Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

vendredi 6 novembre 2009

Article poche pour blogue inutile

Blague poche : 

Une femme nue, se regarde debout devant la glace. Elle dit à son époux :

" Je me trouve horrible à regarder, grasse et ridée... J'ai besoin d'un compliment ".

Le mari répond :
" Tu as une bonne vue ".

(Source : http://www.humourr.com/divers/blague-116.html)


Ce matin, en parcourant les blogues, je suis tombée sur une montée de lait d’un auteur qui s’en prenait aux blogueurs qui n’avaient absolument rien à dire. Par exemple, un blogue où il est possible d'y lire des informations du genre que l’auteur s’est levé le matin à 6h12 et qu’il était un peu déprimé et fatigué. Le déjeuner s’ensuit avec comme intrigue principale que le beurre était ramolli parce que « Oh! Non! », il avait été laissé sur le comptoir toute la nuit. La douche arrive, le téléphone sonne et là tout nu, les yeux pleins de savon, l’auteur répond au téléphone… Nous croyons alors fermement qu’il va se passer quelque chose du type : « Allo, tu dégouttes et moi j’arrive dans deux minutes pour te dégoûter de ta journée. » Ah! Le maniaque du matin s’en vient pour gâcher ta journée et tous tes lendemains… Mais non, on apprend simplement que c’est un faux numéro et qu’il faut retourner dans la douche pour reprendre le travail là où il l’avait laissé…


À ce moment précis, soit on est hypnotisé et incrédule devant autant d’insignifiances, mais on continue notre lecture jusqu’au bout en espérant qu’il finisse par se passer quelque chose. C’est un peu comme jouer à la bourse… on a déjà assez perdu comme ça, mais on continue en priant que ça va finir par payer. Soit on s’arrache à ce blogue complètement déprimé en réalisant que l’on est sur le bord de commencer à penser au suicide parce qu’on s’aperçoit en quelque sorte qu’on est en train de lire le compte-rendu de notre propre vie.

J’ai donc décidé cette semaine de vous offrir un article poche en hommage au courage de cette dénonciation des blogues poches. Je veux ainsi me lever au sommet de la « pochitude ». Dans ce monde virtuel, je désire ardemment, moi aussi, faire l’étendage de ce fumier de paroles inutiles et rendre fertile, cette terre, de mauvaises herbes intellectuelles. « Oups, s’cusez, je deviens quasiment intéressante là. Je me reprends. » Alors, voilà, mon article poche commence ainsi :

Ce matin, le 11 novembre, c’est la journée des morts. C’est prévu qu’il ne se passera rien aujourd’hui. Le mois de novembre est gris et la journée, juste morte. Cette journée du souvenir, c’est un peu comme l’Halloween, mais sans bonbons, sans enfants. Ils sont tous déguisés pareils, des ti-vieux avec des ti-bérets et s’en vont tous prier un soldat sans nom, mort à la guerre, pis que sa famille a jamais su ce qui lui était arrivé, pis qu’on prie pour rendre hommage aux personnes qui se sont battues pour la patrie; cette patrie qui a justement permis qu’on se fasse assassiner collectivement, et ce, en toute légalité. C’est pas poche ça ?

Bon, peut-être pas autant que la famille de 3 zouinzouins qui sont devant moi dans la ligne du métro et qui veulent payer 3 tickets avec une carte de crédit et qui, à défaut de quoi, sortent un « brun » pour payer et qu’ils ont même pas l’air de trouver ça anormal. (Je vous explique, j’ai écrit ce texte dans le métro…)

Donc, pour en revenir à la journée des morts, le 11 novembre, qui n’a finalement aucun rapport avec ma journée vu qu’on est même pas le 11 novembre aujourd’hui, mais on s’en tape franchement, qui a besoin de détails pareils quand il lit un blogue ? En tout cas, cette journée-là, je me suis réveillée à 5 h, comme à l’habitude, et comme à l’habitude, optimiste devant l’Éternel, je suis restée au lit jusqu’à 6 h en espérant que j’allais me rendormir. Mais je me rendors crissement jamais donc, chaque matin, je perds une heure de mon temps. Sauf quand je commence à donner mes cours à 8 h et il faut que je me lève à 5 h, là, j’ai pas le temps de rester une heure de plus au lit.


Lorsque je me lève, je commence ma journée en me grattant allègrement le derrière. Je profite alors de ce moment d’intimité bien personnelle et ma foi, trop rare, pour aller en profondeur puisque le reste de la journée, ça serait un peu gênant et dégueulasse. Je serais difficilement un modèle pour toutes les générations d’étudiants à qui j’enseigne si je m’adonnais à cette activité à longueur de journée. Une fois terminé, ce moment d’extase matinale qui ne dure jamais plus d’une heure à lui seul, je vais déjeuner.


En écrivant ces lignes, je me surprends à me sentir remplie d’un sentiment de joie et de satisfaction rarement ressenti puisque le fait d’écrire sur absolument n’importe quoi me mène à oser aller dans des recoins insoupçonnés de… mon imaginaire. Loin de moi pourtant l’idée de me mettre à vous raconter des histoires de pipi et de caca pendant des lunes. Je vous rassure en vous disant que je ne laisserai pas tomber mes écrits futurs dans des exercices répétés d’autosatisfaction de mes besoins personnels. Mais pour aujourd’hui, ça cadre dans le programme et voilà, c’est ça qui est ça.

Et là, vous vous demandez encore si je me suis lavée les mains avant de me faire à déjeuner ? J’aimerais alors vous dire que je suis peut-être poche, mais, calvaire, je ne suis pas malpropre à ce point. Donc, je disais en vivant ce moment totalement ordinaire d’une fille complètement ordinaire, je disais que je mangeais mon déjeuner tout en surveillant les croquettes de chat laissées sur mon balcon pour le matou itinérant qui rôde dans ma ruelle depuis cet été.

Ce méchant matou, que j’essaie d’apprivoiser, ne vient pas tous les matins. Je le soupçonne d’attendre que je sois partie pour venir profiter de ma bouffe. Je suis aussi en compétition avec mes vieilles voisines qui le nourrissent, elles aussi, mais le laissent dehors. Moi qui suis prête à le prendre chez moi, j’ai affaire à un récalcitrant. Probablement un névrosé avec un trouble de l’attachement. Et puis, il y a la voisine d’à côté qui est venue saboter ma tentative de séduction en lui faisant une chambre à coucher dans un locker désaffecté parce qu’elle ne me trouvait pas assez entreprenante. Elle trouvait que la chaise laissée sur mon balcon avec une couverture ne suffisait pas à le rendre heureux. Il faisait encore trop pitié à son goût. Elle m’a ordonné de le séquestrer du jour au lendemain, et de l’obliger, par la force, à m’aimer. Je me voyais alors transformée en infirmière de chat jouant dans Misery et le martyrisant pour qu’il finisse par m’appartenir. Mais moi, je suis plutôt du type : « Avec du temps et de la patience mon minet, je vais finir par t’avoir »… Du coup, je suis toujours célibataire euh… ça, c’est une autre histoire… mais enfin, conséquence, le matou vient me visiter moins souvent et risque davantage de passer l’hiver dehors. Mais chaque matin, j’ai une décision de taille à prendre. Est-ce que je laisse la bouffe sur le balcon? Si le matou ne vient pas, les oiseaux vont venir saloper mon balcon et là, c’est la vieille d’en bas qui risque de finir par me reprocher mes saloperies. Cette dame n’aime pas les chats et elle n’aime pas non plus la voisine qui aime les chats. Et moi je n’aime pas qu’on me traite de salope. Ayayaye! Le plus souvent, j’achète la paix et je me dis que le chat mangera bien… ce soir.

Je pars pour le travail. En conduisant, ça me pique dans le nez. Pas de Kleenex, les mains sur le volant et la manette d’embrayage, trafic oblige… Alors, avec mon regard de lynx, je fais un tour de reconnaissance à 360 degrés pour m’assurer que personne ne me voit et là, ben je me gratte… Ouaissss !!! Encore une fois, mes extases matinales atteignent un sommet inavoué. Pis oui, chose, je me précipite au prochain Tim Horton, j’accoure dans les toilettes à la vitesse de la lumière pour aller me laver UN DOIGT !!! Si ça peut vous rassurer de penser ça, moi j’en ai rien à cirer. Je suis responsable de ce que j’écris, mais pas de l’imaginaire du lecteur qui a bien du temps à perdre, s’il est encore en train de lire cet article poche.

Bref, je pense que j’ai finalement atteint mon objectif d’article poche. En ce jour du 11 novembre, j’ai rendu hommage aux blogues morts, des auteurs inconnus, et sur lesquels il ne se passe jamais rien.
Maintenant, ôtez vos bérets et commencez à prier en récitant la litanie des choses poches qui vous sont arrivées …

C’est poche quand…

 Tu fais tellement d’insomnie que tu t’entends ronfler;

 Tu te lèves le matin pis que t’as pu de lait, tiens tu te dis que vas manger des toasts, mais finalement t’as  pu de beurre;

 Tu manges au McDo devant un bonhomme qui parle tout seul, mais qui a l’air mieux que toi dans sa peau;

 Tu te fais rejeter par un itinérant toxicomane qui n’a pas de problème de santé mentale;

 Un gars t’invite à ramasser des fraises pour ta première date;

 Tu reçois du savon pis du papier de toilette en cadeau de ton chum qui vient de finir de payer son super condo de luxe 3 étoiles;

C’est poche quand…

À vous de continuer. J’ai fait ma part.




6 commentaires:

S.J. Nadeau a dit…

c'est poche quand.
* Au restaurant, tu lit un article sur l'insalubrité d'un restaurant où tu mange présentement.

* À ta première journée d'école, dans les dernières minutes de ton premier cours, tu réalise que tu es dans le mauvais cours.

* À ta première journée d'école, tu dois expliquer la raison de ton retard à un enseignant.

* Tu saigne du nez...sur ta photo de classe de 6e année du primaire.

* Tu oublie le papier sur lequel tu avais noté la combine d'un cadenas, à l'intérieur d'un casier verrouillé par ledit cadenas.

* Tu manque ton autobus, paye un taxi pour te rendre devant l'école....fermée pour cause de congé pédagogique.

C'est poche quand tu écrit une liste de chose poche et que ce n'est pas de la fiction...

Pierre H.Charron a dit…

C'est poche ...

* Quand tu es sur le trône dans une toilette publique et qu'il ne te reste pour terminer l'exercice, que le circulaire de Future Shop qui traîne sur le plancher dans une légère marre liquide.

* Si la dernière relation sexuelle que tu as eu était entre deux périodes de hockey d'un match CAnadiens-Nordiques

* Si tu crois encore qu'au prochain Référendum, il y aura encore une bande de Zouaves de Vancouver qui viendront ici dans nos rues toute dépenses payés te dire qu'il t'aime gros comme le ciel.

* Quand tu vas au magasin à 1$ pour acheter des tubes pour rouler tes cennes noires pis que vu qu'il te manque trente sous pour acheter le kit, il faut que tu sortes un bill de 50$ pour payer pis que la caissière te donne le change en poignée de huards.

Amusant ton billet ! et j'aime ton sarcasme !!!

Travailleuse sociale a dit…

Et c'est vraiment moins poche quand on est plus seul à vivre des affaires poches !!! Merci pour vos commentaires.

Bonne semaine ! :o)

Patrick Duval a dit…

Moi, je crois que tu as raté ton objectif.

Ce billet était loin d'être poche! Un peu de concentration la prochaine fois, s'il-vous-plaît!

;)

Travailleuse sociale a dit…

Euh, Ok je vais me forcer pour devenir poche ? Hein? C'est quasiment mêlant...

Encore plus mêlant et poche, j'ai reçu une tomate verte dans ma porte patio... verte! mais c'est qui qui lance une tomate verte ! même pas une rouge, qui aurait fait vraiment du dégât, une tomate verte, l'automne !

Luc Pierre (dit le salaud) a dit…

J'adore la satire, donc, excellent billet! T'as réussi à me faire lire une ligne sur trois dès que t'as décidé d'écrire des platitudes: mission accomplie! :)

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