Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

dimanche 5 septembre 2010

Thérapie (1)

TS - Bonjour Docteur, je suis si fatiguée. J'espère que vous pourrez m'aider.

Docteur - Commencez déjà par vous asseoir. Respirez. Voilà, c'est ça. Essayez de vous calmer. Maintenant, expliquez-moi ce qui ne va pas.

TS - J'ai un problème. Un problème d'engagement.

Docteur - Ah ! Ce n'est que ça. Vous êtes avec ce nouveau conjoint depuis quand ? 6 mois ? Vous êtes dans la période où vous devez passer à une autre étape et vous n'y arrivez pas ?

TS- Mais vous n'y êtes pas du tout. Je vous parle d'engagement envers mon blogue. De la difficulté que j'ai à soutenir le rythme depuis mon retour au travail. Je me sens envahie par d'autres préoccupations que celle de mon blogue et je n'arrive plus à trouver des sujets de billets. Je ne sais plus trop quoi faire. Allez-vous pouvoir m'aider ?

Docteur - Ok. Commençons déjà par comprendre ce qui vous arrive. Vous écrivez depuis plus d'un an. Y a-t-il quelque chose qui a changé dernièrement qui peut influencer votre désir d'écrire ?

TS - Bonne question. Et bien, j'ai changé ma nourriture, j'ai coupé le blé et les produits laitiers et ma digestion est bien meilleure. Mon sommeil aussi d'ailleurs. Et oh oui ! J'ai recommencé à m'entraîner vraiment régulièrement. Ça peut sembler fou, mais je m'aperçois que pour écrire, je dois être près de mon coeur. Mais le fait d'entraîner mon corps m'éloigne de mon émotivité. Et je ne retrouve plus ce besoin de sublimer mes états d'âme dans l'écriture.

Docteur - Peut-être en faites vous trop ? Trop d'entraînement. Trop de changements.

TS - Possible. Mais j'ai tout de même perdu 7 livres depuis le début de l'été. Ça m'encourage à continuer. Je n'y croyais plus. Et je n'ai vraiment pas envie de retourner en arrière. Surtout que je me sens beaucoup mieux en général.

Docteur - Alors dites-moi, pour écrire, comment trouvez-vous vos idées ?

TS - Euh... J'imagine que c'est un mélange entre des éléments de mon quotidien ou encore un événement télévisuel, tout cela mélangé à une certaine folie et un cynisme qui font partie de ma personnalité.

Docteur - Et lorsque vous écrivez, avez-vous des attentes précises ?

TS - Bien sûr. J'espère toujours intéressé quelqu'un. Être intéressante. Surprendre parfois.

Docteur - Là vous me parlez de résultats. Mais le plaisir d'écrire. Le simple plaisir, est-il présent ?

TS - Vous avez raison. On en revient toujours à ça. Apprendre à vivre le moment présent sans trop regarder en avant. C'est vrai que j'accorde beaucoup d'importance aux résultats. Le nombre de visiteurs, les commentaires. Et je finis par perdre de vue l'essentiel. Mais... comment tout cela peut-il me donner de nouvelles idées ?

Docteur - Si vous avez le goût d'écrire, faites-le. Sans retenu. Ne pensez pas aux lecteurs. Pensez au moment présent. Ne cherchez pas trop loin. Si je vous demande, là, maintenant, à qui pensez-vous. À qui aimeriez-vous écrire ?

TS - Comme ça là ? Attendez...

Docteur - Non, ne réfléchissez pas. Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit, maintenant ?

TS - Bien. Ma mère. Écrire à ma mère, décédée d'un cancer il y a presque deux ans.

Docteur - Alors lancez-vous ! Ne pensez plus. Vous verrez bien où cela pourra vous mener. Peut-être même irez vous dans des recoins insoupçonnés de votre imaginaire.

TS - Bon, d'accord. Je vous fais confiance. Alors mon prochain billet de blogue s'intitulera

                     " Lettre à ma mère morte "

Docteur - Bravo ! Et n'oubliez pas de revenir me voir. Je veux savoir comment vous avez vécu cette nouvelle expérience.

TS- À bientôt Docteur.

5 commentaires:

ClaudeL a dit…

Très original.
On souffre pas mal de la même maladie.
Et prenez le temps de souffler, de laisser venir. Donnez-vous du temps. Pas obligée d'écrire tous les jours.

Fumoffu a dit…

Suis d'accord...mais à moitié. Parce que pour l'écriture d'un roman (nombre d'écrivains le disent) il faut vraiment écrire tous les jours. C'est important...
Par contre, pour ce qui est du blog, c'est quand t'as quelque chose à dire...pas obligé d'être tous les jours.

Travailleuse sociale a dit…

Vous avez là deux avis fort intéressants. Pour ma part, je fais ce blogue pour m'obliger à écrire. Je trouve que cette façon de faire m'a beaucoup appris depuis un an. Mon écriture a changé. Je trouve plus facilement des idées. J'arrive parfois à être plus drôle. Ou encore mes phrases sont moins longues. J'utilise aussi des dialogues pour expliquer des choses alors qu'au début, il n'y avait que de la narration. Enfin, c'est pas très structuré tout ça. J'avance à tâtons. Mais j'aime mon expérience.

Pierre H.Charron a dit…

Que ta cadence accèlère ou ralentisse importe peu, je viendrai te lire à chaque fois. Et j'en profite pour te dire que ton écriture me fait souvent sourire. Tu as un humour hors du commun. Et oui, tu surprends parfois et j'aime ça.
Laisse l'écriture te guider, ne la conduis pas.
Voilà :)

Travailleuse sociale a dit…

Qu'ils sont beaux et inspirants tes mots, Pierre. Merci beaucoup.

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