Bienvenue sur mon blogue de lecture virtuelle !

Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

mercredi 21 avril 2010

Nouveau voisin

Wow ! Nouveau voisin vient d’emménager dans mon bloc. Nouveau voisin est vraiment beau. Beaux yeux, belle bouche, encore des cheveux (c'est pas rien quand même!). J'en suis toute énervée. Je dois faire quelque chose pour attirer l'attention de nouveau voisin, mais c'est pas facile. Les atouts de fille sexy de 20 ans sont très loin. J'ai pas d’argent et c'est très dur avec l'âge d’attirer un homme. Je tourne en rond dans l'appartement. Et si nouveau voisin rit de moi. S'il me trouve ridicule de courir après un si beau garçon. Je dois donc faire attention pour courir après voisin sans que rien paraisse. Ayoye ! vie pas facile des fois. Je décide de tout faire pour croiser beau voisin le plus souvent possible dans le corridor de l'immeuble.

8h15 : Je sors pour aller travailler. Voisin n'est pas là mais il devrait finir par sortir aussi pour aller travailler. Je sors donc jusqu'à mon char et fais semblant d'avoir oublié quelque chose. Je retourne dans l'appartement.

8h25 : Je reviens avec mes gants, je retourne à mon char.

8h30 : Oups ! j'ai encore oublié quelque chose. Je reviens avec mon foulard. Voyons y vas-tu finir par sortir !

8h40 : Je rejoue mon scénario et reviens avec une tuque sur la tête… merde, je vais être en retard.

Échec de manège pour rencontrer nouveau voisin. Referai manège au retour de travail.

J'essaye de me raisonner. « Ben voyons », je me dis, « on dirait que t'as jamais vu d’homme de ta vie. Pourquoi capoter sur un homme parmi tant d’autres ? Un de perdu, dix de retrouver », j’essaye de me consoler. « Ben ouin », je me dis, « ça va tellement ben tes affaires, tu peux te permettre de cracher sur nouveau voisin ! » Et si pour une fois ça marchait. Et si, et si… Merde ! Je réalise que je devrai peut-être me montrer tout nue. Mes atouts poitrinaires ne sont quand même plus comme dans mon jeune temps.

Connaissez-vous le test pour savoir si votre poitrine est encore ferme ? Mettez un crayon sous vos seins, si le crayon tombe pas, considérez que avez perdu la partie. Moi, ça fait longtemps que j'ai coulé l'examen. Le crayon tient très bien. Je peux même faire tenir l'efface avec la brocheuse. Toute l’étui tient magnifiquement bien… Bon, je suis même plus capable de me concentrer sur mon travail à cause de nouveau voisin. Je m’imagine déjà à l’église, avec une grande robe blanche. Wow, je vais inviter amies, chat, famille, collègues. Je pourrai peut être vivre dans une maison avec jardin, arbre à fruits pour faire confitures, ti-oiseaux pour mettre dans confitures à chat…

Résolution soudaine : Faut que j’aille courir pour devenir plus belle. Mes seins vont peut être pas remonter mais mes cuisses devraient arrêter de descendre.

Plus tard, le retour à la maison :

17h00 : Je parque l'auto dans le parking.

17h05 : Je fais semblant d'oublier quelque chose dans l'auto.

17h10 : Je reviens avec gants, foulard et tuque sur la tête. (fais ben chaud pour un mois d’avril ! )

Je vois toujours pas voisin. Je suis triste. Plus triste que normale. « La vie sert à rien pan toute. Je vais rester toute seule toute ma vie. La vie sert pas à grand-chose. Je suis pas capable d'attirer personne dans ma vie. Je suis pas capable de bâtir une vie avec quelqu’un. » Auto-apitoiement soudain très très fort. J’hais ça quand je me sens de même. Je pourrais gagner le million à la loto, je me plaindrais qu'il faut aller chercher l'argent au centre ville, avec pollution, smog, bruit, squeegee… Pourquoi donc je me sens de même ? Qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour avoir le moral dans une bottine aujourd’hui ? « Je suis rien. J'aii rien. Je sers à rien. Me reste juste à aller me coucher tout nue dans pelouse et me laisser mourir. C’est pas grave. Occupez-vous pas de moi. Je suis grosse, laide et vieille. »

17h15 : Je retourne déprimée dans  lamaison pour faire à souper.

17h20 : Je m’en va manger souper commensal congelé dans le salon.

Je mange Couscous Commensal congelé devant reprise de tv plate avec mon moral à plat en regardant Chat qui pétrit le divan comme si sa vie en dépendait. Pendant que je me demande si j'ai atteint summum de platitude de vie ou si platitude peut encore grimper plus haut, je vois possibilité d'amélioration de vie passer sur trottoir. Wow ! Nouveau voisin. Ouh ! Vie devient excitante tout d’un coup ! Radar hormonal allumé ! Ressens craving de sexe après privation trop grande ! « Je peux pas manquer mon coup ! Je dois faire quelque chose ! vite ! vite ! Si je fais rien, je vais rester toute ma vie seule avec Chat qui pétrit le divan, vite, arrête de penser faut que ta vie progresse dans le sens positif

Alors, espérant que couscous dans les dents parait pas trop, je sors naturellement la tête à travers le châssis et dis :

- « Allo voisin, fais beau hein » ? (mais je pense : Qu’est-ce que tu manges pour être beau de même) ?

Voisin me répond avec air hébété : « Ouais, fais beau mais fais un peu frette ». (je pense : ouin, c’est dur de faire pire comme conversation).

Moi : - « Je suis d’accord, mais on s’en va du bon bord »… (ben non finalement, c'est encore possible de faire pire…) Wow, avec conversation d'aussi haute voltige, je suis pas à la veille de faire atterrir voisin dans mon lit.

Comme  les atouts de femme de 45 ans sont vraiment limités, les situations avec beaux garçons memettent vraiment beaucoup de pression sur la qualité de discussion et puis, dans ce temps là, je trouve toujours que j'ai vraiment rien à dire, juste des imbécillités qui sortent. Bon, je me dis, tant qu’à être partie, autant aller jusqu’au bout. Au moins situation sera claire et je perdrai pas mon temps longtemps si nouveau voisin n'est pas intéressé. Je pourrai retourner vivre ma vie devant Commensal congelé, tv plate et chat qui pétrit le divan.

- « Aimerais-tu ça avoir de l'aide pour peinturer ton appartement voisin ? » (Shit, trop engageant. Je viens de manquer mon coup. Vie ratée. Ça serait peut-être mieux si je retournais chez moi à déprimer plutôt que faire des offres niaiseuses de même).

- « Ça serait très gentil de votre part. Surtout que j'ai beaucoup de travail et que ma vieille maman qui vit avec moi n'est pas capable de peinturer. Si vous pourriez aller aider ma blonde  pendant que je travaille, l'aide serait vraiment appréciée. » ( Ben voyons, je pense, crétin, pourquoi il répond positivement si y'a une blonde ? Nouveau voisin est taré ou quoi ? Je réalise que c'est encore pire. Nouveau voisin est peut-être même pas capable d’imaginer que je peux lui courir après ? Je suis pas si moche que ça… me semble. )

J'ai alors envie de répondre que je suis pas intéressée à peinturer (même si ça manque de logique mon affaire, ben moi je me comprends) et à aller manger de la tarte aux fraises avec crème glacée. Mais je réfléchis. Peut-être que son invitation veut dire que la situation entre nouveau voisin et blonde va pas fort fort. Je suis pas pour dire non, tout d’un coup que nouveau voisin casse avec blonde dans pas long et que y’aurait encore de l'espoir. Je dois aller jusqu’au bout. 

- « Pas de problème », que je lui réponds avec un sourire de chinois pas content.

Je vais donc me changer pour mettre des vêtements pour peinturer. Je pense alors à technique de tites-culottes par-dessus pantalons pour faire peur à nouveau voisin mais je veux pas rater ma chance si minime soit-elle, on sait jamais….

Je vais donc peinturer avec blonde pendant que vieille maman se plaint en se berçant. Ayoye, on dirait que nouveau voisin reste dans 20 pièces 1/2 sur trois étages. C'est long à peinturer ! Je veux en finir et m’active, mais je trouve que blonde travaille pas trop fort. Blonde m’explique qu'elle a mal dans le bras et qu'elle doit prendre des breaks de temps en temps. Mais elle apprécie beaucoup mon aide. (Ben oui, j’espère.) J'ai juste le goût de dire que je reste juste là avec l'espoir que blonde va rompre avec beau nouveau voisin pour profiter de la situation. Mais je veux pas lui faire de peine. J'ai appris dans la vie que c'est pas correct de faire de la peine à pire que soi. Je me tais donc parce que je possède quand même du savoir vivre.

Pendant que j'ai face de martyr avec le rouleau dans la main, blonde me dit que elle va au dépanneur chercher des cigarettes et elle me reste planter là avec vieille maman. Là je sais plus quoi faire.

Je vous laisse donc trois choix.

a) Je continue à peinturer au cas où blonde revient jamais du dépanneur...

b) Je sacre mon camp chez moi pour enfin manger de la tarte aux fraises avec crème glacée en essayant d’éviter nouveau voisin dans le corridor à vie.

c) Fin totalement inventée par lecteur, mais c’est la responsabilité de lecteur de raconter.

6 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

négocier avec vielle maman dans chaise bercante pour elle devenir invivable et forcer blonde pêtasse à crisser son camp. Toi donner en échange à mémé quelque chose qui relève de responsabilité de autres lecteurs ;)

Travailleuse sociale a dit…

Bonne idée. Allez autres lecteurs, quoi donnez à mémé en échange ? (sais pas pourquoi, mais sens que histoire va peut être finir icitte...)

Anonyme a dit…

Ah! Bon, je voulais savoir la vraie fin moi… Je suis une lectrice paresseuse et j’ai pas envie d’inventer la fin… Bon, ok, je me force. La blonde ne revient jamais du dépanneur, mais voisin est homosexuel finalement. Mais au moins, tu deviens super amie avec mamie qui elle-aussi a problème de tite-culottes versus bas de pyjamas!!!

ClaudeL a dit…

Je suis comme Anonyme, et pire, je n'ai aucun imagination. De toute façon, je n'aurais pas fais le quart de ce que vous avez fait pour attirer l'attention du voisin.
Alors c'est certain que je serais encore assise sur le sofa avec le chat et la tarte aux fraises!

ClaudeL a dit…

zut, pourquoi on en peut pas corriger: "aucune" imagination et "fait" le quart de...

Tout ça parce que, étant donné l'humour, j'ai relu votre billet parce qu'il me met de bonne humeur ce matin!

Travailleuse sociale a dit…

Merci ClaudeL pour vos commentaires. Ils me font plaisir en ce samedi matin.

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