Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


Vous êtes invités à échanger vos commentaires.


Alors bonne lecture !

Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

dimanche 30 octobre 2011

1 2 3 chat chat chat...



Je sais j'avais parlé de couleur, de bateaux au crépuscule... ça s'en vient. Me manque plus que l'explication autour de l'histoire des bateaux. En attendant, me semble que c'est pas pire non ?

dimanche 23 octobre 2011

Ta da dam !!! Voici le dessin de plage du sud graphite final !!!

Avec la retouche du tronc et des vagues...


Mais bien honnêtement, je dois vous avouer une chose avec ce dessin. Dès le départ, il ne m'attirait pas beaucoup. J'avais non seulement des doutes de pouvoir le réaliser mais je ne l'aimais pas. C'est pourquoi je suis assez contente du résultat mais le processus n'a pas été si intéressant que ça. J'aime la mer mais quand je vais dans le sud, ça me prend pas 24 heures pour me demander ce que je suis venue faire dans ce trou perdu. Que j'ai bien plus de fun à regarder la télé. Et non, j'ai pas honte de ce que je dis.

Mais ce dessin, pour y revenir un peu puisque c'est quand même le sujet de ce billet, c'était un peu comme une constipation de trois semaines et que tu te dis C'est aujourd'hui le grand jour ! Faut que ça sorte ! Et tu y vas de petit en petit jusqu'à libération. Sans farce, je l'ai fait parce que soi-disant il fallait. J'ai appris que peut-être il faut tout de même que je parte d'un dessin que j'aime, que j'ai le goût de réaliser. Et puis après tout, qui a édicté la règle du graphite pour commencer à dessiner ? Existe-t-il un Hitler du dessin ? Non, pire que ça, je suis mon propre Hitler, à m'imposer des règles que personne d'autre ne me soumets. Alors voilà, vu que je suis seule dans cette nouvelle expérience, je vais bien faire ce que je veux faire. Je vais sortir mes crayons de couleur. Et si c'est pas beau, c'est pas grave. Je vais tout de même avoir essayé !

Brel le disait : L'échec vaut mieux que de ne rien faire.

Et demandez moi pas qui est Brel !!!

Prochain dessin, bateaux à la lumière du crépuscule.

Tourlou !

TS

vendredi 21 octobre 2011

jeudi 20 octobre 2011

On continue dans le graphite ...

Pour l'instant, je suis assez contente de dessiner seule. Je trouve que ce sont des moments de pure relaxation et un défi constant lancé à soi-même. Contrairement aux différents cours d'arts donnés par des madames expérimentées, il n'y a personne pour passer en arrière de moi, donner deux, trois petits coups de crayons sur mon dessin et dire "Voilà !". Après 3 ou 4 retouches de ce genre, je ne peux jamais m'empêcher de penser que c'est bien beau, mais c'est pas vraiment moi qui l'a fait celui-là ! Ça ne ressemble pas à moi, avec mes mini-imperfections...

Alors voilà, pour le moment, j'aime être seule. Même que si j'osais le dire, je crois que je dors mieux depuis deux semaines, peut-être parce qu'en dessinant, je  décroche complètement. Mais bon, faut quand même pas devenir positive à l'extrême !

Je continue donc dans l'esprit qu'il est bien d'apprendre à commencer à dessiner avec le crayon graphite et voilà la deuxième image suggérée par la peintre du blogue dont je vous ai parlé précédemment. Là, allez pas trop vite, descendez pas tout de suite dans mon dessin.



Déjà là, je me dis "Wow" pas certaine pan toute du résultat moi là. Mais je laisse de côté mes résistances et me dit : Il faut ce qu'il faut quand on est ce qu'on est. Ce qui n'a d'ailleurs aucun sens. Alors je me mets à crayonner, à effacer, je rage sur les vagues sur le bord, je crayonne les nuages en essayant que ça n'ait pas l'air de la chevelure de Marge Simpsons et voilà donc le résultat :



Si je rapproche les deux images, je peux presque jouer au jeu des 7 erreurs...

1. Oups, les feuilles du palmier tiennent dans le vide. Le tronc n'a pas été prolongé...

2. Y'a comme pas de vent dans mon dessin, j'ai aucune vague... mais j'en ai sur le bord... pardon ? sur le bord ? vous croyiez que c'était de l'herbe ? pfff... vous n'avez pas l'oeil très artistique, je crois. De plus, si vous pensiez vraiment que c'était de l'herbe sur le bord de la mer, je vous conseille fortement de changer d'agence de voyage.

3. Pensez même pas commencer à jouer à trouver des erreurs. C'est comme dire du mal de ma famille, y'a juste moi qui a le droit.

4. Du graphite, c'est salissant en maudit. Ma feuille mériterait un C - en arts plastique de deuxième année B.

5. Ben faudrait quand même que je relève quelques points forts.... Après plusieurs heures de vérifications, je peux dire que c'est quand même pas une catastrophe... sauf pour l'osti de nuage qui a vraiment l'air de la tête de Marge Simpsons... Mais bon, ça se peut. Y'en a ben qui ressemblent à des lapins.

6. Je suis tannée là. Je vais plutôt mettre mon énergie à finir mon tronc et retravailler mes vagues.

Tourlou, à bientôt pour la présentation du dessin final...

TS

lundi 17 octobre 2011

Le graphite : Les débuts

Un des premiers gestes que j'ai posé pour apprendre à dessiner est de faire une courte recherche internet. Ce que je voulais c'est trouver des images que je pouvais reproduire, intuitivement. D'où les premières esquisses que j'ai fait paraître (voir plus bas).

Je suis finalement tombée sur un site d'une peintre du nom de Laureanne. D'abord, elle conseille de commencer par le graphite afin d'apprendre à maîtriser les zones d'ombre et de lumière... Quoi ? Vous vous demandez c'est quoi le graphite ? et bien, je ne sais pas trop, dans ma compréhension c'est juste des crayons au plomb mais contrairement à l'école où on a que du 4 H ou du HB, là, il y a plusieurs forces de crayons, 1 H, 2 H, 3, 4, 5 H... ou encore le même principe avec le B... D'accord, je n'ai pas à me compliquer la vie avec le mélange de couleurs mais c'est loin d'être facile de savoir quelle nuance de gris je dois appliquer. Qu'à cela ne tienne, je me suis dit, Vas-y avec ton instinct.

Au graphite donc, j'ai commencé par son plus simple dessin, la cruche poquée, déjà mis sur mon site mais pour les besoins de votre compréhension ou encore pour le fait que le blogueur garde  plus facilement son attention lorsque la chose virtuelle  se trouve à deux pouces de ses yeux, la revoici :



Ça a l'air simple vue de même mais honnêtement, j'ai passé des heures à faire un trait de crayon, à passer un kleenex pour que ça fasse naturel, à passer l'efface parce que mon trait de crayon était soudainement trop foncé ou encore pour laisser des zones de lumière, je l'ai regardé le soir à la lumière de la lumière et le matin au réveil, à la lumière du jour... Je l'aimais cette cruche. En la dessinant, je la caressais de mon crayon. J'avais envie de la retrouver dans mon salon une fois que j'aurais ma vieille maison, dans un champ où il n'y aurait pas de Walmart ni de voisins qui hurle sur leur balcon. Bref, j'avais le goût qu'elle prenne vie sous mes doigts. Je sais, je m'emballe. Je suis tout de même réaliste. Lorsque je regarde le dessin de cette peintre, et bien elle reproduit une photo mais par un dessin qui a des allures de photos... La troisième dimension semble apparaître miraculeusement sous ses doigts alors que moi, c'est plus difficile. Je finis par la voir cette dimension, parfois en plissant les yeux, parfois lorsque je ne regarde pas mon dessin depuis longtemps.

Mais le plus important à mes yeux, c'est que c'est moi qui ai reproduite cette cruche à force de temps et d'efforts et aussi, de beaucoup d'amour. Mon enfant peut-être laid à la face du monde mais moi je le trouve beau  son visage et ça, c'est ce qui compte le plus à mes yeux !!!


À bientôt,

TS 



samedi 15 octobre 2011

C't'une fois un gars...

J'avais trouvé une histoire chinoise sur un site internet qui parlait de l'art du dessin et du fait d'exceller dans cet art... Malheureusement, le site se met régulièrement à jour et mon dicton n'y est plus. Je vais toutefois tenter de vous expliquer l'essentiel de ce conte chinois.

C'est donc un vieux sage du village, appelons-le Armand Tremblay qui se promène sur le trottoir et qui rencontre Jules, un ami de longue date. Jules, lui montre, tout fier, son nouveau dessin.

" Regarde mon dessin. Y'é tu pas assez beau à ton goût ? Je viens de gagner le concours organisé par les Chevaliers de Colomb... Qu'essé t'en penses ?"

Armand regarde Jules mais ne répond pas.

" Ben là, diguidine. Je t'ai posé une question, tu le trouves tu beau ou tu le trouves pas beau mon dessin ?"

" Je le trouve beau. " répond Armand.

" Chu bon hein ?".

" Pas vraiment " poursuit Armand.

" Eille, c'est quoi ton problème ? Ta femme t'as pas fait à déjeuner à matin ? "

" Ton dessin est beau mais ça ne signifie pas que tu es bon. Ça signifie simplement que tu as répété et répété et essayé et répété plusieurs fois les mêmes gestes jusqu'à ce que tu réussisses à faire un beau dessin. "

" Ouin " fait Armand.

En tout cas, je me souviens plus s'il y avait vraiment autre chose après...

Enfin, ce conte chinois m'a rendu perplexe. D'un côté, ça encourage les gens qui comme moi n'ont pas beaucoup de talents,  à tenter de développer la maîtrise d'un art à force de le pratiquer. D'un autre côté, quand on le maîtrise, on est jamais bon ? Hum...

La morale de cette histoire ? ...parce que quand on parle de conte chinois, il y en a toujours une : La sagesse chinoise et moi, c'est du chinois. 

L'essentiel, c'est bien que je dessine non ? Et pour le résultat, on verra...

TS

jeudi 13 octobre 2011

Comment j'ai décidé de devenir Picasso

Je recherche un sens à ma vie dans une démarche non structurée. Je suis une poule sans tête. D'abord la couture ensuite l'écriture, la fabrication de bijoux, les cours d'émail sur cuivre et maintenant, le dessin. Je saute de l'un à l'autre comme une maîtresse incapable de s'engager. J'aime les émois des premiers moments, le premier regard sur la texture, la couleur, les ombres, la lumière, le projet à réaliser. Chaque nouvelle activité provoque un espoir d'un plaisir mille fois recherché, toujours trouvé mais jamais retenu ni transformé. J'aime réfléchir à une création comme ce vêtement que j'imagine porter dans les grandes occasions ou encore ce bijou alliant couleur à encolure. Toutefois, lorsque vient le temps de l'approfondissement, je ne me reconnais plus dans la chose. Je me cherche. Je ne retrouve plus la satisfaction du travail accompli, la sublimation de mon émotion dans la création. 

Mais qu'à cela ne tienne. Cette fois-ci, je sens que c'est la bonne. Je vais persister. Je vais dessiner. Je vais persister à dessiner.

Je m'imagine facilement la tête dans mes pensées à recréer les ombres, la lumière, saisir l'émotion du moment... De toutes façons, j'ai déjà la tête dans les nuages. Constamment, je réfléchis. À mon travail, à ma vie. Alors pourquoi ne pas saisir cette énergie angoissante et la transformer en plaisir relaxant. Ne plus penser qu'à des couleurs, à leur mélange, leur texture... m'enfuir une fois pour toutes dans un nouveau monde.

Alors ne manquez pas mes nouvelles histoires au pays du dessin.

Saurais-je persister ? Y trouver un sens ? Un nouveau départ ?

Pour le savoir, revenez me voir...

À venir : L'étape du graphite.

Bonne journée.

TS

lundi 10 octobre 2011

Propos dérangés d'une fille dont la chatte est en chaleur...

ou...  que serions-nous si nous étions des chats ?

Ce soir-là, Amélia tournait et se retournait dans son lit. L'appel de la nature était plus fort que sa volonté de dormir. Rien, elle n'y pouvait rien. Elle se releva donc, se rhabilla, pris son manteau de printemps et sortit rapidement de la maison. On la retrouve trente minutes plus tard, hurlant à la mort, coin Beaubien et Iberville...

" AU SECOURS!!!! hurle-t-elle. AU SECOURS AIDEZ-MOI !!!!!!!! "

Une voix inquiète se fît entendre de la fenêtre du troisième étage de l'immeuble situé à deux pas de là.

" Qu'avez-vous ? Dois-je appeler la police ? "

" NON !!!! J'AI BESOIN D'ÊTRE ENSEMENCÉE !!! ENSEMENSEZ-MOI QUELQU'UN !!!"

" T'aurais pas pu choisir un autre coin de rue ? "

" C'est le seul coin libre ce soir !!!! ENSEMENCEZ-MOI ! ENSEMENCEZ-MOI !!! ENSEMENCEZ-MOI !!! "

" Vas te coucher, ça va te passer. "

" J'ai essayé, ça marche pas ! Envoye-moi ton matou, après je vais être tranquille. "

" T'arrives trop tard, y'é castré mon matou. Pis de toute façon, il a fait assez de bébés orphelins comme ça. Y'était pas question qu'il continue à procréer des rejetons à droite et à gauche. En plus, après trois mois qu'est-ce qui se passe dis-moi hein  ? Tu vas encore les abandonner et ils vont être recrutés par les gangs de ruelle ? Débrouille-toi maudite irresponsable. Gratte-toi le minou avec autre chose qu'un matou. Ça fera moins de malheureux sur la terre. "

" J'y peux rien, c'est plus fort que moi ! J'ai envie d'être ensemencée !!!! Je vais crier, hurler, piétiner sur place en vous montrant mon cul, écoeurer tout ce qui bouge jusqu'à ce qu'un mec m'ensemence !!! N'importe lequel fera l'affaire ! "

Un itinérant passe par là....

" Ah shit ! Pas encore elle. Me semble bien que je me la suis faite pas plus tard que l'année dernière. C'est pas parce que je vis dans la rue que je suis obligée de me taper la même bouffe chaque année. Je réclame le droit au choix moi ! En plus elle, elle hurle, elle crit, faut lui mordre le cou pour qu'elle jouisse, elle gueule qu'elle y arrive pas, elle me fout la honte devant toute la rue celle-là.Pis pas le goût de me battre moi là à soir. "

" Eille le crotté, tu vois pas que je souffre ! Pourrais-tu s'il te plaît te dépêcher pour m'ensemencer ??? !! "

" Scuse, pas envie ce soir. "

" C'est pas une question d'envie le malade. C'est une question de besoins naturels à combler. Fa que, sors ton boyau pis rentre-le dans le tuyau. C'est pas ben compliqué me semble. "

" Je me doute ben que je vais faire tout ça pis après tu vas me dire que je suis pas ton genre. Que ça peut pas marcher entre nous. Que tu vas te débrouiller toute seule. "

" Qu'est-ce que tu veux, ça fait des années que j'attends George Clooney mais ça a l'air que mon odeur l'attire pas, y'é jamais passé sur mon coin les soirs d'ensemencement. "

Pour avoir la paix, l'itinérant se laisse exploiter.

" C'est ça, c'est ça, fait Amélia. Grimpe sur moi. Mords moi dans le cou, comme ça, comme ça... Ayoye sans dessin, attention à mes boucles d'oreilles... "

" À part de ça, comment ça t'as des grosses tétines de même ? "

" Qu'est-ce que tu veux, la dernière vague a rejeté mes derniers flots pas plus tard qu'il y a deux mois et demi ... "

" C'est beau, tourne toi de bord, on va laisser faire les tétines. C'est tellement pas excitant... "

" Parce que tu te penses beau je suppose ? "

Un passant passe par là.

" Maudits cochons vous pourriez pas aller faire ça dans un coin noir ? "

" Ah ! suffit pour ce soir ! crie Amélia. Y'a trop de monde autour, ça me déconcentre un ti-peu disons. "

" C'est ça, lui crie la femme planquée dans son appart. Fais de l'air ! "

" C'est beau, de toute façon, faut que je me lève tôt pour travailler demain. Fa que ... à demain soir pour une autre tentative d'ensemencement !!! "

" TA GUEULE !!! "



TS
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