Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 4 juillet 2009

La lecture en cadeau

À mon dernier anniversaire, j’ai reçu un livre. Un livre comme je les aime. Une fresque historique. J’ai alors laissé passer l’automne et l’hiver et attendu les vacances pour pouvoir le lire d’un bout à l’autre, et ce, sans interruption. J’adore lire, mais j’ai un rapport complexe avec la lecture. Tout d’abord, mon travail m’a toujours amenée à me plonger dans des lectures de textes variés et à de la rédaction. Lire constitue alors une sorte de prolongement de mon travail, ce que je trouve quelque peu rébarbatif. De plus, la fatigue de la journée fait en sorte que je m’endors après 10 pages de lecture et je perds ainsi le fil de l’histoire. Mes vacances sont donc tout à fait indiquées pour pratiquer ce passe-temps.
De plus, un autre aspect de mon rapport difficile avec la lecture est celui de l’engagement. Lorsque je commence un livre que je n’aime pas, j’ai toujours beaucoup de difficultés à l’abandonner. Un peu comme une mauvaise relation de laquelle je n’arrive pas à me sortir. Dans ma tête, il y a quelque chose qui dit " Tu ne vas pas gâcher l’énergie que tu as investie ! ". Et je persévère, malgré le fait que les pertes dépassent parfois largement les bénéfices.

Voilà, mon problème est maintenant exposé à la face du monde virtuel. Jusqu’à maintenant, le fabuleux livre reçu en cadeau m’ennuie. Je le trouve plein de clichés déjà retrouvés dans les lectures de mon adolescence. Cependant, je me sens quelque peu coupable de ne pas honorer ce cadeau… Ah ! que c’est compliqué les vacances. J’ai donc décidé de joindre la futilité de cette lecture à l’agréable de l’écriture et de réécrire, façon travailleuse sociale, cette histoire.
Hum, hum… alors voici hum, hum, je vous raconte…

Le contexte


Version originale
L’histoire se déroule en France à la fin de la guerre des cent ans. Charles Vll soutenu par Jeanne D’Arc, dite la Pucelle, a libéré la France des Anglais et a repris droit à son trône. Lorsque nous rencontrons l’héroïne du livre, nous sommes en l’an de grâce 1450. Jeanne d’Arc a déjà péri sur le bûcher par la main de l’Anglais. Les territoires de Normandie sont conquis. Des anglais, qui s’étaient installés sur des terres françaises pendant le long siège, ont repris la route pour l’Angleterre. D’autres, plus pauvres, n’ayant pu quitter le pays, errent dans les bois, volant et tuant pour subsister.
 
Version travailleuse sociale
Jeanne d’Arc, pauvre pucelle, cherchant un sens à sa vie, s’entiche secrètement d’un roi et décide de se donner corps et âme pour le changer et le sauver. Évidemment à cette époque, "Ces femmes qui aiment trop" n’a pas encore été publié. Toutefois, même s’il l’avait été, je doute fort qu’il aurait eu le moindre effet sur la pauvre Jeanne puisqu’un livre n’aboli pas toute une éducation axée sur le don de soi. Enfin. Elle a pitié de cet homme de descendance noble qui n’a vraiment rien pour lui n’ayant même jamais occupé son propre trône. Elle prend donc une armée et fait le ménage en balayant la France des méchants anglais. Charles Vll est sacré roi à Reims en 1429. Malheureusement pour notre pucelle, le roi, étant un homme avant tout et ayant obtenu ce qu’il désirait, l’abandonne sans explications à son triste sort.




L’héroïne


Version originale
Nous rencontrons dans ce livre une autre Jeanne, 15 ans, jeune ingénue, possédant un attribut incontournable dans cette histoire, son fabuleux teint de pêche. Elle s’attarde pour cueillir des champignons et lorsqu’elle rentre à la maison après l’angélus, elle retrouve toute sa famille égorgée. Il ne lui reste plus qu’un âne et de l’argent caché par son père. Jeanne et les villageois soupçonnent ces anglais moribonds errant dans les bois, d’être responsables de cet horrible crime. Après avoir enterré sa famille, notre deuxième pucelle, qui ne le restera vraiment pas longtemps, jure de venger son père et sa mère et de retrouver son frère qui a vraisemblablement été kidnappé. Elle s’habille alors en garçon et part pour Paris.

Version travailleuse sociale
Ce qu’on comprend rapidement ici, c’est qu’à 15 ans pour aller courir de par le vaste monde, il est utile qu’on extermine père et mère puisque, avec eux, il ne saurait y avoir d’histoire. Jamais dans une famille qui se respecte, on accepterait de laisser aller courailler et qui plus est à Paris, ville de machos par excellence et ville de tous les dangers, une jeune fille risquant de perdre très vite son honneur. Donc, maintenons dans cette histoire cette mort atroce ainsi que la promesse de Jeanne de venger le sort injuste subi par sa famille. Cependant, en avons-nous vraiment quelque chose à cirer que notre jeune ingénue possède un foutu teint de pêche ? Franchement ! Avez-vous déjà obtenu un emploi à cause de votre teint de pêche ? La caissière du super marché fait-elle baisser les prix lorsque vous avez un teint de pêche ? Vous aurez compris qu’il s’agit davantage d’une métaphore annonçant que tous les hommes qu’elle rencontrera voudront s’adonner aux plaisirs de la dégustation de la pêche. Donnons plutôt à notre héroïne un attribut beaucoup plus utile, l’intelligence. Ça change déjà quelque chose sur le plan des aventures qui lui seront réservées, n’est-ce pas? Finis les histoires de couchettes à toutes les quatre pages ! Ainsi, se demande-t-on, comment s’ouvriront devant elle les portes de la réussite ? C’est ce que nous verrons peut-être dans la suite de cette histoire.

Son arrivée à Paris

Version originale
Elle trouve refuge dans un local abandonné et s’installe un beau jour au coin d’une rue pour vendre des échaudés; sorte de pâtisserie triangulaire fourrée avec diverses substances (noix, confiture, miel, etc.). Ces échaudés, inconnus des Parisiens, font en sorte qu’elle devient très vite populaire et son commerce fleuri dès la première minute qu’elle l’ouvre. Elle fait la connaissance d’un gueux qu’elle lave, habille décemment et prend comme aide dans son entreprise et tant qu’à faire, il devient son amant. C’est le premier de ce qui semble être une longue lignée d’excités ne pouvant résister à ce teint de pêche. J’ai oublié, ça n’est pas le premier, elle avait rencontré sur sa route en direction de Paris, un juif, de qui elle tombe amoureuse. Elle a passé la nuit avec ce beau juif, mais on comprend qu’ils font plein de cochonneries sans vraiment consommer l’acte pleinement. C’est la toute première expérience sexuelle de notre jeune chose au teint de pêche.
Reprenons ici l’histoire avec l’ancien gueux devenu homme à tout faire pour notre ingénue et avec qui également, elle fait des choses sans aller jusqu’au bout. On ne parle pas ici de masturbation ou de vibrateurs de l’époque. On ne sait d’ailleurs vraiment pas de quoi au juste on parle, l’imagination est laissée au lecteur selon ses connaissances et les expériences qui lui sont propres.

Un beau jour, l’ex-itinérant rentre tard, donc notre ingénue de 15 ans, ne l’oublions pas, étant inquiète, se promène toute seule tard le soir dans les rues de Paris. Arriva ce qui devait arriver, elle rencontre un poète qui, croyant avoir affaire à un jeune homme, veut la violer. Lorsqu’il s’aperçoit qu’elle est en réalité une femme et bien, qu’à cela ne tienne, rien n’arrête le feu brûlant du poète, il la viole quand même et lui arrache sa virginité. La belle est horrifiée de ce qui lui arrive mais ça ne dure pas très longtemps, parce qu’elle finit par prendre son pied devant tant de plaisirs proposés si énergiquement.

Le soir venu, lorsque l’ex-itinérant découvre que celle qui l’a sorti de la rue pour lui redonner rien de moins que sa dignité et qui, étant inquiète comme le maudit, court tous les dangers possibles pour le retrouver, et bien, il s’aperçoit qu’elle n’est plus vierge ! Quel drame ! Étant tout simplement horrifié, il s’enfuit et se suicide. Rien de moins. On vient ici de se débarrasser de cet opportun sans trop savoir pourquoi. C’est sûr que notre héroïne est ben ben triste mais sa dépression ne dure pas tellement longtemps puisque son entreprise est quand même très prolifère et au rythme où l’histoire se déroule, il y a fort à parier qu’on entendra encore parler de son teint de pêche. À cette étape-ci, nous n’avons à peine lu que 120 pages du premier de trois tomes d’une longueur de 500 pages chacun. Nous rendrons nous jusqu’au bout ? C’est ce que nous verrons.

Un beau jour, une dame très riche débarque pour venir manger ces échaudés dont tout Paris a, "comme de faite", aurait dit ma grand-mère, entendu parler. Il s’agit d’Agnès Sorel, la maîtresse du roi… Non mais, on voit vraiment rien venir… Je ne l’ai pas encore lu, mais je suis certaine que le roi va vouloir non seulement goûter aux échaudés mais aussi échauder la pêche de notre ingénue … Une question surgit alors dans mon esprit : " Une fois qu’on s’est fait un roi, qu’est-ce qu’il reste d’autre? Le roi de la pop ? Euh, mauvais exemple… Le roi de la poutine d’abord ?". Enfin. Donc, le lendemain, elle rencontre le roi. Oui je sais que ça va vite, mais c’est pas moi qui l’ai écrite cette histoire. C’est comme ça. Donc elle rencontre le roi qui mange ses triangles aux noix et qui l’installe, dès le lendemain, dans un local pour faire commerce. C’est ainsi que le premier juillet de cette année-là, elle déménage aidée par un garde du corps de la maîtresse royale et devinez quoi ? Et on repart en s'allongeant sur le plancher pour autre un moment de plaisir inoubliable pour cette donzelle insatiable. Et, oui ! faut bien payer le déménageur !
 
Version travailleuse sociale
Jeanne, habillée en homme, arrête ici de crier à tout vent à qui veut l’entendre qu’elle est une jeune femme et donc une proie facile pour tous les pédophiles et obsédés du déflorage de l’époque. Elle décide de cacher son identité le plus longtemps possible pour avoir accès à la vie heureuse d’un homme libre. L’auteure du blog tente ici de sortir de ce pseudo conte de fées porno pour donner un sens à la vie d’une jeune femme qui vient de vivre une tragédie dont elle mettra des années à surmonter à coups de dépressions, de thérapie de sorcières et de remèdes de tisane douteux mais efficaces.

Avec toute l’intelligence dont elle sait faire preuve, elle remarque que personne, dans le quartier où elle s’est installée, ne vend ces fabuleuses pâtisseries que sa mère lui cuisinait avec amour. Elle décide donc, avec l’argent laissé par son père, d’acheter les ingrédients nécessaires et de tenter sa chance. Elle rêve de bâtir un empire pour honorer la mémoire de ses parents. Attiré par l’odeur de ce met inconnu, elle fait la connaissance d’un gueux qui, en échange d’une pâtisserie, lui donne des informations utiles à qui ne connaît pas la ville et ses dangers. Pour installer commerce, elle doit d’abord payer une franchise au notaire qui habite à 3 rues de là. Ce geste lui évitera bien des problèmes de la part de ses concurrents, moins talentueux, qui la dénonceront sûrement par pure jalousie. De plus, il lui indique les rues à prendre si elle veut éviter les brigands, les voleurs et les poètes violeurs. Jeanne, aime énormément ce jeune homme et lui offre de le prendre comme aide dans son tout nouveau commerce. Celui-ci apprécie ce geste de confiance et accepte avec plaisir, et ce, sans même coucher avec notre belle et intelligente Jeanne. Je sais, ça manque de rebondissements. On ne voit pas de mamelons dorés et sucrés se dresser vers qui que ce soit ni de grosses fesses fermes poindre à l’horizon. Et c’est justement à ce moment normalement que l’auteur sent le besoin d’allumer le lecteur avec une "petite vite dans un coin sombre"  histoire de réanimer l’intérêt.

Je choisis plutôt de prolonger l’histoire de la maîtresse du roi ayant entendu parler de ces sublimes pâtisseries. Effectivement, elle les adore et vient par la suite, chaque matin, en acheter. Et dans un geste de tendresse et d’amour, elle en ramène au roi avec la certitude que le miel des échaudés sucrera les doux baisers de son amant royal.

Mais Jeanne, toujours habillée en homme, est un jour prise au piège. La maîtresse royale, sa meilleure cliente, lui demande son nom. Elle sent qu’elle ne peut lui mentir. Après tout, malgré la distance établie par la noblesse, elles sont devenues des connaissances qui apprécient énormément leur rencontre matinale accompagnées de discussions agréables.
- "Je m’appelle Jeanne votre Grâce. Je suis venue à Paris pour retrouver les meurtriers de ma famille. J’ai dû prendre l’apparence d’un homme afin de n’être pas importunée dans ma quête de rétablir le déshonneur infligé à mon humble famille."

La maîtresse du roi est touchée par cette histoire de courage et d’honneur et décide de faire preuve de sollicitude en prenant sous son aile cette ingénue. Elle lui offre de rencontrer le roi qui, voulant plaire à cette belle maîtresse, dont il est éperdument amoureux, installe Jeanne dans un local près du palais. Ainsi, elle aura la chance de développer son commerce en nourrissant la cour de ses succulentes découvertes. Voilà, il s’agira d’une histoire de complicité entre deux femmes de rangs différents qui feront alliance pour retrouver les méchants meurtriers de la famille de Jeanne. Et non, elles ne vont pas faire l’amour ensemble. Je ne réécris pas cette histoire pour y réinjecter de nouveaux fantasmes masculins tout de même, calmez vous !

Et bien voilà, l’histoire est lancée. Maintenant, j’ai le choix, soit je laisse tomber ce livre barbant, même si je possède un mince espoir que ça devienne intéressant, soit je continue à vous le réinventer. Cependant, ma capacité à faire des choix étant fortement altérée par la liberté de mes vacances, j’ai le goût à ce moment-ci, d’interpeller le lecteur que vous êtes afin qu’il m’indique la suite des choses, et ce, tout simplement en répondant au sondage que vous trouverez tout au bas de cette page….

À bientôt !!!

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