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Pour tout vous dire, je suis une travailleuse sociale qui est devenue enseignante. J'aime écrire. Honnêtement, depuis ses tout débuts, je m'oblige par ce blogue, à écrire et ainsi me maintenir dans un processus de création. Je n'ai pas vraiment d'objectifs autres que d'écrire et de me divertir. J'espère aussi que vous saurez trouver un peu de plaisir à me lire.


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Les chiens ont des maîtres, les chats des esclaves...

samedi 3 juillet 2010

Encore la campagne...

Chapitre quatre (euh, c’est quoi au juste c’t’histoire de chapitre ?)

Un sourire désarmant si charmant

Tout débuta un mercredi. De toute façon, en vacances, je me sens toujours comme un mercredi parce que c’est normalement, la seule journée de la semaine où je me sens en forme. Le lundi, je suis fatiguée de ma fin de semaine et n’ai pu m’endormir tôt en raison du stress de début de semaine, le mardi, je récupère du lundi, le jeudi, le stress de la semaine de travail commence à tomber, entraînant avec lui tout ce qui me reste de mon énergie, et le vendredi, je vous dis pas le vendredi, j’ai tellement hâte à la fin de semaine… Et la fin de semaine me demanderez-vous ? Et bien, je récupère de ma difficile semaine. Alors, le mercredi, comme par enchantement, tout semble s’équilibrer.

Donc, un mercredi, ce devait forcément être un mercredi, vers deux heures, je me dirigeai vers le bureau d’information touristique du moins petit village. Sur la porte, étaient inscrites les lettres suivantes : F-E-R-M-É. Ne sachant trop ce que cela pouvait bien signifier, j’insistai en frappant vigoureusement à la porte. Alors, tel un cauchemar où l’on doit absolument vous ouvrir ET VITE ! parce que vous êtes poursuivie par des zombies, personne ne vint me répondre. Quelle sotte je faisais, comment avais-je pu penser qu’un mercredi après-midi, 14 heures, un bureau, quel qu’il soit, pouvait être ouvert ! S’il y a apparence de services équivalents à ceux de la ville dans les moins petits villages, il est ma fois bien rare de trouver l’heure à laquelle ils sont véritablement disponibles.

Je m’en fus, dépitée, en me disant que je réessaierais le lendemain, un mercredi, afin d’obtenir les précieuses informations touristiques qui pourraient enjoliver mon été dans cette région sauvage. Je m’en retournais vers mon automobile lorsque je le vis soudain, dans toute sa splendeur, qui me souriait.

« Bonjour ! »

Quoi bonjour ? pensais-je. Il me veut quoi celui là ? Il y a un asile dans le coin ? Il s’en est échappé ? Bonjour, bonjour… Un obsédé sexuel qui se fout pas mal de l’âge de sa victime ? Le salaud, s’attaquer de la sorte à une vieille. Mon sang ne fît qu’un tour. Je vais lui montrer de quel bois je me chauffe à cet idiot.

Un signe de dédain sur mes lèvres, le sourire cynique, le nez en l’air, je lui répondis avec mes yeux froids comme mon frigidaire, ayant l’air de dire « Tu veux ma photo ? » et je passai mon chemin très très vite. Je voulais bien me défendre contre son impertinence, mais il était tout de même foutrement bien baraqué cet homme, alors nul besoin de prendre quelle que chance que ce soit de me faire physiquement agresser.

Je m’en retournai au chalet et oubliai cette journée si décevante.

Le lendemain, je revins sur place, mercredi 14 heures. Toujours fermé ce bureau. Mais heureusement, le beau jeune « agresseur au bonjour » au sourire enjôleur ne s’y trouvait plus. Il avait du comprendre la leçon. Je m’en fus donc à l’épicerie pour passer le reste de ma journée lorsqu’un autre magnifique jeune homme, me sourit de plus belle. Cette fois, mon cœur s’emballa. Il y avait si longtemps que de tels biceps, si parfaits, si symétriques, ne m’avaient sourit. J’en étais toute secouée, je n’arrivais soudain plus à réfléchir ni même à me défendre. L’air totalement idiot, je lui retournai son sourire en répondant le plus naturellement du monde à sa question. « Oui, oui, c’est mon auto, je me déplace immédiatement pour que vous puissiez mettre vos provisions dans votre sensuel pick-up noir. »

Wow ! Pour une fois que je faisais face à autre chose qu’un ti-vieux avec un casque de tricycle sur la tête entrain d’acheter des couches au Jean-Coutu ! Cela me remuait grandement en même temps que j’en étais flattée. Je retournai au chalet pour me reposer et mettre mes idées en ordre.

Mais qu’avaient-ils tous ces habitants ? Une épidémie de folie courait-elle sans que j’en sois informée ? Il faut vous avouer que je ne m’intéresse pas beaucoup aux nouvelles depuis le début de ces vacances. Mon sex-appeal était-il remonté à la surface sans que je m’en aperçoive ? Mais ils étaient si jeunes et si beaux et moi j’étais si, j’étais si, enfin, j’étais si moi ! Il m’était tout à fait impossible d’expliquer leur comportement, trop troublée que j’étais à calmer mon émoi. Et comme à l’habitude lorsqu’un événement vient me bousculer, je tentai de refouler ces émotions trop vives au tréfonds de mon âme. « Ils ne recherchent rien d’autre que la nouveauté, y’a pratiquement personne qui vit par ici. Un simple amusement, une banale histoire à raconter à la fin des vacances. Rien de rien. Ou encore pire, ils sont déprimés, totalement désespérés de vivre dans cet endroit si tranquille, sans activités, sans festival d’été…»

Mais malgré mes efforts, rien n’y fît. Je pouvais bien mettre de l’ordre dans mon cerveau, ça ne servait à rien puisque mon corps était sans dessus dessous. Avais-je manqué la chance de ma vie ? Cet homme pouvait-il être l’élu de mon cœur, le compagnon de ma route, l’amant de mes ardeurs ? Si seulement j’avais dit une chose intelligente. Je sais pas moi, habitez-vous dans la région ? Êtes-vous visiteur ou résident permanent ? Venez-vous ici pour affaires ? Bon, il aurait peut-être pu se croire aux douanes, mais au moins, nous aurions pu entamer une conversation et qui sait où cela aurait-il pu nous mener. Je l’ai laissé filer et je m’en voulais. Il me fallait faire quelque chose pour découvrir le sens de ce sourire.

Dussé-je passer le reste de mes jours à l’épicerie, je me jurai que je le retrouverais. Dussé-je le torturer en caressant pendant des heures sa formidable poitrine, je trouverais bien le moyen de lui faire avouer pourquoi, ce mercredi-là, il m’avait si gentiment et si sexuellement sourit. Dussé-je lui faire très mal en gonflant de ma bouche ses parties intimes de plaisir jusqu’à qu’il crie grâce ! Dussé-je entourer sa taille de mes fortes cuisses, lui démontrant alors à quoi ça sert des cuisses qui sont obligées de monter des maudites côtes à vélo pour se rendre au chalet ! Et j’imaginais des nuits entières de délicieuses tortures lorsque je tentai de me résonner.

Bon, calme tes hormones ma vieille. Pour l’instant, y’a personne icitte à part un chat pis toi. Le dernier recensement local avait évalué la population à deux personnes, la propriétaire et son mari, et la population saisonnière grimpait quant à elle, à trois, avec moi. On pouvait également compter deux castors, une marmotte et ses deux petits (sont tellement cutes !), un ours imaginaire, quelques chevaux et deux lamas. Pas de quoi satisfaire des envies de plaisirs sensuels au milieu des bois. Calme-toi, calme-toi, concentre-toi sur les castors, non, pas sur leur grosse queue, mais sur leurs dents, leur travail minutieux…

Mes efforts furent vains, il me fallait entreprendre ma quête pour retrouver cette bête qui provoquait mon rut et découvrir la vérité sur ce sourire. Je repartis donc de plus belle, le surlendemain, mercredi, pour le retrouver.

La première personne que je rencontrai, fut une femme d’un certain âge, qui me dit « bonjour », avec un sourire éclatant. Et je compris. Je faisais face à un défi de taille m’obligeant vraisemblablement à m’adapter à ce nouvel environnement. Et oui, il me faudrait m’habituer au fait qu’ici, et bien ici, les gens se saluent et sourient.

2 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

Bon matin ! ...avec un sourire :)

Travailleuse sociale a dit…

Et moi je vous souris du fond des bois... avec la bouche fermée pour pas que les mouches rentrent...

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