gelé toute sa vie et mourir suc... !!! Même l'oiseau meurt et se fond dans l'univers... euh... c'est quoi cette histoire d'oiseau ? Bonne semaine à mon plus fervent lecteur ! ;o)

Pierre H.Charron a dit…

LOL, Bonne semaine à toi !!!

Jacksam4eva a dit…

Hey,

J'ai un peu hésité à te laisser un comm' sachant que je viens juste de le découvrir et que je n'ai pas lu tous tes articles mais je me suis dis que je te laisserais tout de même une petite trace. J'aime beaucoup ta manière d'écrire, très amusante et réaliste, comme quoi finalement la vie peut être très interressante à raconter.

Bon je dois y aller mais je repasserais sous peu pour de plus amples explorations.

Bisous

Travailleuse sociale a dit…

Je suis tombée sur ton commentaire par hasard. Désolée de ne pas avoir répondu dans des délais normaux. J'ai délaissé mon blogue depuis quelques temps. Heureuse tout de même d'avoir lu ton commentaire.

TS

BlogueParade.com